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Politique internationale

  • État social démocratique, démocratie, despotismes et démocratures

    • Un mouvement irrésistible (nous) entraîne chaque jour, et (nous)marchons en aveugles, peut-être vers le despotisme, peut-être vers la république, mais à coup sûr vers un état social démocratique ?(A., I, 2, ch.5)

     

    Introduction

    Tocqueville analyste de la démocratie moderne : une pensée pour aujourd’hui (les pathologies de la démocratie actuelle).

    Tocqueville annonce le surgissement inéluctable de la démocratie : États-Unis, États de droit de l’Europe occidentale ; une seule alternative désormais : démocratie ou despotisme sachant que le despotisme n’est pas antinomique avec la démocratie, il en est l’un des avatars, l’une des voies de sortie.

    « la démocratie coule à pleins bords »

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  • État social démocratique, démocratie, despotismes et démocratures

    Ouest-France  16 octobre 2017  e m'inscris !

    « Pourquoi il faut lire les écrits de Tocqueville »

     

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  • Dictionnaire Tocqueville

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  • Economie réelle ou économie mafieuse ?

    Il y a toujours une dans l’économie une part d’escamotage et de filouterie mais celle qui s’est installée avec le néo-libéralisme  Reagan-Thatcher est sans commune mesure avec tout ce qui précède.hsbc,paradis fiscaux,économie réelle,mafia,loge p2,banque ambrosiano,susan george,les usurpateurs,écuries d'augias,lobby,reagan,thatcher,blanchiment,truands

    Nous sommes depuis lors prisonniers d’une économie mafieuse ; et les membres des  honorables sociétés financières et groupes bancaires ne sont pas d’une nature différente de celle des honorables membres des honorables sociétés avec lesquels ils partagent les hôtels, les avions, les femmes, les implantations géographiques et paradis fiscaux.

    Aussi suis-je satisfait de voir qu’avec l’affaire HSBC on se décide à marier système bancaire et mafia ; je le répétais depuis longtemps, vox clamans in deserto…

    Paradis fiscaux

    Prêts frauduleux

    Fonds pourris

    Blanchiment

    Mais le système dans lequel l’économie financière est totalement déconnectée de l’économie réelle n’est qu’une autre des tentacules de la pieuvre, celle qui fait que 1%   les plus riches, les plus puissants, les plus mafieux captent pour eux une part considérable de la richesse.

    Les plus pauvres deviennent des assistés à vie, dépendant entièrement pour leur subsistance de la charité publique ou privée tandis que les classes moyennes sont totalement pressurées. Economie du vol, économie mafieuse aux mains des plus riches mais surtout des grands groupes anonymes dont les managers, honorables membres de ces sociétés, ne se distinguent des mafieux que par quelques pratiques annexes, mais pour le reste ils ont le même ADN ; comme eux ce sont des truands, d’ailleurs les relations entre la mafia, les banques, les paradis fiscaux, sont incestueuses. Qu’on se rappelle l’histoire de la banque Ambrosiano liée au Vatican et à la loge P2.

    hsbc,paradis fiscaux,économie réelle,mafia,loge p2,banque ambrosiano,susan george,les usurpateurs,écuries d'augias,lobby,reagan,thatcher,blanchiment,truandsComment faire le ménage ? Nettoyer les écuries d’Augias ; tâche quasiment impossible. La seule condition nécessaire aujourd’hui possible consiste à faire sauter tous les secrets de ces groupes, le secret leur étant absolument indispensable. Mais cette condition n’est sans doute pas suffisante tant ces groupes et leurs lobbies tiennent nos pseudo « élites » politiques et leurs laquais par les c…..s. 

    Une petite pensées pour nos spécialistes qui viennent disserter sur nos économies et qui sont tous, ou presque, grassement rémunérés par de grands groupes auxquels ils permettent de prendre et de garder le pouvoir… Tous des « Usurpateurs ».hsbc,paradis fiscaux,économie réelle,mafia,loge p2,banque ambrosiano,susan george,les usurpateurs,écuries d'augias,lobby,reagan,thatcher,blanchiment,truands

     

  • Au chevet de la Grèce

    Aux bons soins des docteurs Fmi et Troïka

    Je me rappelle, comme dirait Pérec, le moment où DSK, directeur du FMI, disait que le plus simple et le plus économique serait / aurait été, à l'époque,  d'annuler la dette de la Grèce, nous étions en 2010-2011. ça aurait coûté combien? Bien moins, si mes souvenirs sont exacts, que les remises partielles ultérieures aujourd'hui évaporées et la dette toujours croissant comme le cadavre dans la pièce de Ionesco.

    Mais depuis lors, la médecine du FMi  et des instances internationales est exactement celle des médecins de Molière et me fait toujours penser à ce passage délicieux de Dom Juan:

    grèce,économie,fmi,dsk,molière,dom juan,sganarelle,troïkaSGANARELLE - Ma foi, Monsieur, avouez que j'ai eu raison, et que nous voilà l'un et l'autre déguisés à merveille. Votre premier dessein  n'était point du tout à propos, et ceci nous cache bien mieux que tout ce que vous vouliez faire.

     

    DOM JUAN - Il est vrai que te voilà bien, et je ne sais où tu as été déterrer cet attirail ridicule. 

     

    SGANARELLE - Oui? C'est l'habit d'un vieux médecin, qui a été laissé en gage au lieu où je l'ai pris, et il m'en a coûté de l'argent pour l'avoir. Mais savez-vous, Monsieur, que cet habit me met déjà en considération, que je suis salué des gens que je rencontre, et que l'on me vient consulter ainsi qu'un habile homme?

     

    DOM JUAN - Comment donc?

     

      SGANARELLE - Cinq ou six paysans et paysannes, en me voyant passer, me sont venus demander mon avis sur différentes maladies. 

     

    DOM JUAN - Tu leur as répondu que tu n'y entendais rien? 

     

    SGANARELLE - Moi? Point du tout. J'ai voulu soutenirl'honneur de mon habit: j'ai raisonné sur le mal, et leur ai fait des ordonnances à chacun. 

     

    DOM JUAN - Et quels remèdes encore leur as tu ordonnés?

     

    SGANARELLE - Ma foi! Monsieur, j'en ai pris par où j'en ai pu attraper; j'ai fait mes ordonnances à l'aventure, et ce serait une chose plaisante si les malades guérissaient, et qu'on m'en vînt remercier.

     

    DOM JUAN - Et pourquoi non? Par quelle raison n'aurais-tu pas les mêmes privilèges qu'ont tous les autres médecins? Ils n'ont pas plus de part que toi aux guérisons des malades, et tout leur art est pure grimace. Ils ne font rien que recevoir la gloire des heureux succès, et tu peux profiter comme eux du bonheur du malade, et voir attribuer à tes remèdes tout ce qui peut venir des faveurs du hasard et des forces de la nature.

     

    SGANARELLE - Comment, Monsieur, vous êtes aussi impie en médecine / économie ? 

     

    DOM JUAN - C'est une des grandes erreurs qui soit parmi les hommes.

     

    SGANARELLE - Quoi? vous ne croyez pas au séné, ni à la casse, ni au vin de l'émétique? 

     

    DOM JUAN - Et pourquoi veux-tu que j'y croie? 

     

    SGANARELLE - Vous avez l'âme bien mécréante. Cependant vous voyez, depuis un temps, que le vin émétique fait bruire ses fuseaux, ses miracles ont converti les plus incrédules esprits, et il n'y a pas trois semaines que j'en ai vu, moi qui vous parle, un effet merveilleux.

     

    DOM JUAN - Et quel? 

     

    SGANARELLE - il y avait un homme qui, depuis six jours,  était à l'agonie; on ne savait plus que lui ordonner, et tous les remèdes ne faisaient rien; on s'avisa à la fin de lui donner de l'émétique. 

     

    DOM JUAN - Il réchappa, n'est-ce pas? 

     

    SGANARELLE - Non, il mourut. 

     

    DOM JUAN - L'effet est admirable. 

     

    SGANARELLE Comment? Il y avait six jours entiers qu'il ne pouvait mourir, et cela le fit mourir tout d'un coup. Voulez-vous rien de plus efficace?grèce,économie,fmi,dsk,molière,dom juan,sganarelle,troïka

     

  • A méditer

    En suivant les évènements qui se déroulent aujourd'hui en France, en voyant le sursaut actuel dont j'espère qu'il aura des suites, je repensais à ce texte remarquable dans lequel Tocqueville, à la dernière page de L'Ancien Régime et la Révolution, dit son amour pour sa Nation, si surprenante, si incompréhensible parfois, mais capable des plus grandes choses lorsqu'elle sait remettre au premier plan son amour de la Liberté.tocqueville,obama,de gaulle,l'ancien régime et la révolution,condoleezza rice,dobrinyn,villepin,rafales,la fayette,cuba,phnom pen,vietnam,twin towers an

    À plusieurs reprises, depuis que la Révolution a commencé jusqu'à nos jours, on voit la passion de la liberté s'éteindre, puis renaître, puis s'éteindre encore, et puis encore renaître ; ainsi fera-t-elle longtemps, toujours inexpérimentée et mal réglée, facile à décourager, à effrayer et à vaincre, superficielle et passagère. Pendant ce même temps la passion pour l'égalité occupe toujours le fond des cœurs dont elle s'est emparée la première; elle s'y retient aux sentiments qui nous sont les plus chers; tandis que l'une change sans cesse d'aspect, diminue, grandit, se fortifie, se débilite suivant les événements, l'autre est toujours la même, toujours attachée au même but avec la même ardeur obstinée et souvent aveugle, prête à tout sacrifier à ceux qui lui permettent de se satisfaire, et à fournir au gouvernement qui veut la favoriser et la flatter les habitudes, les idées, les lois dont le despotisme a besoin pour régner.(…)

    Quand je considère cette nation en elle-même, je la trouve plus extraordinaire qu'aucun des événements de son histoire. En a-t-il jamais paru sur la terre une seule qui fût si remplie de contrastes et si extrêmes dans chacun de ses actes, plus conduite par des sensations, moins par des principes ; faisant ainsi toujours plus mal ou mieux qu'on ne s'y attendait, tantôt au-dessous du niveau commun de l'humanité, tantôt fort au-dessus ; un peuple tellement inaltérable dans ses principaux instincts qu'on le reconnaît encore dans des portraits qui ont été faits de lui y il a deux ou trois mille ans, et en même temps tellement mobile dans ses pensées journalières et dans ses goûts qu'il finit par se devenir un spectacle inattendu à lui-même, et demeure souvent aussi surpris que les étrangers à la vue de ce qu'il vient de faire ; le plus casanier et le plus routinier de tous quand on l'abandonne à lui-même, et lorsqu'une fois on l'a arraché malgré lui à son logis et à ses habitudes, prêt à pousser jusqu'au bout du monde et à tout oser ; indocile par tempérament, et s'accommodant mieux toutefois de l'empire arbitraire et même violent d'un prince que du gouvernement régulier et libre des principaux citoyens ; aujourd'hui l'ennemi déclaré de toute obéissance demain mettant a servir une sorte de passion que les nations les mieux douées pour la servitude ne peuvent atteindre ; conduit par un fil tant que personne ne résiste, ingouvernable dès que l'exemple de la résistance est donné quelque part ; trompant toujours ainsi ses maîtres, qui le craignent ou trop ou trop peu ; jamais si libre qu'il faille désespérer de l'asservir, ni si asservi qu'il ne puisse encore briser le joug; apte à tout, mais n'excellant que dans la guerre; adorateur du hasard, de la force, du succès, de l'éclat et du bruit, plus que de la vraie gloire; plus capable d'héroïsme que de Vertu, de génie que de bon sens, propre à concevoir d'immenses desseins plutôt qu'à parachever de grandes entreprises ; la plus brillante et la plus dangereuse des nations de l'Europe, et la mieux faite pour y devenir tour à tour un objet d'admiration, de haine, de pitié, de terreur, mais jamais d'indifférence ?

    Elle seule pouvait donner naissance à une révolution si soudaine, si radicale, si impétueuse dans son cours, et pourtant si pleine de retours, de faits contradictoires et d'exemples contraires. Sans les raisons que j'ai dites, les Français ne l'eussent jamais faite ; mais il faut reconnaître que toutes ces raisons ensemble n'auraient pas réussi pour expliquer une révolution pareille ailleurs qu'en France.

    Me voici parvenu jusqu'au seuil de cette révolution mémorable ; cette fois je n'y entrerai point : bientôt peut-être pourrai-je le faire. Je ne la considérerai plus alors dans ses causes, je l'examinerai en elle-même, et j'oserai enfin juger la société qui en est sortie.

    Nous sommes un pays complexe, singulier, difficile à comprendre, pour/par nous mêmes, et plus encore par beaucoup d'autres, y compris nos amis étatsuniens auxquels Tocqueville l'écrit à maintes reprises, et je repense à de Gaulle raccompagnant Dobrinyn venu menacer de déclencher des attaques nucléaires lors de la crise de Cuba et lui disant : "Eh bien, nous mourrons ensemble!". Je me souviens de son discours de Phnom Pen expliquant l'aberration de la guerre américaine au Vietnam, je repense également à la visite de Chirac aux Etats-Unis, le 18 septembre, une semaine après la destruction des Twin Towers; il était le premier chef d'Etat étranger à aller apporter son soutien au pays pour l'indépendance duquel nous avions combattu avec La Fayette . (à propos, avez-vous vu Obama?)...

    Il faut dire que nous en fûmes remerciés ; après le discours flamboyant de de Villepin à l'ONU, Condoleezza Rice déclara : « Il faut punir la France, ignorer l'Allemagne, et pardonner à la Russie » Et Dieu sait qu'ils ne nous ont pas oubliés, regardez le carnet des ventes de nos Rafales... 

    Maintenant il nous faut tenter de nous montrer à la hauteur de notre sursaut et suivre notre pente, mais comme le disait l'un de nous grands écrivains: "suivre sa pente pourvu que ce soit en montant!"

  • Que ce sursaut ne soit pas qu'un début

    Les attentats criminels qui viennent de se dérouler nous interpellent et font réagir la Nation.

    Depuis quarante ans les "élites" autoproclamées ont laissé s’installer un déclin généralisé par manque de courage politique : « tout va bien » « tout ne va pas si mal » « les fondamentaux sont bons »…

    Pendant les quarante années où j’ai enseigné j’ai vu les «(ir)responsables » nous contraindre à admettre l’inadmissible, par lâcheté ... et d’abandon en abandon on en arrive à des situations ingérables.

    Mais on a vu aussi la France de désindustrialiser de façon dramatique, les campagnes se vider, alors que le mot d’ordre des "élites" était finalement : « prends l’oseille et tire toi »  - dirigeants de grandes entreprises privées ou publiques, titulaires de comptes dans les paradis fiscaux… La liste serait trop longue...

     Nous avons touché le fond, nos valeurs ont abandonnées, sacrifiées.

    Jeannette Boughrab, fille de harki, ces hommes vis-à-vis desquels la France s’est si mal comportée, compagne de Charb a crié sa révolte, une révolte prémonitoire, voici des mois; il faut l'écouter, la lire!

    Capture d’écran 2015-01-11 à 17.12.54.png"J'ai peur que cette France ne soit bientôt plus la France. Je suis tétanisée à l'idée que, demain, je pourrais ne plus être libre de penser, de dire ce que je veux, de blasphémer.» Ne supportant plus le «politiquement correct» des élites qui répètent que «tout va bien», elle redoute «la première conséquence de cet aveuglement, de ce déni de la réalité» : «L'installation définitive des partis extrêmes en France

     

     

    La France a déjà connu dans son histoire maints moments de déclin et de honte; elle a su également le relever. Faisons en sorte que ce soit encore le cas. L'ampleur de la manifestation qui se déroule nous invite à espérer. 

    La réaction aux crimes qui viennent de se dérouler constitue un gigantesque mouvement de ressaisissement. Comment faire pour que ce ne soit pas qu’un feu de paille, comment faire pour reconstruire un nouveau contrat social, une Nouvelle Société, plus juste, qui puisse exclure de son sein toutes les formes putrides qui tuent le corps social.

     Ce qui arrive n’est pas un accident, mais une conséquence, le résultat de dérives multiples qui forment une masse critique qui engendre ces explosions de haine.

    La Nation, l’Etat, le Peuple, ne sont pas responsables de tout. Le problème est international et certaines dimensions nous échappent, mais nous sommes responsables de la défense de nos valeurs. Ces valeurs des Lumières qui sont, disait Tocqueville, la reprise laïcisée des valeurs du christianislme originel.

    La Nation se relève, se redresse, qu’elle porte bien haut ses exigences vis-à-vis d’elle-même, vis-à-vis de ses membres et qu’elle n’accepte plus, que nous n’acceptions plus l'inacceptable.

    On peut en profiter pour relire et tirer la substantifique moelle de la fin du discours de Tocqueville demandant le 30 mai 1845, l’abolition totale et immédiate de l’esclavage rappelant comment la France connaissait ce grands moments d’alternance, ces moments de faiblesse pendant lesquels elle perd ses valeurs , cette France qui fait soumission (beau programme !!) et ceux où elle se relève et déclare que ses valeurs ne sont pas négociables :

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    Et remarquez-le, Messieurs, non seulement l'abolition de l'esclavage, l'idée de l'abolition de l'esclavage, cette grande et sainte idée est sortie du fond même de l'esprit moderne français ; mais bien plus, vous la voyez se saisir plus ou moins de l'esprit de la nation, suivant que la nation elle-même sent plus ou moins raviver ou s'éteindre dans son cœur les grands principes de la Révolution.     .           .

    Ainsi, en 1789, par exemple, au même moment où la liberté se fonde en France, on demande la liberté pour les esclaves des colonies.

    En 1800, au contraire, lorsque la liberté expire en France, on replonge les esclaves dans les fers aux colonies.   

    La Restauration arrive. Le Gouvernement a le malheur de se montrer hostile aux principes de la Révolution, il s'unit intimement aux maîtres d'esclaves. Mais l'opinion libérale, l'opinion    qui a fait la Révolution de Juillet, l'opinion qui vous a faits  ce que vous êtes, prend le parti des Noirs à mesure que les idées libérales gagnent du terrain en France, les idées qui doivent ramener la liberté aux esclaves des colonies se développent.

    La Révolution de Juillet a lieu, et aussitôt la traite cesse, les hommes de couleur arrivent à l'indépendance.       

    Ainsi, non seulement cette grande idée que je cherche  si incomplètement, je le sens, à défendre à cette tribune, dont je ne suis en ce moment que le faible champion, mais qui sera, j'ose le dire, toujours plus grande que celui, quel qu'il soit, qui parlera d'elle ; cette grande idée n'est pas seulement votre propriété, elle n'est pas seulement parmi les idées mères de votre Révolution, mais elle vit ou elle meurt dans vos cœurs, suivant qu'on y voit vivre ou renaître tous les sentiments élevés, tous les nobles instincts que votre Révolution a développés, ces nobles instincts par lesquels vous avez fait tout ce que vous avez accompli de grand dans le monde, et sans lesquels, je ne crains pas de le dire, vous ne ferez rien et vous ne serez rien.

      Vous pouvez, grâce à ce lien, écouter l'entretien avec Abdelawab Meddeb à propos de mon livre: "Tocqueville, notes sur le Coran et autres textes sur les religions" dont le texte est mis en ligne sur le site des univesrités quebécoises (www.uqac....)