mardi, 11 décembre 2007

Chanson populaire - de circonstance ! -

Rappelez-vous ce passage assez remarquable de Milou en Mai dans le quel on chante ce petit chef-d'oeuvre: La fille du Bédouin.
Honni soit qui mal y pense!

Y'avait à Sidihowa bien avant la guerre
Un bédouin qu'était l'papa d'une jolie moukère
Mais une caravane campa qui venait du Caire
Sans manière, par derrière, la p'tite décampa. bfe968054370b444dd971a58c383f414.jpg

La fille du bédouin suivait nuit et jour cette caravane,
Elle mourait d'amour pour un jeune bédouin de la caravane,
Et le petit ânier, dans les bananiers, chipait des bananes,
Que la fille du bédouin rangeait avec soin dans son petit couffin
Mais voilà qu'elle endura quand elle fut en route
Elle dut en sortant de Biskra pour gagner sa croûte,
Céder son petit, ses draps, et sa petite moumoute
Coûte que coûte, y'a pas d'doute, à ces scélérats.

La fille du bédouin suivait nuit et jour cette caravane
Elle connut tour à tour tous les autres bédouins de la caravane
Et tous les chameliers et tous les âniers en firent leur Sultane
La fille du bédouin avait trouvé l'joint pour garnir son couffin.

Elle a suivi soixante ans et par toute l'Afrique
Du Maroc jusqu'au Soudan comme une pauvre bourrique
Et elle usa toutes ses dents à bouffer des briques
Sans réplique, à coups de triques, on la pousse tout le temps.

La fille du bédouin suivait nuit et jour cette caravane
Elle connut tour à tour les trois mille bédouins de la caravane
Douze cent chameliers, dix-huit cent âniers portèrent des bananes
Et sans trouver la fin, la fin du couffin, de la fille du bédouin.

La photo est celle de la fontaine de Bédoin - Vaucluse -

J'ai visité, à la fin des années 80, la cave-coopérative de Bédoin qui produit les vins du Mont Ventoux ; les dirigeants avaient eu la lumineuse idée de faire figurer sur nolmbre d'étiquettes : "Cuvée Marrakech"; quel sens de la pub, que dis-je, de la com.

mardi, 18 septembre 2007

Kouchner: "Ah que la guerre est jolie!"

Je ne suis pas toujours d'accord avec Emmanuel Todd, mais cet homme est très intelligent. Il vient de publier, avec Youssef Courbage, un ouvrage très intéressant au Seuil dans lequel les deux chercheurs démographes nous livrent une analyse qui fait mieux ressortir l'inanité de l'appel aux armes de Kouchner - qui se montre bien pire que Tony-Blair-goes-in-Irak, OH yé!adc97d1a68a97c50b6247fb8925e3ac3.jpg
Sauf à penser que Kouchner est désormais embeded with Johny Walker Bush, le pétrolier texan, actionnaire d'Halliburton et Carlyle, dont toute la politique n'a eu, n'a et n'aura qu'un double objectif: vendre des armes et mettre la main sur les ressources pétrolières.
Ainsi s'explique très bien pourquoi le budget militaire des Etats-Unis représente 50% de l'ensemble des budgets mondiaux, et pourquoi, pour justifier un tel budget, les Etats-Unis doivent absolument être en guerre quelque part, avoir un ennemi, dénoncer une menace.
Ce fut le cas avec le Vietnam; on liquida Kennedy qui envisageait de se désengager, puis bonnes gens, un feu d'artifice. L'industrie d'armement tourna à plein régime.
Certes il y eu 58 000 G.I's qui y laissèrent leur peau et bien plus d'un million de Vietnamiens, mais l'industrie de guerre tournait àà plein régime.Relisez le dernier discours qu'Eisenhower adresse à ses concitoyens, en janvier 1961, quand il quitte le pouvoir.Microsoft Word - Eisenhower 17.01.61.pdf

Vous pouvez lire dans Marianne une interview fort intéressant d'Emmanuel Todd dont je vous livre deux passages:

Que penser de la déclaration musclée de Bernard Kouchner sur l'Iran?
Emmnuel Todd : Son intervention ravive une interrogation personnelle qui date de la guerre d'Irak, où il s'était déjà prononcé en faveur de l'intervention américaine : quelle peut être la psychologie d'un médecin qui manifeste une préférence stable pour la guerre ? Nous passons trop vite de Médecins du monde à « Militaires sans frontières ». Plus sérieusement Bernard Kouchner n'a fait qu'exprimer maladroitement la ligne Sarkozy, qui de fait est la ligne de Washington. Avant la présidentielle, j'avais suggéré que les Américains attendaient l'élection de Nicolas Sarkozy pour s'attaquer à l'Iran.[…]
L'Iran inquiète davantage certains observateurs que l'Irak avant l'intervention américaine.
La question de l'Iran se présente sous la forme d'un flot d'images et de faits difficiles à interpréter vu de France. Il y a les propos absurdes du président Ahmadinejad, les images de femmes couvertes de noir, et l'islamophobie ambiante. Tout cela masque la réalité profonde de l'Iran : une société en développement culturel rapide, dans laquelle les femmes sont plus nombreuses que les hommes à l'université, un pays dans lequel la révolution démographique a ramené le nombre d'enfants par femme à deux, comme en France ou aux Etats-unis. L'Iran est en train de donner naissance à une démocratie pluraliste. C'est un pays où, certes, tout le monde ne peut pas se présenter aux élections, mais où l'on vote régulièrement et où les basculements d'opinion et de majorité sont fréquents. Comme la France, l'Angleterre ou les Etats-unis, l'Iran a vécu une révolution qui se stabilise et où un tempérament démocratique s'épanouit.Voir dans Marianne : http://www.marianne2.fr/Emmanuel-Todd-Kouchner-est-passe-...