jeudi, 29 mai 2008

Israël Syrie, la politique étrangère de notre ami NIcolas

Politique étrangère
J’ai déjà signalé à maintes reprises que si l’on pouvait discuter de la politique intérieure de notre cher Prince-Président qui présente bien des injustices, des erreurs, des maladresses, mais un réel volontarisme et une existence, même très discutable, une orientation, elle aussi très discutable ; elle possède une existence (ou un semblant d’existence) , face au zéro absolu des propositions du P.S. Ne cherchons pas ailleurs la raisons de la victoire de Sarko Ier à la présidentielle : mieux vaut une politique annoncée – même mauvaise – que pas de politique du tout ! restait l’hypothèse Bayrou, qui, pour moi, comme pour quelques analystes politiques – non des moindres – remettait la balle au centre et redonnait des chances à une pratique démocratique…mais tout ceci est bien difficile à comprendre.

C’est un peu l’histoire du Corse qui demande à bénéficier des indemnités pour calamités naturelles parce que le vent n’ayant pas soufflé, les châtaignes ne son pas tombées et qui dit à son interlocuteur Bas-Normand : « ici rien ne pousse…. » ; mon compatriote lui dit : « chez nous ça pousse, plus ou moins bien, nous plantons …. » et notre ami Corse de dire : « ah, bon ! Mais si vous plantez…. »
La politique extérieure Guaino/Sarkozy/Kouchner est le zéro absolu de ce qu’on peut attendre en la circonstance ! Nous passons à juste titre pour des jobards auprès des membres de l’Union Européenne. Avant d’être des donneurs de leçons, il faudrait commencer par diminuer nos déficits, c’est-à-dire le train de vie de l’Etat. On a vu, sur FR3, je crois, des éléments édifiants sur les dépenses engagées par Hortefeux, Rachida …ou la préparation du salon de l’Elysée pour le dernier entretien avec les journalistes, etc.
Commençons par supprimer les voitures de fonction qui servent à Maman pour aller faire ses courses, avec chauffeur, pendant que Monsieur…fait ce qu’il veut ! « Qu’est-ce que vous entendez par là ?
-Par là, j’entends pas grand-chose…
. »

Qu’ils fassent comme au Canada et dans les pays du Nord, qu’ils paient leurs timbres, leur téléphone, leurs bouquets de fleurs à leurs maîtresses, qu’ils prennent les transports en commun (je parle des moyens de déplacement, pas des histoires de cul) …
Venons-en aux choses sérieuses !
Cécilia avait bien raison de se refuser à aller baiser le cul de Georges Bush ; on ne va pas faire des croupettes à celui qui a été le pire président des Etats-Unis depuis un demi-siècle, un siècle, depuis toujours…
Et puis il y a cette fichue politique moyen-orientale !
D’entrée de jeu, Kouchner et Sarko ont envisagé gaiement de soutenir Johnny Walker dans une éventuelle croisade contre l’Iran ! Le Bush, il ne rêve que d’une chose : aller foutre une bombe atomique sur l’Iran pour terminer son 2e mandat ; un feu d’artifice, quoi ! Guerre générale, très bon cela pour Carlyle et Halliburton dont les Bush sont actionnaires en même temps que Dick Cheney ! …Tu parles d’un prénom, Dick ; bref un membre viril ; un grand chauve à col roulé, en quelque sorte…

J’ai dit et redit que le pouvoir en place en Israël, voulait, d’abord, ne pas faire la paix ! Mais voilà-t-y pas, ma bonne, que notre ami Olmert, outre ses problèmes de prostate, a des gros problèmes avec la justice de son pays !
Surprenant, non ? C’est pas chez nous qu’on verrait le patron répondre à une convocation de justice, demandez à Chirac !...
Et, par conséquent, il entreprend de lancer des négociations avec la Syrie, ce à quoi les deux pays ont tout intérêt.
Qui peut servir d’interface à ces négociations de paix ? …La Turquie.
Seul pays qui puisse servir d’interface entre Israël et les pays arabes et/ou musulmans, de même qu’entre l’Orient et l’Occident, l’Islam et le monde chrétien !


Mais pas touche qu’y dit le Sarko : les racines chrétiennes de l’Europe…
Un peu de modestie, deux fois divorcé, il serait considéré, par un pape défenseur de la doctrine « duos habet et bene pendentes », comme donnant l’exemple du scandale…heureusement, nous vivons dans un Etat laïc, comme la Turquie.
Mais Erdogan est au pouvoir ! »
- « Mais un parti a pu, au nom delà constitution demander si ce pouvoir était bien légitime et constitutionnel dans un Etat laïc ! En outre, la Turquie a refusé de s’engager dans la guerre d’Irak, à laquelle nous aurions pris part si notre Bienaimé Sarko avait été président ! Guerre à laquelle nos amis polonais ont participé…je vous le dis tout net, s’il fallait choisir, je choisirais la Turquie contre la Pologne (au moins quand elle était gouvernée par les deux jumeaux intégristes de radio Maria)
»…
Bref, sur ce point, il a tout faux, tout nul !
Mais la Turquie n’est pas un pays européen… »
Philonenko, philosophe distingué, rappelait que de Gaulle voulait s’entourer de collaborateurs ayant une vraie culture générale (mauvais exemple, j’en conviens, car le choix de Pompidou est de sinistre mémoire). Mais pour qui possède une once de culture générale la Turquie faisait bien intégralement partie de l’équilibre des nations européennes au XIXe siècle, puisqu’elle était : « l’homme malade de l’Europe »…
-« Mais nos racines chrétiennes… »
Curieusement ce ne sont pas seulement les Polonais qui crient le plus fort sur le sujet, mais ceux qui eurent à souffrir de l’antisémitisme du-dit pays…
Bref, un mélange dont je ne veux pas entendre parler…
Je rappellerai seulement qu’une partie de « nos philosophes » notamment présocratiques, étaient originaires de la « Grande Grèce », y compris de l’Asie Mineure, c’est-à-dire la Turquie, que c’est là que se déroula la Guerre de Troie (vive Hoffenbach !), que les premières Eglises chrétiennes virent le jour en Anatolie, que Saint Paul vint prêcher l’abstinence aux habitants d’Ephèse qui se livraient tranquillement à leurs pratiques amoureuses habituelles, et, enfin que c’est là-bas que vous pouvez visiter la maison de la Vierge, oui, la maison où Marie passa ses derniers jours près de Saint Jean : « le disciple que Jésus aimait ».
Voilà bien des raisons qui devraient nous faire ouvrir la porte de l’Europe à la Turquie.

Mais ils sont musulmans… »
Mais le meilleur moyen pour qu’ils ne soient pas des islamistes purs et durs, c’est de leur permettre d’entrer : ils sont laïcs (Sarkozy est le plus mal placé pour relativiser cette laïcité !), francophones, francophiles…
Et bien sûr on leur demandera des preuves de démocratie …que nous serions bien inspirés d’exiger de nous mêmes !


La position de notre cher Président est absolument nulle sur le sujet…mais n’est-ce pas la position même de nos concitoyens, nous autres les Français qui sommes les meilleurs…et les plus modestes !
Rappelons-nous notre mission civilisatrice, l’expo coloniale avec les indigènes dans des cages, en plein Paris, rappelons-nous : « Y’a bon Banania » rappelons-nous Sétif, le jour de la Victoire, le 8 mai 1945, avec le GPRF de de Gaulle et des communistes ! Rappelons-nous Mitterrand : « L’Algérie c’est la France, la négociation c’est la guerre »…et l’amnistie des putschistes. Rappelons-nous le vote des parlementaires, de tous les partis, demandant en 2006, qu’on enseigne les aspects positifs de notre colonisation bienveillante…
C’était déjà çà le procès Dreyfus
: « Le tribunal ne peut se déjuger ! La France, l’armée, ne peuvent pas se tromper !»
Rien de plus vrai, n’est-ce pas ma bonne !


Par conséquent, votre fille est muette et Sarko a raison, la Turquie, la Turquie, la Turquie… C'est ça la pensée bourgeoise: "a est A" rappelait Barthes... Faut être petit avant que d'être grand,...Paris ne s'est pas fait en un jour! Ah, le bon sens français que tout le monde nous envie...On applaudit le Maréchal en mai, on ovationne le général en juin; de la fine politique -hier comme aujourd'hui, tous nos politologues saluent chaque jour l'intelligence politique du peuple le plus intelligent et le plus modeste du monde!

Il fallait voir ce soir la remarquable émission C dans l’air, consacrée à la discussion sur une paix possible entre Israël et la Syrie ; comme quoi il existe des journalistes de grande qualité, tout comme les intervenants du jour!

mercredi, 07 mai 2008

Caïn et Abel, Israël et Palestine.

2008 : soixantième anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, mais également de la Naqba qui, comme l’a souligné Edward Saïd, est le début de la tragédie historique que les Palestiniens vivent aujourd’hui encore, voire subissent de plus en plus violemment et injustement.1311998753.jpg

Et pourtant, il est quasi impossible de s’en sortir. Il faut dire que l’élection presque simultanée de Bush et Sharon constitua l’une de ces aberrations de la démocratie comme on en connut dans d’autres époques de sinistre mémoire. Lisez à ce propos : « Les Etats manqués » de Noam Chomsky, 1675829762.jpgparticulièrement le chapitre « Israël-Palestine » et celui qui est consacré au « Messianisme démoniaque ». Chomsky montre, lui aussi, à sa façon, comment ceux que j’appelle les nouveaux Grands Inquisiteurs, déjà évoqués par Camus1763588436.jpg dans son « Discours de Stockholm », inversent le Bien et le Mal qu’ils disent vouloir combattre. N'est-ce pas là, pour eux, le meilleur moyen de dissimuler qu’ils sont l’incarnation des forces du Mal, ou, le mal, tout simplement.1767420413.jpg

Regardez le bilan de huit années de bushisme, que de busheries, mais il voudrait encore bombarder l’Iran, pays qui contrairement à ce que dit notre propagande, est bien plus proche de nous en ce qui concerne les mentalités et le désir de démocratie, qu’on ne le pense…dès qu’il aura botté le cul à ces arriérés dont chaque discours de Bush renforce un pouvoir plus apparent que réel. (voyez « Persepolis » de Marjane Satrapi)464450884.jpg
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Mais il est content le Johnny Walker, à force de titiller l’Ours soviétique, il relance la course aux armements, et il a déjà réussi en partie : premier défilé militaire avec missiles sur la place Rouge les 8 mai, depuis 10 ans.1102947012.jpg

Car c’est cela que ni les Français ni les gouvernements européens ne comprennent : Bush veut avant tout relancer l’insécurité globale pour justifier :

- le surarmement des Etats-Unis (50%) de l’ensemble de tous les budgets militaires de la planète, et aussi, ceci devant justifier cela, la reprise de la course aux armements et le surarmement généralisé, d’où tous ces programmes que nous nous apprêtons à suivre…Il y a de l'argent à gagner pour Carlyle, Halliburton et leurs comparses!

- exploiter à fond toutes les sources d’énergies, saloper l’ensemble de la planète pour le plus grand profit des grandes firmes !

Revenons à nos frères ennemis du Moyen-Orient et relisons un peu le livre de la Genèse, non sans préciser que ces peuples ne sont ni l’un ni l’autre les descendants de l’un ou de l’autre, même dans toutes les dérives interprétatives qui ont été véhiculées par la suite et dont Hugo prend sa part dans « La légende des Siècles » :

« Adam connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit: J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel. Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur. Au bout de quelque temps, Caïn fit à l'Éternel une offrande des fruits de la terre et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu.
Et l'Éternel dit à Caïn: Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu? (…)
Comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. L'Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère? Et Dieu dit: Qu'as-tu fait? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi… »

Texte intéressant et souvent cité par les commentateurs qui oublient deux des points les plus importants :

- Le Dieu de l’ancien testament est singulièrement violent et amateur de sang comme les idoles païennes et dédaigne les offrandes végétales de Caïn ; pour que les offrandes vaillent, il faut qu’elles relèvent du sacrifice « Faut qu’ça saigne ! » Car enfin quoi de plus joli que le jeune agneau ? L’agneau « pascal » qu’on va immoler…comme le Christ, dans la lecture sacrificielle du Nouveau testament, lecture insupportable comme le souligne René Girard. Y songez-vous : ce Dieu fâché contre l’humanité qu’il a créée, et qui, pour satisfaire à sa propre colère, a besoin de faire mettre à mort son fils…Passons !...

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- Celui qui subit le premier la violence et l’injustice, c’est Caïn. Tous les psychanalystes, pédopsychiatres et autres le savent : la plus grande violence qu’un homme puisse faire subir à son enfant c’est de ne pas le reconnaître « je ne te reconnais pas, je ne te reconnais plus », et cette violence est telle qu’elle conduit à la mort de celui qui la subit et/ou qui la rend ; (Relisons « L’éloge de la Fuite de Laborit » revoyons son film « mon oncle d’Amérique » et, aussi, « A l’est d’Eden »).749595590.jpg1796051222.jpg
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Ceci pour dire, comme Itzhak Rabin, mis à mort par la violence sauvages des fascistes de son propre camp, chauffés à blanc par la droite « classique » qu’on ne fait la paix qu’avec son ennemi. Qu’elle survient au terme de meurtres et de combats fratricides mais aussi des discussions, de reconnaissance et de compromis.

Evidemment, lorsque le Hamas refuse de reconnaître l’existence d’Israël, il est tout aussi responsable, comme sont responsables ceux qui poursuivent les assassinats des militants avec lesquels il faut discuter, ceux qui détruisent pierre à pierre les infrastructures qui avaient été payées par des crédits européens, qui continuent l’installation de colonies de peuplement et lancent des représailles qui tuent à l’aveugle, y compris les enfants. Responsables également, et tout autant, tous ceux qui lancent des roquettes sur les villages du Sud Israëlien.

Alors il faut rendre hommage aux hommes qui tentent, malgré tout, de rendre possibles les conditions de la paix. Mais il faut entendre Jean Daniel expliquer combien tous les actes délibérés qui rendent la paix impossible lui sont une véritable douleur. Ils souffrent beaucoup aujourd’hui les combattants de la Paix, Israéliens (Barenboïm, par exemple, ou Elie Barnavi, qui fut ambassadeur à Paris), les négociateurs palestiniens qui veulent vraiment la paix.604893242.jpg
Car la paix est possible, on en connaît même les conditions, seulement le pouvoir politique qui lance des leurres entend non pas faire la paix, ni ne pas faire la guerre, mais ne pas faire la paix.
Là est l’objectif, le seul, tout le reste n’a pour but – comme les propos de Bush – que de faire diversion…et pendant ce temps-là la busherie continue !
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vendredi, 18 avril 2008

La famine mondiale : les aristocrates on les pendra!

Je ne sais pas si on l’aura perçu, mais je ne suis pas un inconditionnel de Nicolas Sarkozy. Force m’est cependant de reconnaître, si j’en crois ce que je viens d’entendre, qu’il aurait dit ce matin une chose juste, la chose juste qu’il fallait dire quant à la famine qui gagne les pays du Sud, en demandant qu’on relance l’agriculture de ces pays au lieu de détruire ces agricultures par l’expédition de nos productions.

Il ne l’a pas dit, mais les pays du Nord sont totalement responsables de la situation actuelle comme le montre Jean Zigler534743280.jpg, rapporteur auprès de l'ONU pour les questions de ressources alimentaires qui vient de publier aux Editions Fayard : l'Empire de la Honte, et qui participait hier soir à l’émission de Frédéric Taddéi. Les Etats-Unis et l’Europe, et au premier rang la France de la FNSEA et de la PAC1183586647.jpg, sont, avec la Banque Mondiale et le FMI responsables, au premier chef de la mort des cultures vivrières en Afrique et en Asie.

Stupéfiant de voir Bourguignon, l’un de ces économistes institutionnels raisonner comme un banquier, normalement stupide, ne comprenant pas que les mécanismes qu’il défendait/proposait relèvent de la connerie à l’état pur, qu’ils ne font que poursuivre ceux qui ont conduit à la catastrophe actuelle.
Il faut relancer les agricultures vivrières dans tous les pays où nous les avons tuées. Cela demandera beaucoup de temps, dit Attali ; c’est faux, il s’agit de produire des céréales. En un an il est possible d’améliorer la situation et de poursuivre par la suite, en donnant des formations complémentaires aux agriculteurs, en améliorant leurs outils. Ceci permettrait en outre de ramener une partie de la population des bidonvilles africains et asiatiques vers les campagnes, en les sortant du chômage.

Mais cela implique un virage à 180% par rapport aux politiques actuelles des pays riches vis-à-vis de pays du Sud, des grandes firmes, des Etats-Unis, de la PAC et de la FNSEA qui se proposent de poursuivre leur politique criminelle : ne produisez pas, nous produirons pour vous. Nos pays paieront pour surproduire, pour stocker, pour vendre à perte mais avec subventions. Nous distribuerons nos surplus dans vos bidonvilles, moyennant quoi nous continuerons à exploiter toutes vos riches, c’est-à-dire à vous spolier, par exemple de vos minerais, de votre pétrole. Les Nigérians regardent les pipe-lines où coule « leur » pétrole…dont ils ne voient pas la couleur…

Merci Total, merci les cinq grandes compagnies !

Les pays du Nord, et les grandes compagnies industrielles, chimiques et agro-alimentaires, ainsi que les potentats qu’ils subventionnent et les manipulateurs de la finance qui organisent la crise des subsistances, portent l’entière responsabilité de la situation actuelle.
Bref quelque chose qui ressemble à un 1789 planétaire : les aristocrates à la lanterne, on peut toujours rêver en chantant :
« Les aristocrates on les pendra » !1212858455.jpg
à propos, vous savez quand même que l'eau des puits est inconsommable en Bretagne, que le Rhône est totalement pollué et ses poissons/poison, que les animaux dont vous consommez la viande, les porcs par exemple, sont élevés dans des conditions insupportables...
Jean Passe et des meilleur(e)s

mardi, 15 avril 2008

Crise des subsistances, famine et responsabilités internationales

Le grand retour de la famine1217092142.jpg.
Machiavel affirmait que la terre, en situation de surcharge, usait de trois moyens : les épidémies, la guerre et la famine.
Depuis deux décennies, les images de la famine se faisaient rares, ce qui ne signifie pas pour autant que la famine et/ou la disette aient été supprimés pour autant, mais les organisations caritatives et/ou les autres ONG contrôlaient une partie de la situation, ou le disaient, ou le pensaient. Mais voilà, la famine revient, comme au Moyen-Age, mais à grande échelle, c’est-à-dire qu’elle touche et va toucher une population sans précédent pour un temps indéfini254484734.jpg.
Ainsi donc, le progrès de la culture/civilisation judéo-christiano-marxiste, renforcée par la mondialisation et les prophètes PAC et Monsanto, se retrouvent mis en question. Voyons un peu.2140416674.jpg
Curieusement, un pays, l’un de ces grands pays, géants de la planète et de la famine endémique, tire son épingle du jeu, peut nourrir sa population de plus d’un milliard d’habitants : l’Inde.
Pourquoi ? Parce que ce pays a conservé une agriculture traditionnelle, c’est-à-dire normale.
La famine actuelle, qui risque d’être durable, a quatre causes :
- La surpopulation
- Le remplacement des cultures vivrières par des cultures industrielles
- La politique des grandes firmes qui entendent casser les modes de culture pour rendre les agricultures des pays les plus pauvres totalement dépendantes
- La politique agricole commune et les subventions des pays les plus riches à leurs agriculteurs /agricultures, afin d’exporter la surproduction
Le discours des irresponsables

Pendant la campagne présidentielle, j’ai eu à rencontrer le député de ma circonscription
qui tenait un discours, celui de la FNSEA 1183586647.jpget des politiques (de l’UMP, mais qu’ont fait les autres ?...), discours qu’on ne va pas tarder à entendre de nouveau : il faut relancer la production, nous avons pour mission de nourrir le monde, la planète va passer de 6,5 à 9 milliards d’habitants d’ici 2025 !
C’est certain, il ne faut pas avoir peur d’entendre/de dire des conneries.
Revoyons les différents points.
La surpopulation est bien un fait majeur ; seul les imbéciles criminels disent le contraire : les religieux – toutes les religions sont natalistes, sauf les Cathares, hier, qui jugeaient avec raison que chaque fois que l’homme crée, il crée plus de mal que de bien ; bref on a brûlé les Cathares sur des bûchers en les accusant, notamment de sodomie, normal ! – les économistes et/ou démographes – rappelons-nous des discours hystériques de Sauvy !...- Les/certains politiques. Et chacun d’affirmer que Malthus avait peur. On a le droit de dire des conneries et de ne pas se/s’en priver.
Pour limiter l’accroissement de la population, il est possible d’encourager des politiques spécifiques, solution toujours partielle…mais.
Il faut surtout développer la scolarité/scolarisation. Les chiffres donnés à ce sujet par Youssef Courbage et Emmanuel Todd dans Le rendez-vous des civilisations, semble convaincant, encore faudrait-il une volonté politique, y compris pour calmer l’hystérie des religieux. Sadate a été assassiné par les frères musulmans pour cette raison. L’Algérie a multiplié les mosquées, investissement peu rentable, et sa population a été multipliée par quatre depuis 1962. Les Algériens eux-mêmes ne sont-ils pas les meilleurs juges de cette/leur situation.

Le remplacement des cultures vivrières par des cultures industrielles, et l’utilisation de cultures fourragères ou céréalières pour en faire des agro-carburants crée véritablement des famines, sous prétexte de fabriquer du carburant. Argument criminel et stupide, puisque cette production exige autant d’énergie qu’elle en produit pour un échec complet d’un point de vue écologique.

Les grandes firmes : elles polluent totalement la nature : puits en Bretagne, rivières, fleuves, le Rhône est totalement vérolé ; bref on refait mini-mata tous les jours. Ajoutons Monsanto et son fameux « agent orange » qui a bousillé les forêts du Nord-Vietnam et fait accoucher les mères de tant d’enfants difformes, estropiés, infirmes à vie. Mais nos amis américains agissent ainsi avec tant de bonne foi, avant d’aller au Temple, écouter le pasteur qui leur dit que nous sommes tous frères, notait déjà Tocqueville, stupéfait d’une telle mauvaise-bonne-foi religieuse et puritaine.
1170857070.jpgLa grande idée de Monsanto étant de foutre sa vérole partout, qu’elle diffuse ses variétés polluées afin qu’elles « foutent la vérole à toute la cavalerie », comme disait le poète, afin de pouvoir tenir sous sa coupe les fermiers auxquels on vend des semence hybrides ?
Baisé, vous ne pouvez pas replanter, plantes hybrides ? C’est inique ; cht’inique1199175554.jpg.

Enfin, last but not the least, les Etats-Unis et l’Europe subventionnent à mort leurs agricultures. Procédé totalement fou et déguelasse.
Prenons la PAC :
On a payé pour surproduire, et on paie en fonction de la taille et de la quantité. Bref, on tue la petite agriculture et les petits paysans, d’où le chiffre énorme des suicides chez ceux qui sont éliminés par le système, pour la FNSEA et le ministère, c’est de la sélection naturelle.
On paie pour stocker.
On paie pour vendre/exporter, et bien sûr, de propos délibéré on casse les agricultures locales, on tue les paysans qui ne peuvent plus survivre et n’ont plus qu’à se tuer ou à venir remplir les bidonvilles des cités africaines avant de tenter de passer en Europe : « on veut pas de vous… »
Un simple exemple, on a ainsi cassé l’élevage familial du poulet dans les villages africains, en leur exportant de gré et de force (échanges oblige), des poulets surgelés de merde, de merde surgelés à moitié prix.282984997.jpg

Mais nos vaillants énarques, politiques, responsables du syndicat agricole vont entonner ce couplet de merde : « Catholique et Français toujours, nous devons produire plus, relancer la production quantitative, et les OGM pour nourrir les petits Chinois qui meurent de faim.., les petits Noirs…

976534840.jpgLa seule chose à faire c’est de lancer une gigantesque campagne de relance de la culture familiale, vivrière, traditionnelle et renforcée par des outils intelligents, dans les pays/régions qui souffrent de la famine. Ainsi, on nourrit les hommes, on crée de l’emploi, on fixe une partie de la population sur son terroir/territoire naturel au lieu de la laisser mourir de faim et/ou de la parquer dans des camps-mouroirs-ghettos. Et, évidemment, on protège ces agricultures.

lundi, 31 mars 2008

Ingrid Betancourt, sacrifiée, martyre, victime innocente

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Le sort d'Ingrid Betancourt se joue actuellement dans de sordides tractations. Sa campagne électorale, lorsqu'elle fut interceptée par les FARC, voici six ans, portait sur l'impératif de restaurer une vie politique véritablement démocratique, de remettre l'éthique au coeur du politique - et dans la politique - dans un pays où, aussi bien le pouvoir que les FARC, étaient entièrement corrompus par le système de la production et du trafic de la drogue, dont l'argent profitait aux uns et aux autres. Elle entreprenait de casser un système dans lequel la lutte entre le pouvoir et les FARC, était, en fait, le combat entre deux familles de la Mafia. On sait ce qu'il en advint, elle était aussi coupable pour les uns que pour les autres, elle ne devait survivre qu'en tant que monnaie d'échange.1097024386.jpg

Mais, pour les deux clans en question, il est important qu'elle ne survive pas à l'échange.
Ne nous y trompons pas, nous avons affaire à deux camps/clans, aussi pervertis, cruels, immoraux et criminels l'un que l'autre.
Les FARC sont évidemment une bande de criminels abrutis et fascisants, dont le pseudo-idéal révolutionnaire aurait dû servir à voiler que ce sont, d'abord et essentiellement, des criminels, s'enrichissant par le trafic de la drogue, des tueurs de la pire espèce, pour lesquels le respect de la vie et de la personne humaine n'existent pas. On ne peut même pas les qualifier de bouchers, ils sont bien au-delà, au rang des pires bourreaux nazis.

Mais il faudra bien, un jour, révéler comment Uribe a toujours tout fait pour conduire à l'échec toutes les tentatives de libération, de quelque nature qu'elles aient pu être, mais qu'à l'évidence, il l'a fait avec l'appui du pouvoir américain – c'est-à-dire celui de Georges Bush – 1174416432.jpgpar l'intermédiaire des services secrets et/ou militaires des Etats-Unis.
Rappelons-nous, du temps de de Villepin, cet avion envoyé en Amazonie pour récupérer Ingrid Betancourt. Globalement, depuis des lustres, nos services secrets s'y entendent quand il s'agit de récupérer, enlever, exfiltrer un citoyen français, depuis le duc d'Enghein – qui devait être jugé/assassiné, pour satisfaire les ambitions du despote du moment - jusqu'au colonel Argoud.

Curieusement l'affaire échoue, le Brésil est prévenu... Pourquoi ? Comment ? Par qui ?

A n'en pas douter, nos amis Pentagone/CIA ont repéré l'affaire et l'ont fait capoter.

Nouvelle tentative, nouveau torpillage ! Qu'on en juge : les FARC, avaient déjà libéré deux groupes d'otages proches (ou qui avaient à voir avec le cas ) d'Ingrid Betancourt.
Celui qui mène l'affaire, qui négocie pour les FARC dont il est le numéro 2, est tué par l'armée colombienne. Si l'affaire avait eu lieu sur le territoire colombien, elle aurait déjà invité à la réflexion, puisque chacun savait que des négociation-tractations avaient lieu, dans lesquelles Ingrid Betancourt occupait une position centrale !
Mais ce n'est pas le cas, l'opération a eu lieu en territoire équatorien, après que l'armée colombienne a été avertie pas les services des Etats-Unis qui ont localisé le numéro 2 des FARC grâce à leur logistique.


Dans ces conditions, l'intervention de l'armée colombienne, téléguidée par les services des Etats-Unis - une fois encore - avait pour but premier de faire échouer - une fois encore - la libération d'Ingrid Betancourt.
Chacun eut bien conscience que cette opération ruinait quasiment tout espoir de libération et relevait de la mise à mort programmée.

A qui profite le crime ?

Cette action scandaleuse et criminelle du pouvoir bushien se comprend dans la logique actuelle des néocons. Le résultat de leur brillante stratégie a réussi à faire haïr, sinon les Etats-Unis, du moins le pouvoir actuel quasiment sur toute la planète, mais surtout, à leur porte, l'Amérique latine où il ne leur reste plus guère d'alliés ou d'affidés, mais Uribe est au nombre de ceux-là. 1019362602.jpgIls feront donc tout pour le défendre, et à ce point de vue, la vie d'Ingrid Betancourt, pour eux, compte d'autant moins que l'autre intermédiaire/négociateur est Chavez dont ils se sont juré d'avoir la peau. Ils ont déjà fomenté/sous-traité un coup d'Etat contre lui, comme hier, un 11 septembre, ils ont sous-traité le coup d'Etat au Chili et la mort d'Allende, avec l'armée chilienne et le secours de la démocratie chrétienne !

Depuis des années, la France a fait tout ce qu'elle a pu pour permettre la libération d'Ingrid Betancourt. Les gouvernements successifs ont fait et continuent de faire le maximum pour réussir, leur reprocher d'éventuelles maladresses serait bien inconvenant.
En revanche, ne rien dire, ne rien faire, contre un pouvoir aussi cynique que celui de l'actuel président et de ses services, prévoir de réintroduire la France dans l'organisation intégrée de l'OTAN, prévoir d'envoyer des renforts français en Afghanistan pour faire plaisir à l'actuel président des Etats-Unis, dont les citoyens confessent qu'il a été le pire de tous et qu'ils l'ont sinon élu (car la première élection a été volée – vol dont la Cour Suprême est responsable au premier chef -) du moins réélu, relèverait de la naïveté, de la complaisance, de la sottise et/ou de l'incompétence.1043449885.jpg

mardi, 15 janvier 2008

Quelle est la différence entre Tony Blair et Lady Macbeth ?

Bien sûr, vous le savez, Lady Macbeth et Macbeth étaient des amateurs, des gagne-petit, ccd01a977051103e13b1685151c4f6b5.jpgun peu comme Monsieur Verdoux, le Landru de Chaplin, qui, jugé et condamné à la peine capitale commente ainsi la décision : " Un meurtre fait un bandit, des millions, un héros. Le nombre sanctifie, mon cher ami. " 21c3e47941c86d2e02e901f310daf01a.jpg
Vous l’aurez compris, aucun rapport avec notre ami Tony, ne comptez pas sur moi pour rappeler que l’intervention en Irak a fait plus de 600 000 morts irakiens.71549bda7e86b6d7c943bf72a6e275ae.jpg Ne comptez pas sur moi pour rappeler que la décision fut prise par Georgie Bush, le patron de Poodle-Tony, à partir de preuves factices inventées de toute pièce par les services du fringant Tony.
D’ailleurs, Macbeth et Lady Macbeth appartiennent à la catégorie des Blêmes criminels dont Nietzsche dénonce la faiblesse dans le Zarathoustra.b75d673ed226983b0815a37361fed604.jpg Ils sont pâles, ils dorment mal, ils veulent absolument « chasser ce sang… »
Shakespeare a écrit de bien belles choses là-dessus. Macbeth, dès le départ, n’est pas très couillu ; Lady Macbeth est, elle, une Iron-Lady, d’abord, mais ensuite sa raison chancelle…


Macbeth II, 354050fe76bf9377647bab83c6b0a7a46.jpg

LADY MACBETH.-Qui donc criait ainsi ?-Quoi ! digne thane, vous laissez votre noble courage se relâcher jusqu'à ces rêveries d'un cerveau malade ? Allez, prenez de l'eau, et lavez de vos mains ce sombre témoin.-Pourquoi avez-vous emporté ces poignards ? Il faut qu'ils restent là-bas. Allez, reportez-les, et teignez de sang les deux serviteurs endormis.
MACBETH.-Je n'y retournerai pas ; je suis effrayé en songeant à ce que j'ai fait. Je n'ose pas le regarder de nouveau.
LADY MACBETH.-Faible dans vos résolutions !-Donnez-moi ces poignards.
Ceux qui dorment, ceux qui sont morts, ne sont que des images ; c'est l'oeil de l'enfance qui craint un diable en peinture. Si son sang coule, j'en rougirai la face des deux serviteurs, car il faut que le crime leur soit attribué.
(Elle sort.)(On frappe derrière le théâtre.)

MACBETH.-Pourquoi frappe-t-on ainsi ?-Que m'arrive-t-il, que le moindre bruit m'épouvante ?-Quelles mains j'ai là ! Elles me font sortir les yeux de la tête.
-Est-ce que tout l'océan du grand Neptune pourra laver ce sang et nettoyer ma main !


Acte V, 1

LE MÉDECIN.-Que fait-elle donc là ? Voyez comme elle se frotte les mains.
LA DAME SUIVANTE.-C'est un geste qui lui est ordinaire : elle a toujours l'air de se laver les mains ; je l'ai vue le faire sans relâche un quart d'heure de suite.
LADY MACBETH.-Il y a toujours une tache [...] Va-t'en, maudite tache... ; va-t'en, te dis-je.-Une, deux heures.-Allons, il est temps de le faire.-L'enfer est sombre !-Fi ! [...] Quoi ! ces mains ne seront-elles jamais propres ? [...] Il y a toujours là une odeur de sang. Tous les parfums de l'Arabie ne peuvent purifier cette petite main !-Oh ! oh ! oh ! [...] Lavez vos mains, mettez votre robe de nuit, ne soyez pas si pâle. Je vous le répète, Banquo est enterré, il ne peut pas sortir de son tombeau.


Rien à voir avec notre ami Tony, toujours souriant, fringant, en pleine forme !

A-t-il lu Nietzsche, je n’en sais rien (il paraît que Georges Walker Bush vient de terminer son 87e livre ; on ne le croirait pas) ; Nietzsche qui écrit cette phrase dont le sourire de Blair prouve combien elle est juste : « C’est moi qui ai fait ceci, dit ma mémoire, impossible, dit mon orgueil, finalement c’est la mémoir qui cède ».

Et notre ami Bienaimé Sarko Ier de commencer la promo de Blair pour la présidence européenne. 5d58b7c15303b799777355ef2f99866d.jpg[Savez-vous si Benedictus Sixtine lui a envoyé sa bénédiction?b028d13d3c4c861bddd533746fc2443e.jpg82594a992716437c8780cee2d7436b33.jpg]
Je ne sais pas s’il donnera à Tony-Poodle Bush les conseils que les philosophes patentés donnèrent à Michel Onfray :
« Chez Grasset on m'a dit : "Quitte ta femme ! 88a522750a6be802eb9d11efd262e92a.jpgQuitte Argentan ! Viens à Paris ! On te présentera les gens qu'il faut pour faire carrière"».
Et notre ami Blair est radieux; 8c4b9549ccca438760cb57d4ef74e9c9.jpgle ciel s'entrouve, des anges fessus jouent de la trompette et lui chantentfbd6b94a9b8cc8706b3c9fc14be021f3.jpg :

Un jour une petite chatelai-ai-ne
Enl'vée par des romanichels
Fut mise dans une chambre malsaine
Tout en haut d'la rue Saint-Michel
La p'tite au caractère rieur
Prit joyeusement son malheur

Le lendemain elle était souriante
A sa fenêtre fleurie chaque soir
Tony arrosait ses petites fleurs
Grimpan-an-antes
Avec de l'eau de son p'tit arrosoir.


Amis poètes, à vos plumes…

vendredi, 11 janvier 2008

Sociétés et religions : les élections américaines, laïcité et sécularisation, le déclin du catholicisme européen ; Tocqueville, une lecture de pleine actualité !

Les élections américaines qui se déroulent, le contraste saisissant d’une société américaine où le fait religieux semble s’imposer dans la campagne et la société française, laïcisée et sécularisée, pays catholique en voie de déchristianisation, autant de questions de société qui se posent à nous avec une acuité accrue en ce début de troisième millénaire. Le problème majeur est aujourd’hui celui de l’articulation du politique et du religieux, des choix d’aujourd’hui dépendent directement la sauvegarde – ou plutôt la restauration - de la paix ou la guerre généralisée, le conflit qui débouche sur l’Apocalypse comme le montre avec force René Girard dans son dernier livre (1).
Le plus choquant, aujourd’hui, est l’incompréhension réciproque existant dans l’articulation du religieux et du politique entre les sociétés étatsuniennes, européennes et les sociétés musulmanes (2) ; or nos concitoyens sont sans outils intellectuels pour aborder cette problématique. Les présentations qui sont faites aujourd’hui dans les médias, et qui seront beaucoup plus importantes dans les mois à venir - puisque c’est du conflit généralisé et apocalyptique ou de la paix et de la survie qu’il est question - sont obligatoirement superficielles puisque, de par leur nature même ces émissions ne peuvent pas vraiment permettre de comprendre une problématique qui se pose depuis la fin du XVIII siècle, globalement depuis la naissance des républiques américaine (Etats-Unis) et française.
Or il se trouve que, de 1835 à 1859, Tocqueville a abordé ces questions et mis en évidence la nature profonde des questions qui se posent aux sociétés démocratiques.

La place et le rôle de la religion au Etats-Unis.
(Re)lisons Tocqueville :
Aux États-Unis, la religion se confond donc avec toutes les habitudes nationales et tous les sentiments que la patrie fait naître; cela lui donne une force particulière.[…]
En Amérique, la religion s'est, pour ainsi dire, posé elle-même ses limites; l'ordre religieux y est resté entièrement distinct de l'ordre politique, de telle sorte qu'on a pu changer facilement les lois anciennes sans ébranler les anciennes croyances.6dac40045c7b5280708a43faa48cefe6.jpg
[…]C'est la religion qui a donné naissance aux sociétés anglo-américaines : il ne faut jamais l'oublier; aux États-Unis, la religion se confond donc avec toutes les habitudes nationales et tous les sentiments que la patrie fait naître; cela lui donne une force particulière ».

Mais il ajoute que si la religion doit : « être considérée comme la première de leurs institutions politiques, c’est dans la mesure où elle s'est, pour ainsi dire, posé elle-même ses limites; l'ordre religieux y est resté entièrement distinct de l'ordre politique… »

La lecture de Tocqueville nous permet de mieux comprendre la double tradition étatsunienne : celle des pères fondateurs qui construisaient le pays et ses institutions la Bible à la main, et celle des hommes formés à l’école des Lumières, comme Jefferson ( ambassadeur en France de mai 1785 à août 1789), pour lequel la construction d’un «mur de séparation » entre l’État et les Églises constitue une impérieuse nécessité. Ce principe de la séparation de l’Eglise et de l’Etat figure dès le premier amendement, dans l’Amérique de Jefferson : « Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l'établissement ou interdise le libre exercice d'une religion » ; principe d’autant plus pertinent qu’aux Etats-Unis, dès le début, on n’a pas affaire à un Eglise mais à une pluralité d’Eglises et de sectes.
Aussi, depuis lors, les Etats-Unis ont vu successivement au pouvoir l’une ou l’autre des tendances (mais parler d’alternance serait trop réducteur). Tantôt les présidents soulignent leur distance vis-à-vis de la religion. Jefferson était agnostique, John Quincy Adams, que Tocqueville rencontra pendant son voyage (3) , était un partisan convaincu de la laïcité, choisissant de prêter serment, non sur la Bible, mais la Constitution des États-Unis. Théodore Roosevelt ne prêta serment sur aucun livre ; Franklin Pierce et Herbert Hoover n'ont, quant à eux, pas juré, mais promis de remplir fidèlement leurs fonctions et de défendre la Constitution.
Kennedy, lui, prêta serment sur une version catholique de la Bible. Mais, la religion catholique étant minoritaire et perçue comme naturellement monopoliste, il prit soin de mettre en avant la séparation entre l’Etat et les Eglises.
Ce n’est que depuis 1956, la Guerre Froide aidant, les Américains se sentent remplis d’une mission divine que la devise : « In God we trust » a remplacé sur le dollar « E pluribus unum » qui vantait les mérites de l’union et de l’association !4bdb89b2e612b90eacfa54c1d9dc9618.jpg

Auourd’hui, comme en 1831, un homme politique ne peut faire carrière s’il professe ouvertement son athéisme ou attaque toutes les Eglises ou sectes comme le soulignait Tocqueville :
« Aux États-Unis, lorsqu'un homme politique attaque une secte, ce n'est pas une raison pour que les partisans mêmes de cette secte ne le soutiennent pas; mais s'il attaque toutes les sectes ensemble, chacun le fuit, et il reste seul ».
Mais cette revendication religieuse relève sans doute, comme en conviennent nombre d’Américains en privé, d’un positionnement politique, idéologique et sociétal que d’une foi profonde comme Tocqueville le soulignait déjà : « Je ne sais si tous les Américains ont foi dans leur religion, car qui peut lire au fond des cœurs ? Mais je suis sûr qu'ils la croient nécessaire au maintien des institutions républicaines. Cette opinion n'appartient pas à une classe de citoyens ou à un parti, mais à la nation entière; on la retrouve dans tous les rangs. »041d370e14cb656def03b0a0c274f600.jpg
Il entre dans cette religiosité du pragmatisme, de l’hypocrisie, une sorte de pari économique qui espère une sorte de retour sur investissement : « [Aux États-unis] on suit une religion comme nos pères prenaient une médecine au mois de mai, si ça ne fait pas de bien, a-t-on l’air de dire, au moins ça ne peut pas faire de mal, et il est d’ailleurs convenable de se conformer à la règle commune. »

Le catholicisme va-t-il mourir ?

.Etienne Charpentier, l’un des grands biblistes français disparu accidentellement voici 25 ans, était l’un de mes amis. Que de fois l’avons-nous entendu répéter, non sans une réelle ironie devant le tragique de la situation : « L’Église catholique me fait penser à l’un de ces chats des dessins animés qui avancent levant la tête, voire fermant les yeux, sans s’apercevoir qu’au bout d’un moment ils marchent au-dessus du vide »

Pour Tocqueville, l’Eglise catholique est son meilleur/pire ennemi, voici ce qu’il écrivait à son ami Corcelle, le 15 novembre 1843 :
« Ce qui est [le] plus dangereux […] c'est l'esprit même du catholicisme, cet esprit intraitable qui ne peut vivre nulle part s'il n'est le maître. Le catholicisme, qui produit de si admirables effets dans certains cas, qu'il faut soutenir de tout son pouvoir parce qu'en France l'esprit religieux ne peut exister qu'avec lui, le catholicisme, j'en ai bien peur, n'adoptera jamais la société nouvelle. Il n'oubliera jamais la position qu'il a eue dans l'ancienne et toutes les fois qu'on lui donnera des forces, il se hâtera d'en abuser.[…] Le clergé ressemble parfaitement aux hommes de l'ancien régime. Dès qu'un vent de popularité lui arrive ou que la main du pouvoir se tend vers lui, il se croit follement le maître de la société et, au lieu de profiter de cette fortune pour prendre dans la nouvelle hiérarchie une place utile et grande quoique secondaire, il se fait briser en voulant se rasseoir à la première. Le même esprit qui a perdu la Restauration perdra toujours j'en ai bien peur, le clergé et, malheureusement avec lui, la religion ».e1e34c2425e071572817ef8a5934b25a.jpg

« Cette citation est malheureusement vraie […] et je n'avais pas encore lu ce risque aussi bien exprimé »,
convenait voici peu l’un des responsables du service religieux d’un grand journal catholique répondant à l’un de mes courriers.

Tocqueville a été témoin du rendez-vous manqué de l’Eglise catholique avec l’Histoire. Après la Restauration l’Eglise qui s’était discréditée, estime Tocqueville, en soutenant le régime, retrouve son rang, sa place et l’estime de la population, puis elle se fourvoie à nouveau. Elle se mêle de politique de la pire façon qui soit, en soutenant alors et depuis lors, les régimes les plus conservateurs et/ou réactionnaires, antidémocratiques et antirépublicains : de Napoléon III à Pétain, en passant par Mussolini et Franco. Aujourd’hui le catholicisme romain (5) subit l’extrême violence de ce retour du refoulé, l’insupportable vestige du cadavre dans le placard.
Tocqueville s’est violemment indigné du soutien de l’Eglise et de la hiérarchie catholique à un despote liberticide (5). En mars 1858 il écrit à l’Evêque de Coutance qui vient d’appeler ses ouailles par trois fois en trois mois à prier pour, « L’envoyé du Très-Haut ». Cet attelage de la religion et du pouvoir constitue, explique-t-il : « un danger pour la religion à prendre parti pour le pouvoir nouveau et à le recommander en pareils termes au nom de Dieu. J’ai vu, de mon temps même, l’Église mêler aussi sa cause à celle du premier empereur ; je l’ai vue de même couvrir de sa parole la Restauration ; et il ne m’a pas semblé qu’elle eût profité de cette conduite. Dans un pays en révolution comme le nôtre, les jugements qui sont portés sur le pouvoir du moment ne sauraient être unanimes. Dans ces temps malheureux, on ne blâme pas seulement les actes du gouvernement ; on conteste sa moralité, ses droits.[…] La loi morale universelle réprouve absolument [les exactions du pouvoir impérial]. Ceux qui ont présents ces souvenirs si récents de notre histoire, [ ne peuvent manquer d’éprouver ] un trouble douloureux au fond de leur âme et une sorte d’ébranlement de leur croyance, en entendant les voix les plus autorisées couvrir de pareils actes au nom de la morale éternelle… »
Tocqueville estime également que le pontificat de Pie IX, dont il est contemporain (6), ne peut que conduire l’Eglise catholique à son déclin pour cette raison à laquelle il en ajoute deux autres, d’une part, une surcharge dogmatique inutile – l’invention du dogme de l’Immaculée conception, par exemple – d’autre part parce que, sauf à prendre la voie de l’intégrisme ou du fanatisme, les religions ne doivent pas aller inutilement, en des temps démocratiques, à rebours des moeurs.
Si aujourd’hui les églises sont vides, si depuis 25 ans le nombre des « messalisants » a chuté de 84% (7) c’est parce qu’il n’y a pas de relève. Pourquoi? Parce que les femmes de ma génération se sont trouvées de facto hors de l’Eglise, de la communion, des sacrements en refusant de se soumettre aux exigences anachroniques de l’encyclique Huamane Vitae.
« La femme fait les mœurs », écrit Tocqueville, elles faisaient également le cathéchisme et assuraient la transmission sinon de la foi, du moins de la pratique religieuse. Aujourd’hui l’Eglise de France est devant ce paradoxe : dans ce pays où plus des 2/3 des citoyens se considère(raient), aujourd’hui encore, sinon comme catholiques, du moins comme de tradition catholique [tradition avec laquelle ils accepteraient volontiers de renouer…s’il y avait une offre] moins de 20% des enfants d’une tranche d’âge font aujourd’hui leur communion contre plus de 80% en 1970 !

On le voit, les textes de Tocqueville demeurent d’une complète actualité et leur lecture permettrait à nos concitoyens d’aborder les problèmes majeurs qui se posent actuellement d’une façon un peu plus approfondie.…

Notes
1 - Achever Clausewitz, Carnetsnord, 2007.
2 - La question se pose, on le remarquera, entre les religions du livre, leur coexistence possible ou non, conflictuelle ou pacifique, et la sécularisation, la possibilité d’une évolution vers une démocratie laïque, alors que cette problématique n’a guère de sens pour le monde asiatique, par exemple ; de plus cette opposition est asymétrique : Etats-Unis, Europe, monde musulman – qui ne correspond pas exactement à une entité géographique - , reste à poser le problème du continent africain partagé entre islam et religions et/ou sectes chrétiennes…
3 - Tocqueville prend fait et cause pour la séparation du religieux et du politique, des Eglises et de l’Etat, qu’il a expérimentée dans l’Amérique de Jefferson, qui n’est mort que depuis cinq ans lorsque Tocqueville arive aux Etats-Unis.
4 - Pensons ici aux trois grandes nations catholiques que sont l’Italie, l’Espagne et la France.
5 - Tocqueville n’a aucun doute à ce sujet, n’oublions pas, en outre, que le régime fut à peu près continuellement en guerre, et que le « Neveu » qui n’en était pas un, acheva les forfaits de l’oncle qui avait fait, écrit Tocqueville : « de nos alliés naturels (les Allemands) nos pires ennemis, qu’il engagea la France dans la guerre de 1870 d’où sortirent les deux guerres mondiales. René Girard souligne comment la montée aux extrêmes qui mène à l’Apocalypse naît des ces guerres franco-allemandes.
6 - Tocqueville était ministre des Affaires étrangères dans le second gouvernement Barrot – 2 juin -30 octbre 1849- et il se trouva en charge de l’intervention militaire française (à laquelle il était opposé) ; il voulait, toute sa correspondance privée et officielle l’établit, contraindre le pape à amnistier tous les républicains qui s’étaient emparés de Rome et à donner une constitution libérale à ses Etats. Louis-Napoléon Bonaparte choisit, pour marquer son autorité, de renvoyer, inconstitutionnellement, le gouvernement sur cette question.
7- Je travaille ici d’après lenquête de La Croix en 2006.
8 - Quinze jours au désert, in Gallimard, « la Pléiade », I, p. 219-220.

mardi, 18 décembre 2007

Oh Vive Blair, Vive le Blair, oh !

Notre ami Sir Tony BlairBush’spoodle, représentant du quartet pour la paix au Moyen-Orient vient de faire une allocution, il a notamment parlé, ce matin même, en français sur nos antennes.0cb0a8162811d91c2af5267e840b9669.jpg
Cher Tony, il se voyait déjà Churchill, et craint de sombrer dans les feuillets de l’Histoire ; c’est pas drôle, ça , le feuillées, c’est une corvée, il y a des corvées de feuillées
A l'ombre des feuillées en Fleurs
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L’histoire est parfois injuste ; considérez notre président, celui qui a eu la plus belle mort, au champ de bataille, notre Félix Faure. Qui ne rêve d’une si belle mort, en épectase, et pourtant vous voyez peu de monuments en érection à sa mémoire.
Il se voyait César, il mourut Pompée, dit-on ce qui valut à Marguerite Steinheil, sa maîtresse le doux surnom de pompe funèbre !

- Taisez-vous, malotru, vous parlez de la France !
- Mais non, elle s’appelait…
- Taisez-vous, ça peut porter malheur. Pensez à l’avenir du pays…
- Moi, je ne fais que cela, d’ailleurs je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur !


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Grotesque sur la façade d'une maison en pierres, Chartres XII e siècle...
La conférence/rencontre qui vient de se dérouler à Paris tient beaucoup de la gigantesque embrouille. Bush, Condie Rice et les autres veulent donner l’impression de chercher une solution, alors que, depuis le début, Bush et les néo-Cons et les fau(x ?)cons israéliens n’ont eu qu’une obsession : casser tout processus de paix au Moyen-Orient. Cela avait commencé avec la liquidation de Rabin et cela n’a fait que croître et embellir.
Les Palestiniens portent leur part de responsabilité, elle est lourde, c’est Arafat refusant les dernières propositions de Barak, allant au-delà de ce qu’il pouvait promettre.Mais il fallait saisir l’opportunité qui se présentait. Ce fut le dernier combat de Clinton pour tenter de sauver/d’instaurer la paix.
On sait la suite !
Le Hamas est lui aussi totalement responsable, d’ailleurs il ne veut pas de double Etat, mais un seul Etat, thèse défendue par Kadhafi, qui pourrait se défendre, sur le papier, mais dont on sait bien qu’elle aboutirait à la situation qui fut celle de l’Algérie en 1962 lorsque les Harkis furent « sacrifiés » et les Pieds-noirs chassés ou exécutés, quasiment tous au bout du compte, y compris ceux qui avaient pris fait et cause pour l’indépendance.
Situation de la Rhodésie/Zimbabwé de ce grand démocrate de Mugabé, qui a chassé tous les blancs, sans distinction et transformé un grenier à blé en pays de la famine.

Les nouveaux Oudini : Lancer un processus permettant d’aboutir à la paix à la fin 2008 !

Dites cela à un cheval de bois, il vous lancera une ruade !
La paix en Irak : plus de 600.000 morts, un pays dévasté. Les Anglais de notre ami Tony commencent à quitter la pays.
Le bilan est extraordinaire : les forces de la coalition ont renversé une dictature laïque qui s’imposait à un pays devenu pauvre ; les doctors B & B vont avoir instauré une dictature religieuse, après avoir utilisé des remèdes de cheval, des tortures et clystères des prisons livrées à l’imagination de la soldatesque étatsunienne, et surtout des saignées : "Faut qu'ça saigne!" Des saignées, il y en a eu : « Clysterium donare, ensuita purgare, saignare » !!! Ca, pour être saignés, ils l’ont été. Mais la victoire est là ! Le Grand Inquisiteur, le Buisson/Bush ardent, leur laissera un pays ruiné, au mains d’une dictature (ou plutôt de dictatures plurielles) et religieuses.
Aujourd’hui, déjà, à Bassora libéré, les jeunes filles et leurs mères ont le droit d’être éliminées si elles ne respectent les lois et principes de la Charia !
Belle victoire, cher Tony, 5f792b2a0ee5a81b952bebdcadbe2e5f.jpg3a8642c5e7f55b3cb6810a3117c09a8b.jpgtu sais que tu vas me faire venir les larmes aux yeux !

Pendant les soldes, les travaux continuent !

Rien de tel que l’évocation d’un processus de paix pour continuer à implanter des colonies, expulser des Palestiniens et tuer des terroristes !
Le seul problème est que, pour celui qui entend(rait) engager un processus de paix, il faudrait commencer à discuter aujourd’hui avec ceux qu’on appelait - la veille - des terroristes ; ainsi négocia-t-on avec le Viet-Minh, le FLN, etc…
Dans le cas contraire : on ne négocie pas, on continue la guerre !
Le Hamas ne veut pas la paix, le gouvernement israélien ne veut pas la paix. Combien de Palestiniens et d’Israéliens veulent vraiment la paix ? Ils sont nombreux, et courageux, mais combien sont-ils ? Pourquoi ne peuvent-ils pas imposer une vraie négociation ?
Décidément, les Cathares avaient raison, les forces du mal à l’œuvre dans le monde l’emportent toujours sur les forces du bien, et si les forces du mal existent, et elles existent, elles sont bien incarnées dans tous les Grands Inquisiteurs du moment. Tous ceux qui accusent l’autre de Grand Satan, de force du mal, d’Etat voyou, disposant d’armes de destruction massive, donnent le change, comme les procureurs des tribunaux de sorcellerie. Ils sont eux, l’incarnation du mal !
Il faut en finir avec l’acceptation de cette supercherie.

Les rois de l’esbroufe !

(Re)Lisez donc Girard, nous en sommes au stade de la montée aux extrêmes, là où les plus acharnés des deux protagonistes sont prêts à entraîner le monde dans l’Apocalypse.
Ils sont quelques-uns à être des Docteur Folamour.
Pourra-t-on réagir à temps ? Pas si sûr ! Cela fut la grande erreur de Tocqueville de penser que la raison pouvait agir sur les débordements politiques.
Or nous sommes au royaume de Guignol, parfois c’est le simple spectacle people : télé, strass et plumes dans le cul, en guise de référent culturel. Souvent c’est beaucoup plus grave : retour de la barbarie et des génocides, retour des fanatismes religieux de tous ordres. Ici c’est une femme violée ... par des hommes courageux et virils qui ne sont, évidemment pas punis, elle si, par les tribunaux, à deux cents coups de fouet...Sans commentaire, mais le roi a levé la sanction.

Là un Etat dont les citoyens ont a eu à souffrir les pires barbaries, transforme l’"Etat" voisin en ghetto, camp de concentration à ciel ouvert se réservant d’alimenter en eau et électricité, ou non les habitants ! Faut le faire!
Que ceux d’entre eux qui ont été sauvés, autrefois, par des Justes se souviennent.

Aujourd'hui, à quoi bon envisager des « dons » à un Etat palestinien, s’il n’existe pas, si l’on n’est pas décidé à le laisser vivre !
L’Europe a déjà payé ces infrastructures : port, aéroport, mise en place de forces de sécurité : tout a été détruit systématiquement, pierre par pierre.
Avant d’aller plus loin il convient de demander aux deux (trois) protagonistes s’ils veulent la paix et jusqu’où ils sont prêts à aller.
Inutile d’aller plus loin si l’un dénie l’existences ou le droit de l’autre à l’existence.
Israél a le droit d’exister, de vivre en sécurité à l’intérieur de frontières reconnues et garanties même à l’intérieur d’un mur, si bon lui semble, à condition que celui-ci respecte les limites du peu de territoire (leur territoire) laissé aux Palestiniens.
Les Palestiniens ont le droit à leur Etat, sans aucune implantation israélienne ni aucun empiètement d’aucune sorte.
Si on ne pose pas ces préalables, inutile d’aller plus loin. On ne fait que gesticulations pour donner le change, remettre en selle le pire Président que les Etats-Unis ont jamais eu (je ne dis pas cela seulement en tant que Français, ce qui est parfois suspect, mais en tant qu'ami, de mes amis des Etats-Unis, qui disent la même chose) et qui veut en fait arriver à un acccord de façade avec les Sunites pour pouvoir aller bombarder l’Iran.
Car tel est, au bout du compte, son véritable but, il a d’ailleurs été aidé – voire devancé – en cela par notre ami le French Doctor Kouchner, qui, le premier, a prononcé les mots ! Ben quoi : la guerre, les bombardements !
Sacrés farceurs, on imaginait quand même les cavaliers d’Apocalypse avec d’autres tronches, mais c’est peut-être là, comme disait l’autre, une ruse de l’Histoire.
Hitler n’était pas un grand arien blond, mais un Autrichien, peintre raté, pas tout à fait impuissant, mais qui n’avait qu’une couille de descendue.
(Re)lisez Haanah Arendt afin de prendre conscience que tous ces monstres qui ont ensanglanté l’histoire, particulièrement dans ces despotismes des temps démocratiques étaient/sont des gens ordinaires. Un peu comme des Français moyens, un peu en dessous de la moyenne ; bourreaux, despotes, sinistres français et étrangers ceux d’hier : Laval, Doriot Hitler, Mussolini, Pétain, Franco, Staline, Mao, Pol Pot & C°, et ceux d’aujourd’hui…
Lesquels ?
Regardez et oyez, braves gens, tous ceux qui prétendent
laver plus blanc, partir en guerre contre le Grand Satan, regardez-les bien.

Demandez à l’entéro-gastérologue de regarder de près le cliché de leur dernière coloscopie et soyez assurés que vous y trouverez là, dans un coin, la bobine de Satan ...en train de se fendre la gueule !

jeudi, 27 septembre 2007

Birmanie, Chine, Jeux Olympiques et java des joyeux bouchers!

Les militaires birmans attendent de lâcher leurs troupes sur la population, les bonzes et les autres.
Que faire?
La France préside actuellement le Conseil de Sécurité demande une de ces condamnations internationales qui, hélas, ne mènent pas à grand chose.
"Evidemment nous ne ferons rien!" disait Cheysson au moment de la Pologne de Jaruselski, époque où les Polonais rêvaient de démocratie et n'avaient pas encore l'idée d'élire les jumeaux, les Naf Naf et Nif Nif qui, justement veulent rétablir la peine de mort et sous traitent les lieux de torture aux démocrates de l'administration Bush!
Eh bien proposons de faire quelque chose, quelque chose de simple et fort.
Nos amis chinois, grand débiteurs de chair humaine, vaillants défenseurs de la peine de mort, comme notre ami Johnny Walker Bush, et qui débitent les fusillés encore tout chauds pour les pièces détachées : on prélève et revend les yeux, les oreilles, et le bec, alouette...
Mais nos amis de cette belle démocratie chinoise, où délocalisent nos joyeux industriels, tiennent avant tout à leur vitrine: les Jeux Olympiques!
Eh bien, jouons du billard à trois bandes: la bande de militaires qui est à la tête de la Birmanie est soutenue par le pouvoir chinois; que notre président Bienaimé Sarko demande seulement à l'ONU que toutes les nations démocratiques s'engagent à ne pas participer aux Jeux Olympiques qui doivent se dérouler en Chine si nos amis chinois n'imposent pas à leurs camarades militaires-bouchers birmans de rentrer dans leurs casernes et de respecter la démocratie puisqu'il y a eu des élections précédemment dont les démocrates sont sortis vainqueurs.
Certes, une majorité des nations ne suivra pas, mais qu'importe.
Et puis, et c'est cela qui est important en cette période de mondialisation, de montée en force de l'opinion publique, s'affirmer le soutien des tyrans, des assassins, ce n'est plus tellement porteur.