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Livre

  • Édition des Mémoires d'Hervé de Tocqueville

    Un texte remarquable dont l'édition était attendue depuis des décennies.

    Tocqueville, mémoires Hervé, Restauration

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  • Jennifer Pitts, Université de Chicago à propos du dictionnaire Tocqueville

    image001.jpgThis remarkable dictionary draws on Benoît’s vast knowledge of Tocqueville’s life and family, and his intellectual and political preoccupations, to present vivid and original brief essays on a striking array of subjects. General readers and specialists alike will learn much from entries on topics large and small, from “liberalism” to “rubbish,” all taken up with Benoît’s characteristically lively judgment. Topics connected with empire, slavery, and political economy receive particularly thorough treatment. Throughout, Benoît pays welcome attention to Tocqueville’s use of language and his literary style.a-turn-to-empire.jpg

    Jennifer Pitts

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  • Au revoir Jean d'Ormesson

    J'ai appris ce matin la mort de Jean d'Ormesson. Je pense à lui pour de multiples raisons que je préciserai bientôt. Mercredi dernier dernier, 29 novembre à 11h46 mon téléphone sonne, surprise c'était lui. Il m'appelait à la suite d'un courrier que je lui avais expédié à l'Académie le 24. Il m'a dit : "Vous savez, je suis bien fatigué". Puis nous avons parlé, quelques petites minutes, de Tocqueville à propos duquel je lui avais déjà écrit voici plusieurs années, il m'avait alors répondu par lettre. Lors de notre conversation il a cité le nom de Giscard comme l'un des académiciens connaissant Tocqueville. Je lui ai dit : "il y en a d'autres, Fumaroli par exemple" et il m'a répondu : " Je le vois demain midi, nous mangeons ensemble".
    Ce jour là il était fatigué, il savait qu'il arrivait au terme de sa vie mais il ne pensait pas sa mort si proche car il comptait se rendre encore prochainement à l'Académie.

  • Réponse au dernier livre de Michel Onfray et à la quintessence du condensé de F.O. Giesbert dans Le Point du 17 novembre 2017.

    Le 15 août 1834, Tocqueville rejoint son ami Beaumont au château de Gallerande. Ils sont en train d’achever leurs deux ouvrages. Le propos de celui de Beaumont est la dénonciation de l’esclavage mais aussi du génocide des Indiens : Marie ou de l’esclavage aux Etats-Unis. D’un commun accord les deux amis avaient décidé que Tocqueville traiterait des institutions américaines, mais au début 1834 des émeutes raciales tournées contre les Noirs ont éclaté à New York. Situation très grave; Beaumont consacrera un chapitre à ces massacres : « L’émeute » et Tocqueville rédige un nouveau chapitre, le dernier de la première Démocratie à L’avenir des trois races, qui représente ¼ de la totalité du livre, à la dénonciation du génocide des Indiens, de l’esclavage et de la situation faite aux Indiens et aux Noirs.

    Tocqueville et Beaumont avaient bien pris conscience de la nature exacte du crime contre l’humanité qui se déroulait et la publication du livre de Beaumont et l’inclusion, dans celui de Tocqueville, du chapitre X, répondaient au besoin de témoigner, de dénoncer la double atteinte au droit naturel et aux droits des individus et des peuples, véritable déni de démocratie au sein même de la grande démocratie moderne ; et, pour Tocqueville, il était devenu capital d’établir qu’il n’était pas passé à côté de l’existence de cette antinomie démocratique.

    C’est là le thème de ma communication au symposium organisé par Liberty Fund à Compostelle en 2008, publiée dans l’édition de Tocqueville’s Voyage, réalisée par Christine Dunn Henderson pour Liberty Fund  

    Tocqueville, Indiens,génocide, esclavage, noirs,

    dont on peut lire la version française sur :

    http://classiques.uqac.ca/contemporains/benoit_jean_louis/reflexions_tocquevilliennes/reflexions.html

     

    L’inversion de la perspective et le changement total de point de vue sur le sort réservé aux Indiens

    Le dernier chapitre de La démocratie est d’autant plus remarquable qu’en ce qui concerne la question des Indiens, Tocqueville inverse la perspective du premier chapitre de l’ouvrage concernant les conditions faites aux Indiens et leur destinée. Là, après avoir souligné les vertus des Indiens, il se plaçait dans une perspective historique admettant que si les Indiens étaient certes les premiers occupants du pays, ils n’en étaient pas pour autant vraiment les propriétaires, se ralliant, en vertu de la force des lois du développement historique, au point de vue des citoyens américains pour lesquels les Indiens n’avaient été jusqu’alors que les usufruitiers temporaires du sol, « en attendant ».

    Dans le chapitre X, au contraire, il dénonce avec vigueur le génocide qui est décidé et que Jackson, le premier grand génocidaire moderne, est bien décidé à mener le crime à son terme.

     

    Il faut donc en finir avec les élucubrations aberrantes et malhonnêtes.

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  • Dictionnaire Tocqueville

    tocqueville,dictionnaire,démocratie,aristocratie,politique,

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