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France

  • Éloge du peuple de France

    Dernière page de L'Ancien Régime et la Révolution de Tocqueville:

    Et si on repensait à ce dont la France est/a été capable ! (re)lisez donc la dernière page de L'Ancien Régime et la Révolution de Tocqueville (l'ouvrage le plus lu en ligne, dont nos politiques n'ont pas lu une ligne:
    Quand je considère cette nation en elle-même, je la trouve plus extraordinaire qu'aucun des événements de son histoire. En a-t-il jamais paru sur la terre une seule qui fût si remplie de contrastes et si extrêmes dans chacun de ses actes, plus conduite par des sensations, moins par des principes ; faisant ainsi toujours plus mal ou mieux qu'on ne s'y attendait, tantôt au-dessous du niveau commun de l'humanité, tantôt fort au-dessus ; un peuple tellement inaltérable dans ses principaux instincts qu'on le reconnaît encore dans des portraits qui ont été faits de lui y il a deux ou trois mille ans, et en même temps tellement mobile dans ses pensées journalières et dans ses goûts qu'il finit par se devenir un spectacle inattendu à lui-même, et demeure souvent aussi surpris que les étrangers à la vue de ce qu'il vient de faire ; le plus casanier et le plus routinier de tous quand on l'abandonne à lui-même, et lorsqu'une fois on l'a arraché malgré lui à son logis et à ses habitudes, prêt à pousser jusqu'au bout du monde et à tout oser ; indocile par tempérament, et s'accommodant mieux toutefois de l'empire arbitraire et même violent d'un prince que du gouvernement régulier et libre des principaux citoyens ; aujourd'hui

    L'ennemi déclaré de toute obéissance demain mettant a servir une sorte de passion que les nations les mieux douées pour la servitude ne peuvent atteindre ; conduit par un fil tant que personne ne résiste, ingouvernable dès que l'exemple de la résistance est donné quelque part ; trompant toujours ainsi ses maîtres, qui le craignent ou trop ou trop peu ; jamais si libre qu'il faille désespérer de l'asservir, ni si asservi qu'il ne puisse encore briser le joug; apte à tout, mais n'excellant que dans la guerre; adorateur du hasard, de la force, du succès, de l'éclat et du bruit, plus que de la vraie gloire; plus capable d'héroïsme que de vertu, de génie que de bon sens, propre à concevoir d'immenses desseins plutôt qu'à parachever de grandes entreprises ; la plus brillante et la plus dangereuse des nations de l'Europe, et la mieux faite pour y devenir tour à tour un objet d'admiration, de haine, de pitié, de terreur, mais jamais d'indifférence ?

    Elle seule pouvait donner naissance à une révolution si soudaine, si radicale, si impétueuse dans son cours, et pourtant si pleine de retours, de faits contradictoires et d'exemples contraires. Sans les raisons que j'ai dites, les Français ne l'eussent jamais faite ; mais il faut reconnaître que toutes ces raisons ensemble n'auraient pas réussi pour expliquer une révolution pareille ailleurs qu'en France.

    Me voici parvenu jusqu'au seuil de cette révolution mémorable ; cette fois je n'y entrerai point : bientôt peut-être pourrai-je le faire. Je ne la considérerai plus alors dans ses causes, je l'examinerai en elle-même, et j'oserai enfin juger la société qui en est sortie.

  • 1848-2018 Comprendre ce qui se passe

    Ceci n'est qu'un début, le texte est en cours de réalisation, mais il faut bien tenter d'éclairer le pourquoi:
    1848-2018, pour comprendre la situation présente
    « Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre », le pouvoir n’est qu’une illusion et n’appartient pas à ceux qui croient le posséder.

    Les leçons de la révolution de 1848

    À relecture des causes et du déroulement de la révolution de 1848 on comprend mieux l’origine et l’évolution des évènements qui ont conduit à la situation insurrectionnelle actuelle.
    Depuis plus de 10 ans maintenant, avant même l’élection de Sarkozy, j’ai maintes fois expliqué dans mes textes et mes conférences comment la situation qui s’est installée en France depuis le 5 juillet 1972 a placé le pays dans un état comparable à celui de la fin de la Monarchie de Juillet qui a conduit à la révolution de 1848 que Tocqueville annonçait dans un discours à la Chambre, le 27 janvier, moins d’un mois avant l’explosion :
    « On dit qu'il n'y a point de péril, parce qu'il n'y a pas d'émeute ; on dit que, comme il n'y a pas de désordre matériel à la surface de la société, les révolutions sont loin de nous. Messieurs, permettez-moi de vous dire que je crois que vous vous trompez. Sans doute, le désordre n'est pas dans les faits, mais il est entré bien profondément dans les esprits. Regardez ce qui se passe au sein de ces classes ouvrières, […] Ne voyez-vous pas qu'il se répand peu à peu dans leur sein des opinions, des idées, qui ne vont point seulement à renverser telles lois, tel ministère, tel gouvernement même, mais la société, à l'ébranler sur les bases sur lesquelles elle repose aujourd'hui ? N'écoutez-vous pas ce qui se dit tous les jours dans leur sein ? N'entendez-vous pas qu'on y répète sans cesse que tout ce qui se trouve au-dessus d'elles est incapable et indigne de les gouverner ; que la division des biens faite jusqu'à présent dans le monde est injuste ; que la propriété repose sur des bases qui ne sont pas les bases équitables ? […] Ma conviction profonde [est] que nous nous endormons à l'heure qu'il est sur un volcan ! »
    Et Tocqueville rappelle dans ses Souvenirs que son discours en fit sourire beaucoup. Moins d’un mois après la révolution éclatait.
    Comment en était-on arrivé là ?
    Depuis 18 ans, depuis la révolution de 1830, une seule classe-caste, la bourgeoisie d’argent s’était emparée de tous les pouvoirs politiques et économiques. Guizot avait mis en place une économie de la rente sans souci du développement de l’industrie et de l’économie réelle du pays « Enrichissez-vous par le travail et par l’épargne ». L'économie de Guizot c'était l'économie de la rente, des rentiers de Paris, décrivait Tocqueville dans son second Mémoire sur le Paupérisme.
    Les classes populaires et le prolétariat, explique Tocqueville, avaient été tenues à l’écart de l’enrichissement du pays et végétaient dans une situation médiocre et précaire au moment même où des scandales politico-économiques ternissaient la classe politique, d’où cet appel qui clôt son discours :
    « Gardez les lois, si vous voulez ; quoique je pense que vous ayez grand tort de le faire, gardez-les ; gardez même les hommes, si cela vous fait plaisir : je n’y fais, pour mon compte, aucun obstacle ; mais, pour Dieu, changez l’esprit du gouvernement, car, je vous le répète, cet esprit-là vous conduit à l’abîme. »
    La Campagne des Banquets, 1847-1848…
    Pour contourner l’interdiction des réunions publiques les opposants, essentiellement des représentants de l’opposition dynastique, rejoints par des républicains, organisent des Banquets pour donner forme à leurs revendications et, pour élargir leur audience, établissent le contact en direction du monde du travail. Tocqueville refusa de s’associer à la campagne des Banquets prévenant ses collègues qu’ils ouvraient la boite de Pandore, lançant un mouvement dont la maîtrise ne pouvait pas manquer de leur échapper.

    Tous les membres de la classe politique appartenaient de fait à la même caste.

    En faisant appel à la classe ouvrière pour laquelle ils n’avaient rien fait pendant 18 ans, ils ouvraient la porte à des revendications qu’ils ne pourraient satisfaire et qui amènerait nécessairement des menées révolutionnaires :

    « Pour la première fois depuis dix-huit ans, disais-je, vous entreprenez de parler au peuple et vous cherchez votre point d’appui en dehors de la classe moyenne ; […] si vous parvenez, […] â agiter le peuple, vous ne pouvez pas plus prévoir que moi où doit vous conduire une agitation de cette espèce.gilets jaunes,révolution de 1848,élites
    À mesure que la campagne des banquets se prolongeait, cette dernière hypothèse devenait, contre mon attente, la plus vraisemblable. Une certaine inquiétude commençait à gagner les meneurs eux-mêmes. […] l’agitation créée dans le pays par les banquets dépassait non seulement les espérances mais les désirs de ceux qui l'avaient fait naître ; ceux-ci travaillaient plutôt à la calmer qu'à l'accroître. […] La vérité est qu'ils ne cherchaient qu'une issue pour sortir du mauvais chemin dans lequel ils étaient entrés. »

    Après les journées révolutionnaires de février, et dans la campagne pour les premières élections législatives au suffrage universel, Tocqueville justifie son attitude face à ceux qui lui reprochent de ne pas avoir participé aux Banquets et il leur déclare :

    « « Pourquoi vous êtes-vous séparé de l'opposition à l'occasion des banquets ?» me dit-on. Je répondis hardiment : « Je ne voulais pas de banquets parce que je ne voulais pas de révolution, et j'ose dire que presque aucun de ceux qui se sont assis à ces banquets ne l'auraient fait, s'ils avaient prévu, comme moi, l'événement qui allait en sortir. La seule différence que je vois donc entre vous et moi, c'est que je savais ce que vous faisiez tandis que vous ne le saviez pas vous-mêmes ». Cette audacieuse profession de foi antirévolutionnaire avait été précédée d'une profession de foi républicaine ; la sincérité de l'une avait paru attestée par la sincérité de l'autre ; l'assemblée rit et applaudit. On se moqua de mes adversaires et je sortis triomphant. »

     

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  • "On le contraindra à être libre" (Rousseau, Le Contrat Social.)

    « On le contraindra à être libre », ou "Les bonnes lectures...."Tocqueville Moraliste, Rousseau, Goulag
    Samedi soir le philosophe préféré de nos médias présentait comme sienne une lecture de Rousseau que j’ai déjà livrée maintes fois au lecteur dans "Tocqueville moraliste" et "Comprendre Tocqueville" (2004), dans ma double biographie de Tocqueville en 2005 (Bayard) et 2013, (Perrin). Vous y trouverez cette analyse dans laquelle j’écris ceci :
    « Mais comment le Souverain assurera-t-il son autorité si l’un ou l’autre des citoyens refuse comme c’est vraisemblable de se soumettre à la volonté de la majorité ? Comment le citoyen peut-il rester libre d’engager toutes ses forces pour que la volonté de la majorité corresponde à sa volonté propre, tout en obéissant à la volonté générale du moment ? La réponse de Rousseau est limpide : Biographie Tocqueville, Perrin, Comprendre Tocqueville, Rousseau, Contrat Social,
    Afin donc que ce pacte social ne soit pas un vain formulaire, il renferme tacitement cet engagement, qui seul peut donner de la force aux autres, que quiconque refusera d’obéir à la volonté générale, y sera contraint par tout le corps ; ce qui ne signifie autre chose sinon qu’on le forcera à être libre, car telle est la condition qui, donnant chaque citoyen à la patrie, le garantit de toute dépendance personnelle, condition qui fait l’artifice et le Jeu de la machine politique, et qui seule rend légitimes les engagements civils, lesquels, sans cela, seraient absurdes, tyranniques, et sujets aux plus énormes abus.
    Ces textes essentiels des chapitres 6 et 7 du Livre I du Contrat social contiennent déjà en germe toutes les dérives qui conduisent potentiellement aux despotismes « démocratiques » car tel est l’élément majeur qui choque la doxa pour laquelle la démocratie est antinomique du despotisme, et pourtant l’histoire nous a appris à quelles dérives conduisent ces systèmes qui entendent « condamner l’individu à être libre »,(et j’ajoute en note : Pensons par exemple à la logique imparable des camps de rééducation chinois ou vietnamiens : ou bien le prisonnier ne comprenait pas pourquoi il était là, c’était donc qu’il était associable et porteur encore des fausses valeurs et du dogme des libertés formelles, ou bien il avait compris pourquoi il était là et ne pouvait par conséquent songer à demander à sortir !)

     
     
     
     
  • Au revoir Jean d'Ormesson

    J'ai appris ce matin la mort de Jean d'Ormesson. Je pense à lui pour de multiples raisons que je préciserai bientôt. Mercredi dernier dernier, 29 novembre à 11h46 mon téléphone sonne, surprise c'était lui. Il m'appelait à la suite d'un courrier que je lui avais expédié à l'Académie le 24. Il m'a dit : "Vous savez, je suis bien fatigué". Puis nous avons parlé, quelques petites minutes, de Tocqueville à propos duquel je lui avais déjà écrit voici plusieurs années, il m'avait alors répondu par lettre. Lors de notre conversation il a cité le nom de Giscard comme l'un des académiciens connaissant Tocqueville. Je lui ai dit : "il y en a d'autres, Fumaroli par exemple" et il m'a répondu : " Je le vois demain midi, nous mangeons ensemble".
    Ce jour là il était fatigué, il savait qu'il arrivait au terme de sa vie mais il ne pensait pas sa mort si proche car il comptait se rendre encore prochainement à l'Académie.

  • Réponse au dernier livre de Michel Onfray et à la quintessence du condensé de F.O. Giesbert dans Le Point du 17 novembre 2017.

    Le 15 août 1834, Tocqueville rejoint son ami Beaumont au château de Gallerande. Ils sont en train d’achever leurs deux ouvrages. Le propos de celui de Beaumont est la dénonciation de l’esclavage mais aussi du génocide des Indiens : Marie ou de l’esclavage aux Etats-Unis. D’un commun accord les deux amis avaient décidé que Tocqueville traiterait des institutions américaines, mais au début 1834 des émeutes raciales tournées contre les Noirs ont éclaté à New York. Situation très grave; Beaumont consacrera un chapitre à ces massacres : « L’émeute » et Tocqueville rédige un nouveau chapitre, le dernier de la première Démocratie à L’avenir des trois races, qui représente ¼ de la totalité du livre, à la dénonciation du génocide des Indiens, de l’esclavage et de la situation faite aux Indiens et aux Noirs.

    Tocqueville et Beaumont avaient bien pris conscience de la nature exacte du crime contre l’humanité qui se déroulait et la publication du livre de Beaumont et l’inclusion, dans celui de Tocqueville, du chapitre X, répondaient au besoin de témoigner, de dénoncer la double atteinte au droit naturel et aux droits des individus et des peuples, véritable déni de démocratie au sein même de la grande démocratie moderne ; et, pour Tocqueville, il était devenu capital d’établir qu’il n’était pas passé à côté de l’existence de cette antinomie démocratique.

    C’est là le thème de ma communication au symposium organisé par Liberty Fund à Compostelle en 2008, publiée dans l’édition de Tocqueville’s Voyage, réalisée par Christine Dunn Henderson pour Liberty Fund  

    Tocqueville, Indiens,génocide, esclavage, noirs,

    dont on peut lire la version française sur :

    http://classiques.uqac.ca/contemporains/benoit_jean_louis/reflexions_tocquevilliennes/reflexions.html

     

    L’inversion de la perspective et le changement total de point de vue sur le sort réservé aux Indiens

    Le dernier chapitre de La démocratie est d’autant plus remarquable qu’en ce qui concerne la question des Indiens, Tocqueville inverse la perspective du premier chapitre de l’ouvrage concernant les conditions faites aux Indiens et leur destinée. Là, après avoir souligné les vertus des Indiens, il se plaçait dans une perspective historique admettant que si les Indiens étaient certes les premiers occupants du pays, ils n’en étaient pas pour autant vraiment les propriétaires, se ralliant, en vertu de la force des lois du développement historique, au point de vue des citoyens américains pour lesquels les Indiens n’avaient été jusqu’alors que les usufruitiers temporaires du sol, « en attendant ».

    Dans le chapitre X, au contraire, il dénonce avec vigueur le génocide qui est décidé et que Jackson, le premier grand génocidaire moderne, est bien décidé à mener le crime à son terme.

     

    Il faut donc en finir avec les élucubrations aberrantes et malhonnêtes.

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  • État social démocratique, démocratie, despotismes et démocratures

    • Un mouvement irrésistible (nous) entraîne chaque jour, et (nous)marchons en aveugles, peut-être vers le despotisme, peut-être vers la république, mais à coup sûr vers un état social démocratique ?(A., I, 2, ch.5)

     

    Introduction

    Tocqueville analyste de la démocratie moderne : une pensée pour aujourd’hui (les pathologies de la démocratie actuelle).

    Tocqueville annonce le surgissement inéluctable de la démocratie : États-Unis, États de droit de l’Europe occidentale ; une seule alternative désormais : démocratie ou despotisme sachant que le despotisme n’est pas antinomique avec la démocratie, il en est l’un des avatars, l’une des voies de sortie.

    « la démocratie coule à pleins bords »

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  • État social démocratique, démocratie, despotismes et démocratures

    Ouest-France  16 octobre 2017  e m'inscris !

    « Pourquoi il faut lire les écrits de Tocqueville »

     

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  • Dictionnaire Tocqueville

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  • La crise agricole - écouter les propos remarquables d'Edgar Pisani

    pisani,agriculture

    L'ensemble de l'entretien est intéressant, les 15 dernières minutes sont absolument remarquables. L'orientation proposée ici, la seule possible pour sauver la situation, n'est malheureusement pas prise en compte par une politique nationale et européenne qui prend le chemin inverse ! Le président de la FNSEA est un agro-industriel ; la solution qu'il propose consiste à poursuivre le développement de structures de très grande dimension qui ne font qu'aggraver le problème. Vous comprendrez pourquoi la politique agricole suivie depuis 20 ans et plus mène à la catastrophe, et pourquoi les choix du « toujours plus » reviennent à prendre une autoroute à l'envers...

    www.franceculture.fr/.../nourrir-la-ville-grand-temoin-edgard-pisani-rediffusion-du-4..

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  • Le France et la réforme - Circus Maximus -

     

    Ce qui se passe aujourd’hui en France est exemplaire quant à notre incapacité de réformer. Les démocraties seront des régimes agités et conservateurs disait Tocqueville. Quoi de plus vrai chez nous ? On peut se reporter à : http://www.constructif.fr/bibliotheque/2014-11/le-point-de-vue-de-tocqueville.html?item_id=3435

     

    La démocratie ne répond pas toujours à l’appel, en France, elle est plus souvent apparente que réelle : une démocratie d’apparence et d’apparences. Quant à l’agitation de nos frondeurs, qui postériorisent l’hémicycle, ils attirent tous les regards et commentaires de nos merdias. 

    Guignolades des séances de questions, postures ; c’est grandiose ! Tous ceux qui voudraient bien avoir l’air mais n’ont pas l’air du tout se précipitent sur le devant de la scène, Paul avec son look mi- Coluche (en moins drôle, mi- Christophe Colomb, mais on se demande ce qu’il aurait bien pu découvrir…).frondeurs,christian jacob,ump,martine auv-bry,cécile duflot,hamon,agités,conservateurs,fondement,poiret,dégage,démocratie,réformeCapture d’écran 2015-02-18 à 14.36.35.png

     

     

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    Agités "fondamentaux" qui ont oublié qu’on peut (normalement) tout faire avec une épée, sauf s’asseoir dessus…Capture d’écran 2015-02-18 à 14.37.49.png

    Et Martine ! Elle n'a pas peur : "il fallait continuer à discuter !" Tu l'as dit !!! Elle me saoule...

    Et Duflot ! « Ce qui vient de flot repart de marée », dit-on chez moi !Capture d’écran 2015-02-18 à 14.39.50.png

     

    En face, ceux qui s’opposent à une loi, discutée démocratiquement, dont bien des éléments vont dans le sens de leurs aspirations antérieures, s’opposent au texte !

    A ce jeu Christian Jacob est remarquable.Capture d’écran 2015-02-18 à 14.34.41.png

    Il me fait penser à Poiret, dans « La gueule de l’autre » mais Poiret jouait !frondeurs,christian jacob,ump,martine auv-bry,cécile duflot,hamon,agités,conservateurs,fondement,poiret,dégage,démocratie,réforme

    Le spectacle  de nos politiques serait comique s’il n’était affligeant, à moins que ce ne soit l’inverse !

    Fichez-moi tout ça dehors !

     

    http://www.constructif.fr/bibliotheque/2014-11/le-point-de-vue-de-tocqueville.html?item_id=3435

     

  • D'une époque fantastique à une époque étrangement schizophrénique ... de Daniélou à DSK

    Le 20 mai 1974, le cardinal Daniélou meurt en pleine épectase en allant évangéliser  Marie-Madeleine, l’une des plus belles figures qui soit, celle à qui le Christ est apparu en premier en sortant du tombeau : noli me tangere !daniélou,dsk,barabbas,pilate,jésus,matthieu,nuances de grey,madame de saint-sulpice,confucius,eugénie de montijo,napoléon iii

    N’avait-il pas dit : Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. (Mat. 28)

    Il est vrai que cela n ‘a pas plu et que c’est l’une des raisons, entre autres, pourquoi les bien pensants de l’époque lui  ont fait la peau, malgré les efforts réitérés de Ponce Pilate pour lui sauver la mise :

    Et comme il était assis sur le tribunal, sa femme lui envoya dire: N'aie rien à faire avec ce juste; car j'ai beaucoup souffert aujourd'hui à son sujet dans un songe. Mais les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent aux foules de demander Barabbas et de faire perir Jesus. (...) Pilate leur dit: Que ferai-je donc de Jésus, qui est appelé Christ? Ils disent tous: Qu'il soit crucifié ! Et le gouverneur dit : Mais quel mal a-t-il fait ? Et ils s'écriaient encore plus fort, disant : Qu'il soit crucifié !

    Et Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que plutôt il s'élevait un tumulte, prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, disant :

    daniélou,dsk,barabbas,pilate,jésus,matthieu,nuances de grey,madame de saint-sulpice,confucius,eugénie de montijo,napoléon iiiJe suis innocent du sang de ce juste ... Et tout le peuple, répondant, dit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants !(Mat. 27 , 19-24)

     Nous n’en sommes plus au temps béni où Daniélou exerçait son ministère près des dames de Saint-Sulpice ; on s’occupe désormais du cas DSK.daniélou,dsk,barabbas,pilate,jésus,matthieu,nuances de grey,madame de saint-sulpice,confucius,eugénie de montijo,napoléon iii

    Chacun pense ce qu’il veut et juge comme bon lui semble.

    Cependant en ce même moment où les merdias dénoncent ses/ces turpitudes, ces mêmes merdias font état du succés qui attend le film Nuances de Grey appelé à un succès énorme, comme le livre éponyme.daniélou,dsk,barabbas,pilate,jésus,matthieu,nuances de grey,madame de saint-sulpice,confucius,eugénie de montijo,napoléon iii

    On réserve des places à l'avance, les jeunes femmes, les femmes jeunes et les ménagères de 50 ans, et les hommes, leurs maris, leurs amants, leurs gigolos ou tous les indépendants ... réservent leurs places, nous répètent à l'envi et en boucle, les merdias. Les marchands de godmichets et voient leurs ventes connaître une explosion, rapportent encore les mêmes merdias !

    Il y est question je crois, dans ce livre/film, si j’ai bien entendu, d’une jeune femme sans le sou qui se livre aux pratiques sadiques d’une homme fortuné !... Mais entendons-nous bien, si j'ai bien compris, un sadisme soft, ou quelque chose du genre. Vous voyez ! Qu'entendez-vous par là ? Pas grand chose à la vérité !

    Rappelons ici les fortes paroles de Confucius : « On a le droit d’être c@n, mais il y a des limites".

    J’ajoute que les mêmes moralistes évoqués au début (tous ceux qui hantent nos plateaux de télé dissertant shitphilosophiquement), les mêmes, dis-je, voici quelques mois, dans les mêmes circonstances, portaient les mêmes jugements et suivaient attentivement à la télévision l’histoire de l’impératrice Eugénie, vous savez la femme de ce putassier de Napoléon III, bien connu à ce titre.

    « Vaste programme » disait de Gaulle ; en ces temps merdiatiques, la pente est encore plus raide.

    Si l’on peut dire !

  • 'Touche pas au grisbi, salope!" Il faut exorciser Macron !

    Les membres de la très honorable société d'"officiers ministériels" (si, si, ne rigolez pas) qui ont proféré des menaces de mort en direction de Macron considèrent qu'outre la nécessité de prévoir un contrat, il conviendrait de faire exorciser au préalable cette engeance diabolique qui entend toucher à leur grisbi.

     

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    Touche pas au grisbi, Salope !
     

     

     

     

     

     

    Hier, nous vivions dans le jardin heureux de Jérôme Bosch.Capture d’écran 2015-02-04 à 14.25.35.png

     

     

     

     

     

     

    Aujourd'hui c'est l'enfer.Capture d’écran 2015-02-04 à 14.18.34.png

     

     

     

     

     

     

    Il faut chasser les démons et les boucs lubriques de cet univers et pratiquer le grand exorcisme.Capture d’écran 2015-02-04 à 14.31.32.png

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Macron menacé de mort: "Touche pas au grisbi salope !"

    Quelle classe ! 

    Quelle honorable société: un contrat sur la tête de Macron pour bientôt?

     

    Capture d’écran 2015-02-03 à 10.58.47.png"Touche pas au grisbi salope !"

     

     

     

    Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale a reconnu que les députés ont reçu de nombreux courriers d'insultes de la part des professions réglementées du droit, très remontées contre la loi Macron.