jeudi, 08 mai 2008
« Je suis Guillot , berger de ce troupeau » - La Fontaine -
A Gobineau,
rallié au despote liberticide que fut Louis-Badinguet-Bonaparte-Napoléon III qui lui vantait, outre son racialisme qui se voulait scientifique, son ralliement à l'Empire-Badinguet,
Tocqueville répond : « Non, je ne croirai point que cette espèce humaine qui est à la tête de la création visible soit devenue ce troupeau abâtardi que vous nous dites et qu'il n'y ait plus qu'à la livrer sans avenir et sans ressource à un petit nombre de bergers qui, après tout, ne sont pas meilleurs animaux que nous et souvent en sont de pires"…
Relisons notre ami La Fontaine et parlons donc de nos bergers; restons Français, que diable! Au diable les Führer, Duce, Con-ducator, Caudillo et autres.
Relisons donc la fable de notre ami Guillot, Berger de ce troupeau :

LE BERGER ET SON TROUPEAU
Quoi ? toujours il me manquera
Quelqu'un de ce peuple imbécile !
Toujours le Loup m'en gobera !
J'aurai beau les compter : ils étaient plus de mille,
Et m'ont laissé ravir notre pauvre Robin ;
Robin mouton qui par la ville
Me suivait pour un peu de pain
Et qui m'aurait suivi jusques au bout du monde.
Hélas ! de ma musette il entendait le son ;
Il me sentait venir de cent pas à la ronde.
Ah le pauvre Robin mouton !
Quand Guillot eut fini cette oraison funèbre
Et rendu de Robin la mémoire célèbre.
Il harangua tout le troupeau,
Les chefs, la multitude, et jusqu'au moindre agneau,
Les conjurant de tenir ferme :
Cela seul suffirait pour écarter les Loups.
Foi de peuple d'honneur, ils lui promirent tous
De ne bouger non plus qu'un terme.
Nous voulons, dirent-ils, étouffer le glouton
Qui nous a pris Robin mouton.
Chacun en répond sur sa tête.
Guillot les crut, et leur fit fête.
Cependant, devant qu'il fût nuit,
Il arriva nouvel encombre,
Un Loup parut ; tout le troupeau s'enfuit :
Ce n'était pas un Loup, ce n'en était que l'ombre.
Haranguez de méchants soldats,
Ils promettront de faire rage ;
Mais au moindre danger adieu tout leur courage :
Votre exemple et vos cris ne les retiendront pas.
Rien à voir avec les temps qui courent…
A moins que ceci n’annonce à l’avance, sous une forme réciproque et inverse la situation qui lie notre vénérable guide. Je vous renvoie au texte de 20 minutes que je vous livre un peu plus loin.
Voyons cela : L’entourage de notre ami et président Bienaimé-Nicolas-Napoléon Sarkozy Ier crie au loup, lance des cris de pucelles -pucelles outragées de voir le loup, encore lui… -
Vierges et martyres, martyres d’être vierges.
V’la-t’y pas que nos « organes » de presse auraient fait violence à notre chef Bienaimé !
Vous direz qu’il faut faire appel à Denis Gautier
Vaseline pour lubrifier les relations sociales et professionnelles, mais est-ce que c’est bien suffisant ?
Benedictus Sixtine, peut-être pour un coup de goupillon…
mais vous allez nous le détruire !
Et pourtant j’avais prévenu : à être cul et chemise, y’en a toujours un qui se fait enfiler, à l’insu de son plein gré.
Alors lequel mon cher Lock Holmes ?
Car il faut bien avouer que pendant deux ans nos journaleux, tous sans exception, ont été dans une posture oblationnelle, le fion – ou la Fiona – en avant, prêts à recevoir le saint chrême. Ils mettaient toutes les semaines notre futur Grand Timonier à la une de leurs shitpeople magazines et shitfirstclassmagazines. Dans le très remarquable Worldnecessity-Chalet "The World", John-Maria Colombain se fendit( !) même d’un éditorial pour déconsidérer Bayrou afin que le choix fût clair, d’autant plus clair que Dame Ségolène …
Ségo & Sarko sont en bateau, Ségo tombe à l’eau, qu’est-ce qui reste ?
Justement le problème est là ! Vous n’êtes pas satisfaits des restes sémillants de notre ami Bienaimé.
Et je vous le dis… vous avez tort !
Chirac ne m’a pas déçu : je n’en attendais rien, le pire, peut-être…
Mais là je vous avais prévenus mes cocos que bientôt vous risquiez de faire comme la vieille qui gueulait : « Vive Denys Tyran de Syracuse »…
Vous n’avez pas suivi ; tant pis pour vous, vous n’avez qu’à revoir les chapitres précédents.
A+ mes cocos…
Ci joint ce qu’écrit le gratuit 20 minutes… :le président et les siens se fâchent. Décidément les médias…il faut reprendre les lois sur la presse de Charles X quant à ce qu’a – aurait dit Fromage de Hollande, c’est une fois encore totalement incompréhensible ; du Guy Mollet évoquant la torture !» …je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire »

… Chapeau l’artiste !...
pour chier dedans…le chapeau !
Lisons 20 Minutes : « Dernière charge en date, celle du parti majoritaire contre l’AFP. L'UMP a de nouveau accusé mercredi soir l'Agence France-Presse de «censure» pour n'avoir pas diffusé un de ses communiqués. Sous le titre «Deux poids, deux mesures», le parti présidentiel reproche à l’agence de presse de ne pas avoir repris un nouveau communiqué concernant la condamnation (en appel le 10 avril à Rennes) de Ségolène Royal dans un litige avec d'anciennes collaboratrices.
Dans un communiqué signé de ses trois porte-parole, l'UMP «regrette que, sous couvert d'une ligne éditoriale, l'AFP censure un parti politique dont l'action est reconnue dans la Constitution». Le parti affirme que ce nouvel épisode «pose la question de la situation de quasi-monopole de l'AFP, de sa soi-disant ligne éditoriale et de l'objectivité qui lui est demandée dans ses statuts».
«Putain 4 ans !»
Quelques heures auparavant, c’était le président de la République qui avait mis en cause plusieurs médias, lors d'une réception à huis clos des députés UMP à l'Elysée. Selon plusieurs participants, Nicolas Sarkozy a accusé «le Parisien», «l'Express» et l'AFP de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation Ségolène Royal. Il a aussi, selon plusieurs témoignages, reproché au «Journal du Dimanche» de ne pas avoir publié dans son édition papier un sondage plus positif que les autres sur sa récente intervention à la télévision. Il a encore visé «Marianne», dont la dernière Une titrait, sur une photo du président, «Putain 4 ans!».
«Cette attitude n'est pas digne, ni de la fonction que (M. Sarkozy) occupe ni du respect que l'on doit au pluralisme de la presse», a jugé François Hollande, numéro un PS. Le député PS Patrick Bloche a prôné un «renforcement» de la loi pour «garantir» la «liberté éditoriale» des médias.
Critiques au sein de l’UMP
Certains UMP se sont démarqués du dernier communiqué de leur parti contre l'AFP. Pour l'élu parisien Bernard Debré, «c'est une méthode inefficace, inamicale et inutile»: «Si on n'arrive pas à faire passer un communiqué, c'est qu'il n'est pas intéressant.» «Il y a une forme de déchaînement médiatique vis-à-vis de Sarkozy depuis plusieurs mois qui explique la nervosité à l'UMP», juge pour sa part Alain Gest, député UMP de la Somme.
Mercredi soir, l'UMP a réagi à une condamnation par les syndicats de l'AFP de «pressions exercées par le porte-parole Frédéric Lefebvre».
Celui-ci avait lancé la charge le 1er mai en déplorant, par lettre ouverte au PDG de l'Agence, Pierre Louette, le non-traitement d'un de ses communiqués contre Ségolène Royal. Le 2 mai, la Société des Journalistes de l'Agence avait vu dans la diffusion de cette lettre ouverte des «tentatives de pressions politiques».
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mercredi, 07 mai 2008
Caïn et Abel, Israël et Palestine.
2008 : soixantième anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, mais également de la Naqba qui, comme l’a souligné Edward Saïd, est le début de la tragédie historique que les Palestiniens vivent aujourd’hui encore, voire subissent de plus en plus violemment et injustement.
Et pourtant, il est quasi impossible de s’en sortir. Il faut dire que l’élection presque simultanée de Bush et Sharon constitua l’une de ces aberrations de la démocratie comme on en connut dans d’autres époques de sinistre mémoire. Lisez à ce propos : « Les Etats manqués » de Noam Chomsky,
particulièrement le chapitre « Israël-Palestine » et celui qui est consacré au « Messianisme démoniaque ». Chomsky montre, lui aussi, à sa façon, comment ceux que j’appelle les nouveaux Grands Inquisiteurs, déjà évoqués par Camus
dans son « Discours de Stockholm », inversent le Bien et le Mal qu’ils disent vouloir combattre. N'est-ce pas là, pour eux, le meilleur moyen de dissimuler qu’ils sont l’incarnation des forces du Mal, ou, le mal, tout simplement.
Regardez le bilan de huit années de bushisme, que de busheries, mais il voudrait encore bombarder l’Iran, pays qui contrairement à ce que dit notre propagande, est bien plus proche de nous en ce qui concerne les mentalités et le désir de démocratie, qu’on ne le pense…dès qu’il aura botté le cul à ces arriérés dont chaque discours de Bush renforce un pouvoir plus apparent que réel. (voyez « Persepolis » de Marjane Satrapi)

Mais il est content le Johnny Walker, à force de titiller l’Ours soviétique, il relance la course aux armements, et il a déjà réussi en partie : premier défilé militaire avec missiles sur la place Rouge les 8 mai, depuis 10 ans.
Car c’est cela que ni les Français ni les gouvernements européens ne comprennent : Bush veut avant tout relancer l’insécurité globale pour justifier :
- le surarmement des Etats-Unis (50%) de l’ensemble de tous les budgets militaires de la planète, et aussi, ceci devant justifier cela, la reprise de la course aux armements et le surarmement généralisé, d’où tous ces programmes que nous nous apprêtons à suivre…Il y a de l'argent à gagner pour Carlyle, Halliburton et leurs comparses!
- exploiter à fond toutes les sources d’énergies, saloper l’ensemble de la planète pour le plus grand profit des grandes firmes !
Revenons à nos frères ennemis du Moyen-Orient et relisons un peu le livre de la Genèse, non sans préciser que ces peuples ne sont ni l’un ni l’autre les descendants de l’un ou de l’autre, même dans toutes les dérives interprétatives qui ont été véhiculées par la suite et dont Hugo prend sa part dans « La légende des Siècles » :
« Adam connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit: J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel. Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur. Au bout de quelque temps, Caïn fit à l'Éternel une offrande des fruits de la terre et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu.
Et l'Éternel dit à Caïn: Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu? (…)
Comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. L'Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère? Et Dieu dit: Qu'as-tu fait? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi… »
Texte intéressant et souvent cité par les commentateurs qui oublient deux des points les plus importants :
- Le Dieu de l’ancien testament est singulièrement violent et amateur de sang comme les idoles païennes et dédaigne les offrandes végétales de Caïn ; pour que les offrandes vaillent, il faut qu’elles relèvent du sacrifice « Faut qu’ça saigne ! » Car enfin quoi de plus joli que le jeune agneau ? L’agneau « pascal » qu’on va immoler…comme le Christ, dans la lecture sacrificielle du Nouveau testament, lecture insupportable comme le souligne René Girard. Y songez-vous : ce Dieu fâché contre l’humanité qu’il a créée, et qui, pour satisfaire à sa propre colère, a besoin de faire mettre à mort son fils…Passons !...


- Celui qui subit le premier la violence et l’injustice, c’est Caïn. Tous les psychanalystes, pédopsychiatres et autres le savent : la plus grande violence qu’un homme puisse faire subir à son enfant c’est de ne pas le reconnaître « je ne te reconnais pas, je ne te reconnais plus », et cette violence est telle qu’elle conduit à la mort de celui qui la subit et/ou qui la rend ; (Relisons « L’éloge de la Fuite de Laborit » revoyons son film « mon oncle d’Amérique » et, aussi, « A l’est d’Eden »).



Ceci pour dire, comme Itzhak Rabin, mis à mort par la violence sauvages des fascistes de son propre camp, chauffés à blanc par la droite « classique » qu’on ne fait la paix qu’avec son ennemi. Qu’elle survient au terme de meurtres et de combats fratricides mais aussi des discussions, de reconnaissance et de compromis.
Evidemment, lorsque le Hamas refuse de reconnaître l’existence d’Israël, il est tout aussi responsable, comme sont responsables ceux qui poursuivent les assassinats des militants avec lesquels il faut discuter, ceux qui détruisent pierre à pierre les infrastructures qui avaient été payées par des crédits européens, qui continuent l’installation de colonies de peuplement et lancent des représailles qui tuent à l’aveugle, y compris les enfants. Responsables également, et tout autant, tous ceux qui lancent des roquettes sur les villages du Sud Israëlien.
Alors il faut rendre hommage aux hommes qui tentent, malgré tout, de rendre possibles les conditions de la paix. Mais il faut entendre Jean Daniel expliquer combien tous les actes délibérés qui rendent la paix impossible lui sont une véritable douleur. Ils souffrent beaucoup aujourd’hui les combattants de la Paix, Israéliens (Barenboïm, par exemple, ou Elie Barnavi, qui fut ambassadeur à Paris), les négociateurs palestiniens qui veulent vraiment la paix.

Car la paix est possible, on en connaît même les conditions, seulement le pouvoir politique qui lance des leurres entend non pas faire la paix, ni ne pas faire la guerre, mais ne pas faire la paix.
Là est l’objectif, le seul, tout le reste n’a pour but – comme les propos de Bush – que de faire diversion…et pendant ce temps-là la busherie continue !

22:21 Publié dans Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israél, palestine, bush, sharon, rabin, grand inquisiteur, moyen-orient
samedi, 03 mai 2008
Un concept antinomique : l’Ancien Fasciste
Un concept antinomique…
Les journaleux de tout poil (de journaleux) l’ont dit et écrit dans les gazettes : les Italiens viennent de porter à la mairie de Rome et à la présidence du sénat deux anciens fascistes !
Le seul problème est que le concept d’ancien fasciste est antinomique : il n’existe pas plus d’ancien fasciste que d’ancien stalinien d’ancien nazi ou d’ancien con.
Dans ma vie comme dans ma « carrière » (si l’on peut dire) j’en ai connu de vrais cons, eh bien je peux vous confirmer ce que vous savez déjà : « Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con…. », comme le chantait l’ami Brassens…
Ou plutôt, le temps ne fait que renforcer les traits initiaux.
Je dois peut-être cela mes origines paysannes, à ma vie près des animaux…J’ai appris qu’ils ont «une âme » une manière d’être, une nature qui leur est propre, comme les gens. Chacun savait que c’étaient toujours les mêmes carabots qui avaient des chevaux qui tapaient : tel maître tel valet, tel paysan tel cheval. Celui-ci ne faisait, au fond, que se défendre face à un abruti.
Mais on savait que de tel animal on obtiendrait telle chose et non telle autre.
Aujourd’hui le pacte animal, entre le paysan et les animaux a été rompu ; ces derniers sont victimes de l’inhumanité de leur maître qui ne s’élève même plus, lui, au rang de l’animalité.
Revenons-en à nos fascistes…
La situation italienne est intéressante. On regardait avec envie la situation de la gauche qui, dans la péninsule, avait créé un grand parti démocrate. L’Italie avait connu un PC conduit par Berlinguer,
leader de grande classe alors que le PC français s’était choisi un Auguste bouffon, Georges Marchais,
dont Elkabbach était le clown Blanc.
Mais voilà, la classe politique italienne avec ses alliances Vatican-Mafia-brigades rouges-fascistes-parti socialiste-démocratie chrétienne…choisit la mort d’Aldo Moro
et refusa le compromis historique.
Romano Prodi était honnête, il a donc été renvoyé « grâce à » le défection de deux anciens démocrates chrétiens…
Ceux-ci n’hésitent jamais à faire la courte échelle aux fascistes dans l’Italie de Mussolini comme dans le Chili de
Pine-Hochet.
Et, par conséquent, l’extrême gauche a refusé de voter pour l’ancien maire de Rome. Pas question de voter pour un ancien communiste devenu « démocrate », Pouah !
Et ces messieurs-dames font élire la clique de Berlusconi et de ses comparses, à l’Assemblée, au Sénat, à Rome…
En France Besancenot et Arlette ont fait élire Chirac contre Jospin.
Certes l’ancien ( ?) trostskyste (car il existe bien d’anciens trotskystes, le seul problème est d’en connaître la composition, combien d’ancien, combien de trotskyste, combien de réformiste…,) Jospin n’était pas vraiment charismatique…
Il n’a surtout pas compris, comme l’ancien maire de Rome, que les citoyens, même de gauche, estiment avoir droit à un minimum de sécurité. Il faudrait le comprendre ! Faute d’avoir tenu compte de cette légitime demande, il s’est trouvé, le Jospin, devant une dérive sécuritaire portée par les médias qui sont devenus les meilleurs relais de la fascisation de la société.
C’est eux qui ont fait l’élection de Bush et Sharon,
la montée de Le Pen et l’élection de Chirac, puis celle de Sakonicolas-Napoléon Ier qui, lui aussi, avait annoncé son programme !
Il faut oser ! Ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !
Aujourd’hui, dans la patrie des droits de l’homme, on arrête les gens au petit matin, puis en route vers le centre de rétention puis en route vers l’aéroport…les policiers touchent des smiles…
On attend les étrangers qui travaillent dans les entreprises pour les éjecter…
Les Hauts-Fonctionnaires (ces énarques nomenklaturistes qui bénéficient de tous les privilèges) décochent aux Noirs des insultes racistes…mais ils ne seront ni poursuivis, ni condamnés…
Comme sous l’occup, des gens de biens cachent ceux que la ..lice recherche…
Ces choses-là sont rudes, mais nous sommes si peu regardants sur la démocratie, sinon le pays aurait-il fait de tels choix depuis plus de 30 ans !?
Autre façon de dire que la France a les dirigeants qu’elle s’est choisie, c’est-à-dire qu’elle mérite ! Ajoutons qu’elle a su se débarrasser des hommes politiques qui avaient un sens aigu de l’éthique du politique, les Mendès (constamment insulté par les communistes, menacé par la droite), Barre (constamment attaqué par le sinistre Chirac, avant d’être insulté par une mouvance confessionnelle), Rocard, trahi par les siens !...
Tu l’as voulu, tu l’as eu…
On les a eus comme présidents, le Pompidou - maquignon médiocre au service de la grande banque - le Giscard - simplement médiocre - le Mitterrand - dont il y aurait tant à dire – le Chirac…puis le Sarkozy…
Le mec plus ultra.
Vous pensiez que je plaisantais quand je rappelais l’histoire de la vieille qui criait :
« Vive Denys, tyran de Syracuse… »
Ben Non ! Il peut même arriver aux gens comme Emmanuelli ou Mélenchon de regretter Chirac…C’est tout dire ! Rappelons-leur, cependant, que leur volonté d’alliance tout à gauche, pour si respectable qu’elle soit, ne tient pas. La gauche, toutes tendances confondues, n’est pas plus majoritaire en France qu’en Italie et n’oublions pas que notre ami Olivier, à qui Chirac doit envoyer des nougats tous les 21 avril, ne soutiendrait un gouvernement de gauche que comme la corde le pendu…
Mais 36 ?
Bonne question. N’oubliez pas mes cocos que les radicaux de l’alliance étaient, et sont toujours d’une gauche très modérée : « rose à l’extérieur, blanc à l’intérieur et toujours près de l’assiette au beurre), quant aux camarades du parti, ils ont immédiatement choisi « le soutien sans participation » belle litote au fort parfum de ce qui est une sorte de trahison (avant le pacte germano-soviétique, le fin du fin) ce qui empêcha Blum d’intervenir en Espagne même s’il l’avait voulu !
Et pourtant chacun sait désormais que c’est de là que tout est parti. C’était là qu’il fallait arrêter
Francisco Franco, Benito et Adolph !

Maintenant, ôtez votre chapeau : Silence, on coule !

01:28 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, chirac, mitterrand, franco, mussolini, hitler
mercredi, 30 avril 2008
Des nouvelles du conseiller Guaino

Notre Bienaimé Président Nicolas-Napoléon Sarkozy Ier est en Tunisie.
On comprend qu’il ne vienne pas pour heurter les sensibilités, mais il conviendrait qu’il ne tienne pas compte seulement de celles du pouvoir, mais également de celles de l’ensemble de la Nation, y compris celles de l’association démocratique des femmes, par exemple...
Il convient certes de ne pas prêter le flanc à un renforcement des activités des factions intégristes et antidémocratiques, mais réclamer, vraiment, un renforcement, ou la simple existence des droits démocratiques élémentaires soit garantie ne devrait desservir personne car le pouvoir actuel passera : « vanitas vanitatis… » !
FR3 montrait hier soir un reportage sur le lycée Pasteur de Tunis, qui formait des lycéens à une intégration possible de le cadre d’une scolarité dans les universités et grandes écoles françaises, interdit de fonctionnement parce que la femme du président avait ouvert sa propre structure, et parce que les directeurs du lycée Pasteur étaient des opposants au régime est tout simplement insupportable. Ces opposants ne sont pas des fanatiques intégristes, mais des démocrates, francophones et francophiles.
La France n’a rien à gagner à soutenir des autocrates antidémocrates, même si elle ne doit pas les attaquer de front pour les morigéner, de quel droit ?
Mais il existe une voie moyenne entre notre naturelle outrecuidance qui nous vaut tant de rancœurs, à vrai dire tout à fait justifiées, et les pratiques de la brosse à reluire, de la lèche, ou de l’oblation posturale.
Mais là où on atteint des sommets, c’est dans le discours.
J’avoue que depuis le temps que je n’avais pas eu le loisir d’entendre la prose d’Henri de Guaino, ça finissait par me manquer !
Quel tact, quelle finesse, rappelons-nous le discours sur l’homme africain…Pourquoi Nicolas Sarkozy Ier ne l’a t’il pas refourgué aux obsèques de Césaire ?
- Ah bon, on lui avait dit qu’il était toléré, mais qu’il ne devait pas l’ouvrir…
- Pareil devant le catafalque de Germaine Tillon ! 
- C’est-y pas injuste ? Henri II Guaino vous aurait mitonné un de ces petits trucs dont il a le secret !
Ne vient-il pas d’inspirer à notre bon Saint Nicolas-Napoléon Ier Bonaparte ce texte dont nos amis tunisiens n’ont pas fini d’apprécier toute la vraie valeur :
« Vous avez une main d'œuvre qui ne demande qu'à être formée, nous avons beaucoup d'intelligence et beaucoup de formation »…
Variante modernisée de la tête et les jambes, du pou et l’araignée, du Grand Mât et du Bâtiment dans Allons à Messine pêcher la sardine…
Les mauvaises langues rappelleront bien sûr cette petite anecdote : La maîtresse de Talleyrand
disant à celui-ci :
« et si vous me faisiez un enfant…il aurait ma beauté et votre intelligence... »
Et l’évêque d’Autun de répondre : « Oui, mais si c’était l’inverse... »
Les gens ne sont jamais contents !
14:54 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, sarkozy, ben ali, guaino, césaire, fr3, talleyrand
jeudi, 24 avril 2008
Bonsoir Biloute
Renouveler le message.
L’important c’est le style, c’est là que ça cloche, parce que évidemment pour le reste notre président Bienaimé est tout simplement merveilleux.
Le problème est évidemment celui des conseils des rois de la com, les dire-con.
Alors cette fois on change tout.

Après accord avec les rois de la brosse à reluire, ceux ci vont entamer la soirée par un joyeux : « Bonsoir Biloute », nul doute qu’ensuite tout ira très bien.
19:37 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarko, dircom, dircon, pujadas, poivre, d'arvor, plantu
mercredi, 23 avril 2008
La Bruyère VS Sarkozy
« Le peuple n'a guère d'esprit et les grands n’ont point d’âme. Faut-il opter? Je ne balance pas, je veux être peuple », écrivait le premier, en 1696, dans Les Caractères.
Le second préfère lui, non les « Grands », mais les puissants, les riches, les rois du fric et de l’apparence, de l’épate et de l’esbroufe. Les rois du CAC 40 ; il ne déteste pas non plus les amis de son prédécesseur qui leur avait recommandé : « Take the money and run » et ils ne s’en sont pas privés.
Fillon, lui, attend une feuille de route, car le chemin suivi depuis un an par le Grand Timonier n’est pas évident : une ligne forte, faire tout pour les riches et ponctionner au maximum sur tout le reste – médicaments, lunettes, allocations (mais pas question de les soumettre à un niveau de revenus), la carte famille nombreuse – bref, taxer les pauvres au maximum et aider les riches. Suppression des droits de succession, abaissement des tranches d’impôts les plus élevées, remboursement d’impôts. Tout ceci fait une politique claire.
Pour le reste, notre président Bienaimé Sarko Ier reprend la politique initiée par Jospin, réutilisée pas Tartarin,
celle du chien crevé au fil de l’eau : j’avance une idée, et puis si ça fait trop de vagues, je la retire (sauf quand il s’agit d’aider les paroissiens de Neuilly).
Alors, forcément on comprend que Fillon s’inquiète un peu de la rationalité de la démarche : si tu avances et recules, comment veux-tu que je m’y prenne.
Pas le droit de dire l’Etat en faillite, pas question de plan de rigueur…
Quant à la question des sans papiers c’est du délire : l’obsession du président - mais il l’avait annoncé pendant la campagne, et vous l’avez élu mes cocos - c’est de foutre les travailleurs étrangers, qui font tourner la boutique dans l’alimentaire, la restauration, le bâtiment, à la porte. Alors là, chapeau. Ce n’est plus le sketch de Fernand Reynaud, c’est la réalité.
On arrête les étrangers le matin à 6 heures dans les gares, au moment où ils viennent prendre le travail expliquait ce matin M. Peugeot président de la Cimade.
Et pendant ce temps-là…
Les réserves alimentaires de la Croix Rouge sont vides, les gens n’ont plus à bouffer…
Ils n’ont qu’à aller au Fouquets ou s’inviter sur le yacht de Bolloré.
Non vraiment, un an ça suffit.
20:13 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la bruyère, sarkozy, tartarin, croix-rouge, fouquets, peugeot, cimade
mardi, 22 avril 2008
Les responsables irresponsables.
Leurs pratiques solitaires les rendent sourds, le Brice, le Xavier Bertrand : « Bien l’bonjour, Madame Bertrand, vous avez des filles, vous avez des filles. »
Bertrand, le chouchou de Sarko qui le verrait bien remplacer Fillon.
Faut dire, faut dire qu’il a fait des miracles quand il était ministre des affaires sociales. Il avait trouvé la sécu au bord du gouffre, il lui a fait faire un grand pas en avant. Pour un beau déficit, il a laissé un beau déficit.
Pas pour tout le monde. Ici on a demandé à deux cliniques (mêmes investisseurs, directeurs patrons et chirurgiens), de fusionner leurs deux sites.
Eh bien braves gens, l’Etat leur a versé 61% des travaux immobiliers. Cadeau ! Ce n’est ni un prêt, un prêt bonifié, un cadeau.
Vieux principe d’économie libérale : on privatise les bénéfices et on fait payer les dettes par la collectivité.
Donc Brice vient de décider de recevoir les sans papiers qui travaillent en France depuis 10 ans, afin de les régulariser au goutte à goutte.
Mais première exigence : ils devront présenter leurs papiers !
« On peut trouver plus con…quoi que », comme disent Chevallier et Laspadès.
Remarquez qu’il y en a un bon, le sélectionneur de l’équipe de France de natation. Tout ce que vous avez fait compte pas, on fait une course dans le bassin je prends les 2 premiers ; « et les autres… »
- « Je ne veux pas le savoir » ; Cela me rappelle le : Il y a 3 sortes d’intelligence, l’intelligence humaine, l’intelligence animale et l’intelligence militaire…et l’intelligence du directeur nationale de la natation.
Faut dire qu’en France on fait des merveilles : un gouvernement merveilleux, un président Sarko Ier merveilleux de merveilleux,
un Forgeard merveilleux,
des hospitalier radiologistes merveilleux de merveilleux, (les patients en sont sortis radieux et radiés), des conducteurs de TGV, supermerveilleux ; forcément il a pas pu lire le manuel jusqu’au bout. Faut vous dire Monsieur, que chez ces gens-là on est payé presque rien, Tellement qu’il faut anticiper sur la retraite (à 45 ans) pour aller vendre son savoir ailleurs, pour une misère 6000 euros par mois. C’est pas du cumul ça mon bon.
Bref, nous avons des élites remarquables.
Un an ça s’arrose, après 40 ans de Chiraquie, 50 ans de Mitterrandie, régime Vichy carottes.

19:41 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, brice hortefeux, xavier bertrand, fillo, mitterrand, chevallier, laspadès
J’sais pas quoi faire ! Qu’est-ce qu’on va faire ?
J’sais pas quoi faire ! Qu’est-ce qu’on va faire ?
Bon anniversaire.
Encore quatre ans à tirer.
La semaine dernière j’ai entendu, une seule fois, car ensuite il y a eu un black out là-dessus, une remarque acerbe d’Attali :
« si Sarkozy ne fait pas passer dans les 3 mois les réformes proposées par la commission que j’ai présidée, son action sera terminée, il aura cessé d ‘être président au bout d’un an, comme Mitterrand en 1982 ».

Ce serait signe que pour le conseiller des princes, il resterait un espoir.
A mon sens, pas vraiment.
J’avais indiqué dans un journal de campagne que Sarkozy risquait de se mettre en torche,
d’autant plus qu’il était évident qu’il y avait chez lui une vulnérabilité (en fait il y en a bien d’autres qui lui sont liées) : la personne forte, celle qui lui permettait d’exister politiquement, c’était Cécilia, et les choses semblaient mal engagées, depuis qu’elle avait dit qu’elle ne se sentait pas dans la peau de la première dame de France. Vulnérabilité renforcée par la pipolisation qui le tenait comme un vice rédhibitoire et qui est vraiment la vérole du monde actuel.
Il a été élu non parce qu’il avait un bon programme, mais un programme, même mauvais, très mauvais, avec le soutien des groupes de presse, des médias, privés, qui font partie de la compagnie – Bouygues, Bolloré & consorts… - et publics : les amis de la brosse à reluire.
Mais la question la plus grave, qui rend la vie politique française catastrophique, c’est le désordre considérable de la conscience politique de nos concitoyens, les votes aberrants et alternatifs. Hollande criant victoire après les régionales alors que la gauche n’avait pas gagné même si la droite avait perdu. Le NON au traité constitutionnel, aussi intelligent que le fait de bousculer une athlète handisport chinoise.
Alors les Français saisissent n’importe quelle cause pour exhiber leur désarroi ; Les souteneurs du PSG sont prêts à tuer n’importe qui, le président de reporters sans frontières est prêt à engager n’importe qu’elle action qui le fasse exister, quel que soit le prix à payer. Delanoë, qui avait fait un parcours remarquable commence à faire passer le calcul présidentiable avant la raison politique. Il rejette le Modem, qu’il fallait, au contraire inciter à se rapprocher de la gauche (puisque, pour gagner, la « gauche » devra nécessairement trouver un appui au centre, puisque l’extrême gauche ne soutiendra le PS que comme la corde, le pendu) ; il fait le Dalai Lama citoyen d’honneur de la ville de Paris: rovocation inutile et stupide.
Certes, le côté impulsif appartient à la Furia Francese : nous préférons perdre les batailles avec panache que les gagner avec intelligence, ce pourquoi on se fait régulièrement berner par les Anglais (par exemple, Londres, ville olympique à la place de Paris, Delanoë devrait s’en souvenir).
A la libération, la France a fait preuve d’une vitalité remarquable, culturelle, économique et politique (mise en place du marché commun). Sa grande faiblesse a été la décolonisation ratée. Mais, avant de Gaulle, et après lui, jusqu’au renvoi malpropre de Chaban par Pompidou,
maquignon de la politique et mercenaire agissant pour les milieux d’affaires, il existait un véritable Contrat Social, une véritable démocratie en acte, c’est-à-dire une société de promotion et de mobilité sociale.
Depuis Pompidou, Chirac, Juillet, Garaud et toute la clique,
la Nomenklatura politique, toutes couleurs confondues, n’est plus au service du pouvoir mais se sert du pouvoir. S’en met plein les poches, truste tous les postes, et le pouvoir politique et économique.
La société est bloquée. L’équipe Chaban, Delors, Nora, Crozier entendait se défaire de ces blocages au moment où ils se mettaient en place et rendaient la situation dangereuse.
L’éviction de Chaban, l’élection de Giscard, puis le travail de sape de Chirac, les choix économiques aberrants de Mitterrand en 81 qui ont plombé les 13 années suivantes de ses deux septennats, ont abouti à la situation actuelle.
Le pouvoir, quel qu’il soit, est discrédité. Comment voulez-vous que celui que je ne regarderai pas jeudi puisse annoncer quelque chose. Il (s')est totalement discrédité.
Comment Chirac aurait-il pu demander des sacrifices aux Français, qui en faisaient déjà beaucoup, alors que ce n’étaient qu’affaires malhonnêtes, que la devise de la chiraquie était : « take the money and run ».
Que peut dire Sarkozy ? Il me fait penser à ces profs qui organisent le foutoir dans leur classe, parce qu’ils sont incapables de mettre de l’ordre dans leur tête et leurs pratiques, et qui tout un coup, quand le chahut est considérable, croient pouvoir rétablir la situation en poussant une colère : « Si vous continuez comme cela, je vous fous à la porte ».
Ca ne marche jamais, ils ne peuvent jamais se refaire, leur réputation les suit, les précède même. Que pèse aujourd’hui Sarkozy sur le plan international ? Les Européens attendent la « direction » de la France avec inquiétude et ironie.
Alors, bien sûr, il n’est pas le seul ; son comparse Berlusconi vient d’être réélu, Bush est encore la pour six moi, le temps de faire encore une ou deux conneries, il aimerait bien quand même bombarder l’Iran, entre autres pour faire plaisir à l’Etat Hébreux qui ne veut de la paix à aucun prix, le Hamas non plus.
Et pendant ce temps-là …
Pendant ce temps-là, l’ectoplasme socialiste danse le tango. Tiens, ils ont renoncé à la prise de pouvoir par la Révolution ; tiens ils reconnaissent qu’il existe une chose qui s’appelle le marché. Certes, il faudrait le réguler.
Mais les avez vous entendus faire une analyse de la gigantesque crise économique mondiale ? De la question des subsistances et de la famine (ils ont été 15 ans au pouvoir, les problèmes actuels relèvent d’abord de la politique des pays riches qui ont organisé, systématiquement, la ruine des agricultures vivrières des pays du Sud) ? Poser clairement le problème du scandale de l’exploitation des sans papiers, qui travaillent et sont obligés de vivre d’une façon inadmissible depuis 10 ans ? Avez-vous vu Hollande organiser une conférence de presse pour traiter de la question ?

L’autre soir, à l’émission de Taddéi, la romancière Christine Arnothy, qui vit en Suisse, Faisait cette remarque de simple bon sens : les choses ne se passeraient pas ainsi s’il existait véritablement une opposition de gauche crédible.
Mais à gauche, Madame, ils ont fréquenté le même pouvoir et ils ont les mêmes tares. Ils appartiennent à la même Nomenklatura ; leur seul problème actuellement est de savoir quel est celui qui pourra devenir Calife à la place du Calife.
Et pendant ce temps-là, d’Aboville ramait…
On comprend donc, il est urgent pour ces gens-là,
d’assassiner, politiquement parlant, Bayrou.
Bayrou, ce n’est pas le Pérou, mais c’était un espoir de renouveau démocratique ;
nous avons eu le choix, Ségolène a refusé de céder sa place à Rocard, elle était sûre de perdre, sa victoire à lui était probable…
Mais voilà, depuis bien longtemps maintenant, les Français ont choisi l’irréalité. Le port de Marseille qui est passé du 24e au 84e rang mondial se remet en grève, certain que cela va faire progresser le schmilblick.
Mais, n'en doutons pas, nos analystes politiques distingués vont souligner notre remarquable intelligence politique.
11:59 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, sarkozy, arnothy, chirac, juillet, garaud, bayrou
samedi, 19 avril 2008
Vers les plus hauts sommets…
J’ai déjà rappelé ici la phrase de Confucius
:
« Ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » que je rapprochais de la non moins célèbre philosophe Normand soulignant, après Platon et Pascal, qu’on a bien le droit de l’être, « mais (qu’)il y des limites »...
Sauf quand on passe les bornes.
En France, aujourd’hui, nous sommes dans le festival intégral.
Les supporters du PSG, du Neuilly & Boulogne Boys sont allés cracher sur la flamme olympique, l’arrachant des mains d’athlètes handicapés, bien persuadés que leur acte de courage était du Jean Moulin à l’état pur.
Plus fort, nos amis dockers de Marseille et d’ailleurs. Une belle grève, intelligente et courageuse, comme celle qui nous permit de ne pas accueillir la coupe America : US Go Home, Chine Go Home.
Voici 12 ans, nous avons visité le port d'Anvers avec les élèves des classes prépa HEC du Lycée Le Verrier. Le responsable qui nous accompagnait nous parla franchement.
Ici pas question de 35 heures mais un travail plein pot. Le port d’Anvers est le 4e ou 5e du monde par le tonnage, mais le 2e pour la valeur ajoutée : on transforme les marchandises sur place, on les reconditionne. Il nous signala également que les salaires des dockers étaient très très importants, comme leur quantité de travail. Le port d’Anvers doit être le 2e ou le 3e pour le trafic des containers, le tout était déjà géré par des ordinateurs qui commandaient de gigantesques grues-portiques capable d’aller dénicher directement le bon conteneur sur 5 ou 6 étages.
A terme, nous expliqua-t-il, il ne resterait que 10 à 12 très grands ports mondiaux à gérer tout ce trafic, et que le Havre et a plus forte raison, Marseille étaient totalement distancés. En effet pour un armateur, comme pour le transitaire, le temps c’est de l’argent, beaucoup d’argent. Un exportateur japonais de voiture ne passait plus par le Havre où ses voitures avaient été bloquées 6 semaines, recevant les pluies acides de l’industrie chimique (Rouen Le Havre) peintures fichues. Les voitures passent par Anvers. L’autre jour un importateur de Marseille
expliquait comment depuis la grève précédente, il se fait désormais livrer à Anvers.
Le port de Marseille est passé du 24e au 84e rang mondial ! Chapeau !
Bref, nous n’avons rien compris : « Silence, on coule ».
Les Français ont voté pour Sarko, parce qu’il avait un programme, pas bon, mais un programme. Celui de Ségolène changeait 3 fois par jour.
Rocard lui a proposé d’être candidat. Il aurait fait, au moins le même score au premier tour et bénéficié d’un report de voix à peu près complet du centre.
Bref, il aurait été élu et serait un président démocratique d'une France qui aurait repris des allures de démocratie républicaine. Mais chez ces gens là, socialos thuriféraires du Tonton de Vichy, de la gauche prolétarienne fabiusienne du plan B fabiusien, Besancenot, et Arlette, on a fait élire Chirac, et on ne voulait pas de Rocard :
« Cessez de nous faire chier, un gars qui veut parler vrai et introduire de l’éthique en politique c’est insupportable ! »
Mais le plus beau de tous, c’est Brice, Brice, Brice,

Songez-y, mais, bordel de merde, quand vous avez voté, vous savez qu’il était là, un des inspirés inspirateurs de Nicolas Sarko Ier.

On dit qu’on peut tout faire avec une épée, sauf s’asseoir dessus. Un goupillon, c’est plus confortable !
On peut également scier la branche sur laquelle on est assis, se tire une balle dans le pied tous les matins. Là on fait très fort. Ses propos sur l’immigration ont aidé à faire élire Nicolas Sarko Ier. Et tous ces gens là vont faire des discours sur Césaire et Germaine Tillon ! Faut le faire !


Les valeurs de ces deux-là étaient aux antipodes de celles de nos amis qui font arrêter des enfants par la police française, comme hier, au bon temps au bon temps où Mitterand recevait la Francisque, c’était un acte de résistance pure, pour tromper l’ennemi !
La France vieillit ! Elle a donc besoin de travailleurs immigrés. Ils viennent et travaillent, ensuite on les attrape pour les réexpédier chez eux ! Combien sont-ils : 300 000, 400 000, 500 000, qui doivent vivre cachés, sans papiers, et qui font tourner l’industrie du bâtiment, les restaurants, les abattoirs.
Et M. Brice ne dit rien mais il fait arrêter des enfants au petit matin. Heureusement qu'il ya encore ceux qu'on appellera peut-être plus tard des "justes" !
Qu’est-ce qui a élu çà ? Vous, pas moi !
Dernier point, pendant que Benedictus Sixtine est aux Etats-Unis, Carter tente d’œuvrer pour la paix au Moyen Orient : Israël Palestine, évidemment Bush est contre et Olmert
aussi. Ni l’un ni l’autre ne veulent la paix. Ils n’en veulent à aucun prix ! Quant au Hamas, s’il voulait la paix, il commencerait de reconnaître, en posant des conditions, l’Etat d’Israël. Mais, lorsque Olmert fait des tours de passe-passe, pour faire croire qu’il négocierai bien il fait liquider ceux avec lesquels il serait censé discuter ; Pendant les soldes, la vente continue, pendant les négociations, on continue de tuer et les enfants du sud-Liban d'être mutilés par les bombes à fragmentation lancées lors de la dernière attaque du Liban. L'Etat hébreux détruisant - au nom de quoi - le tiers du pays et laissant derrière lui ces bombes à fragmentation. Les enfants qui les découvrent ne peuvent même pas s'en mordre les doigts...ils n'ont plus de doigts, ni de bras !Civilisation civilisation quand tu nous tiens...
Si le pape était un homme de Paix…
SI, si, si…
22:28 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hortefeux, germaine tillon, aimé césaire, sarkozy, rocard, brice, confucius
vendredi, 18 avril 2008
La famine mondiale : les aristocrates on les pendra!
Je ne sais pas si on l’aura perçu, mais je ne suis pas un inconditionnel de Nicolas Sarkozy. Force m’est cependant de reconnaître, si j’en crois ce que je viens d’entendre, qu’il aurait dit ce matin une chose juste, la chose juste qu’il fallait dire quant à la famine qui gagne les pays du Sud, en demandant qu’on relance l’agriculture de ces pays au lieu de détruire ces agricultures par l’expédition de nos productions.
Il ne l’a pas dit, mais les pays du Nord sont totalement responsables de la situation actuelle comme le montre Jean Zigler
, rapporteur auprès de l'ONU pour les questions de ressources alimentaires qui vient de publier aux Editions Fayard : l'Empire de la Honte, et qui participait hier soir à l’émission de Frédéric Taddéi. Les Etats-Unis et l’Europe, et au premier rang la France de la FNSEA et de la PAC
, sont, avec la Banque Mondiale et le FMI responsables, au premier chef de la mort des cultures vivrières en Afrique et en Asie.
Stupéfiant de voir Bourguignon, l’un de ces économistes institutionnels raisonner comme un banquier, normalement stupide, ne comprenant pas que les mécanismes qu’il défendait/proposait relèvent de la connerie à l’état pur, qu’ils ne font que poursuivre ceux qui ont conduit à la catastrophe actuelle.
Il faut relancer les agricultures vivrières dans tous les pays où nous les avons tuées. Cela demandera beaucoup de temps, dit Attali ; c’est faux, il s’agit de produire des céréales. En un an il est possible d’améliorer la situation et de poursuivre par la suite, en donnant des formations complémentaires aux agriculteurs, en améliorant leurs outils. Ceci permettrait en outre de ramener une partie de la population des bidonvilles africains et asiatiques vers les campagnes, en les sortant du chômage.
Mais cela implique un virage à 180% par rapport aux politiques actuelles des pays riches vis-à-vis de pays du Sud, des grandes firmes, des Etats-Unis, de la PAC et de la FNSEA qui se proposent de poursuivre leur politique criminelle : ne produisez pas, nous produirons pour vous. Nos pays paieront pour surproduire, pour stocker, pour vendre à perte mais avec subventions. Nous distribuerons nos surplus dans vos bidonvilles, moyennant quoi nous continuerons à exploiter toutes vos riches, c’est-à-dire à vous spolier, par exemple de vos minerais, de votre pétrole. Les Nigérians regardent les pipe-lines où coule « leur » pétrole…dont ils ne voient pas la couleur…
Merci Total, merci les cinq grandes compagnies !
Les pays du Nord, et les grandes compagnies industrielles, chimiques et agro-alimentaires, ainsi que les potentats qu’ils subventionnent et les manipulateurs de la finance qui organisent la crise des subsistances, portent l’entière responsabilité de la situation actuelle.
Bref quelque chose qui ressemble à un 1789 planétaire : les aristocrates à la lanterne, on peut toujours rêver en chantant :
« Les aristocrates on les pendra » !
à propos, vous savez quand même que l'eau des puits est inconsommable en Bretagne, que le Rhône est totalement pollué et ses poissons/poison, que les animaux dont vous consommez la viande, les porcs par exemple, sont élevés dans des conditions insupportables...
Jean Passe et des meilleur(e)s
13:35 Publié dans Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : famine, fmi, tadéi, onu, pac, fnsea, total
jeudi, 17 avril 2008
Aimé Césaire est mort
Aimé Césaire vient de disparaître, c’était, chacun en convient désormais une figure remarquable.
Signe des temps, rappelons qu’originaire des Antilles et de famille modeste, sept enfants, le père est contrôleur des contributions, à Pointe à Pitre. Boursier, Aimé Césaire rentre en 1931 à Louis-le-Grand où il est condisciple de Senghor, puis tous les deux intègrent l’Ecole Normale Supérieure.
Question.
Combien ya-t-il de boursiers aujourd’hui dans les classes préparatoires de Louis-le-Grand ?
Combien de Normaliens Supérieurs d'extraction aussi modeste ?
Mais c'était hier, cela s’appelait la République, du temps où l’énarchie nomenklaturiste n’avait pas organisé le système afin de disposer de tous les postes à son seul profit.
Tout ceci est fini depuis le bon temps de Pompon, lui-même normalien, si proche des hommes du SAC et de corde, qui a mis en place, après avoir chassé Chaban, une politique qui inaugurait celle que suit désormais Nicolas-Sarko Ier :remise d'impôts pour les riches, dépénalisation des délits financiers et fiscaux.
Mais alors, les lunettes, les allocs;..faut pas exagérer? Il faut que les pauvres soient très très pauvres pour que les riches puissent être très très riches !
Etre Normalien Supérieur de la la rue d’Ulm, aujourd’hui, c’est être fils de… Voyez les noms de ces charmants bambins, des "héritiers" au sens que Bourdieu donnait à ce mot.
Même chose pour les quatre grandes écoles les plus prestigieuses ! (Phénomène qui remonte à notre ami Pompon comme le rappellent Bébéar et Gandois, polytechniciens du temps où 25/30% des polytechniciens venaient de familles modestes et/ou des classes moyennes (low middle class). Maintenant, on est entre soi, comme à Neuilly ! Le seul problème étant que, comme dans les tableaux de Vélazquez, la consanguinité est telle qu'il y a des nains, partout, pas au sens physique du terme, mais des handicapés de l'humanité, qui se sentent tellement différents des autres, du reste de la Nation.
Hommage à aimé Césaire, chantre de la négritude qui tenait à rappeler les racines africaines des Antillais, noirs ou métis.
Qui va rédiger le discours ?
Notre ami Guano
qui pourra replacer son couplet sur l’homme africain que Nicolas Sarkozy a prononcé à Dakar en juillet dernier:
"Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. Le paysan africain qui, depuis des millénaires, vit avec les saisons [...] ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès."
Salut l'artiste !
No comment !
Nathalie Kociuzcko-Morizet s'est expliquée ce soir sur la 3. Vraiment elle fait tache avec ce gouvernement. Shame on you, vous autres qui l'avez bousculée, shame à ceux qui en croquent, aux malhonnêtes, malpolis, gros bouffis, à tous ces Shit-Bidochons.
Comment avoir le culot de demander à quelqu'un qui a raison de s'excuser ?
Il est vrai que chez ces gens-là, Monsieur, l'honnêteté c'est une insulte insupportable !
22:02 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aimé, césaire, sarkozy, guaino, senghor, normale supérieure
mercredi, 16 avril 2008
La démocratie se meurt! Vive l’aristocratie/caste Bling-Bling
Pour savoir si nous sommes en démocratie, il suffit de répondre à une question.
Dans une société aristocratique, ou de caste, les solidarités sont horizontales comme nous l’explique Tocqueville : Madame de Sévigné et les siens ignoraient ce que ces que souffrir quand on n’est point gentilhomme
.
Dans une société démocratique, les solidarités sont verticales , cela s’appelle le Contrat Social, qui fait, par exemple, que tous ont le droit à des lunettes.
Tocqueville soulignait le risque de voir surgir avec le capitalisme industriel, une nouvelle aristocratie, une société de caste, comme par exemple celle de Neuilly aujourd’hui. Relisons-le donc pur en tirer profit :
« [...] Mais cette aristocratie-là ne ressemble point à celles qui l'ont précédée
.
[...] Le manufacturier ne demande à l'ouvrier que son travail, et l'ouvrier n'attend de lui que le salaire. L'un ne s'engage point à protéger, ni l'autre à défendre, et ils ne sont liés d'une manière permanente, ni par l'habitude, ni par le devoir. L'aristocratie que fonde le négoce ne se fixe presque jamais au milieu de la population industrielle qu'elle dirige ; son but n'est point de gouverner celle-ci, mais de s'en servir.
[...] L'aristocratie territoriale des siècles passés était obligée par la loi, ou se croyait obligée par les mœurs, de venir au secours de ses serviteurs et de soulager leurs misères. Mais l'aristocratie manufacturière de nos jours, après avoir appauvri et abruti les hommes dont elle se sert, les livre en temps de crise à la charité publique pour les nourrir. Ceci résulte naturellement de ce qui précède. Entre l'ouvrier et le maître, les rapports sont fréquents, mais il n'y a pas d'association véritable.
Je pense qu'à tout prendre, l'aristocratie manufacturière que nous voyons s'élever sous nos yeux est une des plus dures qui aient paru sur la terre [...] c'est de ce côté que les amis de la démocratie doivent sans cesse tourner avec inquiétude leurs regards ; car, si jamais l'inégalité permanente des conditions et l'aristocratie pénètrent de nouveau dans le monde, on peut prédire qu'elles y entreront par cette porte. (De la démocratie en Amérique, II, 2e partie, ch. XX)
01:18 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tocqueville, aristocratie, bling-bling, démocratie
mardi, 15 avril 2008
Crise des subsistances, famine et responsabilités internationales
Le grand retour de la famine
.
Machiavel affirmait que la terre, en situation de surcharge, usait de trois moyens : les épidémies, la guerre et la famine.
Depuis deux décennies, les images de la famine se faisaient rares, ce qui ne signifie pas pour autant que la famine et/ou la disette aient été supprimés pour autant, mais les organisations caritatives et/ou les autres ONG contrôlaient une partie de la situation, ou le disaient, ou le pensaient. Mais voilà, la famine revient, comme au Moyen-Age, mais à grande échelle, c’est-à-dire qu’elle touche et va toucher une population sans précédent pour un temps indéfini
.
Ainsi donc, le progrès de la culture/civilisation judéo-christiano-marxiste, renforcée par la mondialisation et les prophètes PAC et Monsanto, se retrouvent mis en question. Voyons un peu.
Curieusement, un pays, l’un de ces grands pays, géants de la planète et de la famine endémique, tire son épingle du jeu, peut nourrir sa population de plus d’un milli


