jeudi, 29 mai 2008
Israël Syrie, la politique étrangère de notre ami NIcolas
Politique étrangère J’ai déjà signalé à maintes reprises que si l’on pouvait discuter de la politique intérieure de notre cher Prince-Président qui présente bien des injustices, des erreurs, des maladresses, mais un réel volontarisme et une existence, même très discutable, une orientation, elle aussi très discutable ; elle possède une existence (ou un semblant d’existence) , face au zéro absolu des propositions du P.S. Ne cherchons pas ailleurs la raisons de la victoire de Sarko Ier à la présidentielle : mieux vaut une politique annoncée – même mauvaise – que pas de politique du tout ! restait l’hypothèse Bayrou, qui, pour moi, comme pour quelques analystes politiques – non des moindres – remettait la balle au centre et redonnait des chances à une pratique démocratique…mais tout ceci est bien difficile à comprendre. C’est un peu l’histoire du Corse qui demande à bénéficier des indemnités pour calamités naturelles parce que le vent n’ayant pas soufflé, les châtaignes ne son pas tombées et qui dit à son interlocuteur Bas-Normand : « ici rien ne pousse…. » ; mon compatriote lui dit : « chez nous ça pousse, plus ou moins bien, nous plantons …. » et notre ami Corse de dire : « ah, bon ! Mais si vous plantez…. » La politique extérieure Guaino/Sarkozy/Kouchner est le zéro absolu de ce qu’on peut attendre en la circonstance ! Nous passons à juste titre pour des jobards auprès des membres de l’Union Européenne. Avant d’être des donneurs de leçons, il faudrait commencer par diminuer nos déficits, c’est-à-dire le train de vie de l’Etat. On a vu, sur FR3, je crois, des éléments édifiants sur les dépenses engagées par Hortefeux, Rachida …ou la préparation du salon de l’Elysée pour le dernier entretien avec les journalistes, etc. Commençons par supprimer les voitures de fonction qui servent à Maman pour aller faire ses courses, avec chauffeur, pendant que Monsieur…fait ce qu’il veut ! « Qu’est-ce que vous entendez par là ? -Par là, j’entends pas grand-chose…. » Qu’ils fassent comme au Canada et dans les pays du Nord, qu’ils paient leurs timbres, leur téléphone, leurs bouquets de fleurs à leurs maîtresses, qu’ils prennent les transports en commun (je parle des moyens de déplacement, pas des histoires de cul) … Venons-en aux choses sérieuses ! Cécilia avait bien raison de se refuser à aller baiser le cul de Georges Bush ; on ne va pas faire des croupettes à celui qui a été le pire président des Etats-Unis depuis un demi-siècle, un siècle, depuis toujours… Et puis il y a cette fichue politique moyen-orientale ! D’entrée de jeu, Kouchner et Sarko ont envisagé gaiement de soutenir Johnny Walker dans une éventuelle croisade contre l’Iran ! Le Bush, il ne rêve que d’une chose : aller foutre une bombe atomique sur l’Iran pour terminer son 2e mandat ; un feu d’artifice, quoi ! Guerre générale, très bon cela pour Carlyle et Halliburton dont les Bush sont actionnaires en même temps que Dick Cheney ! …Tu parles d’un prénom, Dick ; bref un membre viril ; un grand chauve à col roulé, en quelque sorte… J’ai dit et redit que le pouvoir en place en Israël, voulait, d’abord, ne pas faire la paix ! Mais voilà-t-y pas, ma bonne, que notre ami Olmert, outre ses problèmes de prostate, a des gros problèmes avec la justice de son pays ! Surprenant, non ? C’est pas chez nous qu’on verrait le patron répondre à une convocation de justice, demandez à Chirac !... Et, par conséquent, il entreprend de lancer des négociations avec la Syrie, ce à quoi les deux pays ont tout intérêt. Qui peut servir d’interface à ces négociations de paix ? …La Turquie. Seul pays qui puisse servir d’interface entre Israël et les pays arabes et/ou musulmans, de même qu’entre l’Orient et l’Occident, l’Islam et le monde chrétien ! Mais pas touche qu’y dit le Sarko : les racines chrétiennes de l’Europe… Un peu de modestie, deux fois divorcé, il serait considéré, par un pape défenseur de la doctrine « duos habet et bene pendentes », comme donnant l’exemple du scandale…heureusement, nous vivons dans un Etat laïc, comme la Turquie. -« Mais Erdogan est au pouvoir ! » - « Mais un parti a pu, au nom delà constitution demander si ce pouvoir était bien légitime et constitutionnel dans un Etat laïc ! En outre, la Turquie a refusé de s’engager dans la guerre d’Irak, à laquelle nous aurions pris part si notre Bienaimé Sarko avait été président ! Guerre à laquelle nos amis polonais ont participé…je vous le dis tout net, s’il fallait choisir, je choisirais la Turquie contre la Pologne (au moins quand elle était gouvernée par les deux jumeaux intégristes de radio Maria) »… Bref, sur ce point, il a tout faux, tout nul ! -« Mais la Turquie n’est pas un pays européen… » Philonenko, philosophe distingué, rappelait que de Gaulle voulait s’entourer de collaborateurs ayant une vraie culture générale (mauvais exemple, j’en conviens, car le choix de Pompidou est de sinistre mémoire). Mais pour qui possède une once de culture générale la Turquie faisait bien intégralement partie de l’équilibre des nations européennes au XIXe siècle, puisqu’elle était : « l’homme malade de l’Europe »… -« Mais nos racines chrétiennes… » Curieusement ce ne sont pas seulement les Polonais qui crient le plus fort sur le sujet, mais ceux qui eurent à souffrir de l’antisémitisme du-dit pays… Bref, un mélange dont je ne veux pas entendre parler… Je rappellerai seulement qu’une partie de « nos philosophes » notamment présocratiques, étaient originaires de la « Grande Grèce », y compris de l’Asie Mineure, c’est-à-dire la Turquie, que c’est là que se déroula la Guerre de Troie (vive Hoffenbach !), que les premières Eglises chrétiennes virent le jour en Anatolie, que Saint Paul vint prêcher l’abstinence aux habitants d’Ephèse qui se livraient tranquillement à leurs pratiques amoureuses habituelles, et, enfin que c’est là-bas que vous pouvez visiter la maison de la Vierge, oui, la maison où Marie passa ses derniers jours près de Saint Jean : « le disciple que Jésus aimait ». Voilà bien des raisons qui devraient nous faire ouvrir la porte de l’Europe à la Turquie. -« Mais ils sont musulmans… » Mais le meilleur moyen pour qu’ils ne soient pas des islamistes purs et durs, c’est de leur permettre d’entrer : ils sont laïcs (Sarkozy est le plus mal placé pour relativiser cette laïcité !), francophones, francophiles… Et bien sûr on leur demandera des preuves de démocratie …que nous serions bien inspirés d’exiger de nous mêmes ! La position de notre cher Président est absolument nulle sur le sujet…mais n’est-ce pas la position même de nos concitoyens, nous autres les Français qui sommes les meilleurs…et les plus modestes ! Rappelons-nous notre mission civilisatrice, l’expo coloniale avec les indigènes dans des cages, en plein Paris, rappelons-nous : « Y’a bon Banania » rappelons-nous Sétif, le jour de la Victoire, le 8 mai 1945, avec le GPRF de de Gaulle et des communistes ! Rappelons-nous Mitterrand : « L’Algérie c’est la France, la négociation c’est la guerre »…et l’amnistie des putschistes. Rappelons-nous le vote des parlementaires, de tous les partis, demandant en 2006, qu’on enseigne les aspects positifs de notre colonisation bienveillante… C’était déjà çà le procès Dreyfus : « Le tribunal ne peut se déjuger ! La France, l’armée, ne peuvent pas se tromper !» Rien de plus vrai, n’est-ce pas ma bonne ! Par conséquent, votre fille est muette et Sarko a raison, la Turquie, la Turquie, la Turquie… C'est ça la pensée bourgeoise: "a est A" rappelait Barthes... Faut être petit avant que d'être grand,...Paris ne s'est pas fait en un jour! Ah, le bon sens français que tout le monde nous envie...On applaudit le Maréchal en mai, on ovationne le général en juin; de la fine politique -hier comme aujourd'hui, tous nos politologues saluent chaque jour l'intelligence politique du peuple le plus intelligent et le plus modeste du monde! Il fallait voir ce soir la remarquable émission C dans l’air, consacrée à la discussion sur une paix possible entre Israël et la Syrie ; comme quoi il existe des journalistes de grande qualité, tout comme les intervenants du jour!
01:43 Publié dans Politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israël, syrie, sarkozy, bush, kouchner, cécikia, turquie
mardi, 27 mai 2008
Participation libéralisme Sarkozy Delanoë Tocqueville
Chacun aura remarqué que mon amour pour Sarkozy est aussi modéré que celui que je porte au prolétariat du parti socialiste : notre ami Fabius, et quelques autres. Demain, nous parlerons de la réforme des institutions, amis avant, je voudrais revenir sur la dernière grande prestation télévisée du Prince-Président. Juste un mot sur ses idées en matière de politique extérieure : c’est le nul absolu, le degré zéro de la pensée de Gaino ; cet homme : « c’est même plus un cerveau, c’est comme de la sauce blanche… » En matière économique, chacun sait que la situation est tragique, mais Sarkozy a cependant maintenu l’idée essentielle du RSA qui se mettrait en place. C’est capital. Quant à l’idée de la participation et/ou de l’intéressement c’est une idée majeure que le gaullisme à repris du XIXe siècle, avant de disparaître car les crapules de la Bande des Quatre (qui, par la suite ont renvoyé Chaban) ne voulaient entendre parler ni d’intéressement, ni de participation, et ne ressortaient l’idée du placard qu’avant les éléctions, en même temps que le sort des Harkis qu’on a laissés dans une misère honteuse ! On trouve cette idée chez Tocqueville, mais il n’est pas le seul - à l’époque de Godin, Owen et de beaucoup d’autres - à émettre un tel point de vue. Réfléchissant sur le paupérisme, il met en avant la nécessité de sortir du prolétariat, du « brassier » qui n’a que sa force de travail, « ses bras » pour aller à sa journée, s’il y a du travail, en le rendant d’une certaine façon, propriétaire. Dans le monde rural, Tocqueville est donc partisan de la petite propriété qui permet de travailler, de vivre, de se nourrir et d’élever sa famille, voire d’épargner, si l’année est bonne. Sur ce point il s’oppose à son ami l’économiste anglais Nassau Senior. Mais comment faire dans le monde industriel ? Tocqueville considère que l’ouvrier participe au développement de la fabrique et des richesses qu’elle produit et qu’il devrait toucher une part de la richesse ainsi accumulée ! Mais, dit-il, cette idée est trop neuve et évidemment les patrons capitalistes seront contre…mais les ouvriers ne lui seront guère favorables, alors, comme aujourd’hui… Avez vous remarqué que les syndicats sont toujours réticents à cette idée ; avez-vous jamais vu les grandes centrales lancer des mots d’ordre pour demander la participation et/ou l’intéressement ? Et pourtant ceux qui en bénéficient sont très heureux de toucher le capital ainsi accumulé. Mais naturellement on brade plus facilement ce qui devrait être mis à moderniser une entreprise dont on possède(rait) une partie du capital. Ce fut la catastrophe Moulinex : tous responsables… L’autre grande idée à développer serait d’aider à la constitution de SCOPS, dans les entreprises où le patron et/ou les actionnaires se sont tirés comme des voleurs, alors que le savoir faire ouvrier existe et les machines sont encore sur place. Mais voilà : ce n’est pas non plus vraiment dans la tradition ouvrière…ni, évidemment, dans la culture du gouvernement, quant aux banquiers ils ne sont que des banquiers et les administrations ne visent qu’à une chose, écrivait Tocqueville : « empêcher de faire… » On voyait l’autre soir sur M6 l’exemple caractéristique d’une affaire de ce type dans une imprimerie de la région parisienne où les employés avaient tout le savoir faire pour continuer la production, les machines étaient là, le travail se faisait ; il manquait seulement un peu de trésorerie pour faire face au tassement des commandes dû au départ du patron. L’affaire était totalement viable à moyen terme…Mais …les pouvoirs publics ne se rendent pas compte que l’avance de trésorerie, à court et/ou moyen terme, coûterait infiniment moins cher que le licenciement de l’ensemble du personnel. Ici, dans mon département, l’une des affaires les plus importantes est une SCOP, la société Acome qui s’est lancée dans la tréfilerie puis la fibre optique et qui est aujourd’hui une multinationale. Le problème est assez simple à comprendre à l’époque où une société doit payer ses actionnaires qui exigent des rendements à deux chiffres, les managers qui exigent des salaires exorbitants et encaissent tous les bénéfices à eux seuls sous la forme de stock options, les charges, et s’il reste un petit quelque chose, des salaires de plus en plus minimes. Dans une SCOP la structure permet une économie de 10 à 20% et aussi de garantir l’emploi et de répartir les bénéfices - qui sont moindres, mais bien réels - à l’ensemble du personnel. Seulement cela demande un engagement de chacun, davantage de responsabilités, voire de travail, et parfois des sacrifices. Mais on le voit le patronat traditionnel déteste cette formule, le régime ne peut y souscrire et encore moins ’encourager…quant aux syndicats, s’ils voulaient se battre là-dessus, il y a longtemps qu’on le saurait ! Voici donc quelques pistes essentielles dans l’état actuel de l’économie, car, ne l’oublions pas, nombre de nos concitoyens sont restés en rade d’un point de vue scolaire et formation, et là encore, les responsabilités sont grandes car nombre de ces gens sont intelligents et volontaires. On ne saurait donc accepter tout choix économique global qui considère la désindustrialisation du pays comme inéluctable, comme en Angleterre. Le combat doit, aussi, se mener sur ce front, et le pouvoir actuel, dont les défauts sont grands, semble conscient de se danger. Saura-t-il se donner les moyens d’y faire face ? Il faut l’espérer sans trop se faire d’illusions. Je vous donne, pour information, un bout du texte du second Mémoire de Tocqueville sur le paupérisme qui peut attirer votre attention. Je vous indique le site sur lequel vous pourrez trouver la suite du texte, et demain je vous dirai quelques mots à propos du libéralisme, qui, contrairement à ce que pense une partie de la gauche française, n’est pas un gros mot, qui se réduirait au libéralisme économique ; il doit d’abord être politique ! En Angleterre et aux Etats-Unis « libéral » veut dire de gauche…mais allez dire celà à Ségolène ou Mélanchon…ce n’est pas dans leur logiciel ! Voici donc un passage du Mémoire sur le paupérisme de 1837 : « On peut donc prévoir que les classes industrielles seront, indépendamment des cause générales et permanentes de misère qui agissent sur elles, soumises fréquemment à de crises. Il est donc bien nécessaire de pouvoir les garantir tout à la fois et des maux qu'elle s'attirent à elles-mêmes et de ceux sur les quels elles ne peuvent rien. Toute la question est de savoir de quels moyens préventifs elles peuvent user pour en atténuer les effets. A mon avis, tout le problème à résoudre est donc celui-ci : Trouver un moyen de donner à l'ouvrier industriel comme au petit agriculteur l'espoir et les habitudes de la propriété. Deux moyens principaux se présentent [2]: le premier, et celui qui au premier abord semble le plus efficace consisterait à donner à l'ouvrier un intérêt dans la fabrique. Ceci produirait pour les classes industrielles des effets semblables à ce qu'amène la division de la propriété foncière parmi la classe agricole. Ce serait sortir des limites de cet écrit que d'examiner tous les plans qui ont été successivement proposés pour arriver à ce résultat. Je me contenterai donc de dire brièvement que ces plans pour réussir ont toujours rencontré un de ces deux obstacles: d'une part les capitalistes entrepreneurs d'industrie se sont presque tous montrés peu enclins à donner à leurs ouvriers une portion proportionnelle des profits ou à placer dans l'entreprise les petites sommes que ceux-ci auraient pu leur confier. Je pense que dans leur propre intérêt, ils ont grand tort de ne point le faire, mais il ne serait ni juste ni utile de les y obliger. D'une autre part, lorsque les ouvriers ont voulu se passer des capitalistes, s'associer entre eux, réunir des fonds et gérer eux-mêmes à l'aide d'un syndicat leur industrie, ils n'ont pu réussir. Le désordre n'a pas tardé à s'introduire dans l'association, ses agents ont été infidèles, ses capitaux insuffisants ou mal assurés, son crédit presque nul, ses relations commerciales fort restreintes. Bientôt une concurrence ruineuse forçait l'association à se dissoudre. Ces tentatives ont été souvent renouvelées sous nos yeux, particulièrement depuis sept ans, mais toujours en vain. Je suis porté à croire cependant qu'un temps s'approche où un grand nombre d'industries pourront être conduites de cette manière. A mesure que nos ouvriers acquerront des lumières plus étendues et que l'art [de] s'associer dans des buts honnêtes et paisibles fera des progrès parmi nous, lorsque la politique ne se mêlera point aux association industrielles et que le gouvernement, rassuré sur leur objet, ne refusera pas à ces dernière sa bienveillance et son appui, on les verra se multiplier et prospérer. Je pense que dans des siècles démocratiques comme les nôtres, l'association en toutes choses doit peu à peu se substituer à l'action prépondérante de quelques individus puissants. L'idée des associations industrielles d'ouvriers me paraît donc devoir être féconde, mais je ne la crois pas mûre. Il faut donc, quant présent, chercher des remèdes ailleurs. Puisqu'on ne peut donner aux ouvriers un intérêt de propriétaire dans la fabrique, on peut au moins leur faciliter à l'aide des salaires qu'ils retirent de la fabrique la création d'une propriété indépendante. Favoriser l'épargne sur les salaires et offrir des ouvriers une méthode facile et sûre de capitaliser ces épargnes et de leur faire produire des revenus, tels sont donc les seuls moyens dont la société puisse se servir de nos jours dans le but de combattre les mauvais effets de la concentration des propriétés mobilières dans les mêmes mains et afin de donner à la classe industrielle l'esprit et les habitudes de la propriété qu'une grande portion de la classe agricole possède ». Vous pourrez consulter les texte complet sur : memoire_pauperisme_2bis.pdf http://classiques.uqac.ca/classiques/De_tocqueville_alexis/memoire_pauperisme_2/memoire_pauperisme_2_texte.html ou le consulter en fichier pdf:
22:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, libéralisme, scop, socialisme, delanoé, participation, chaban
lundi, 19 mai 2008
Mai 1968: je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire...
Mon, ton, son, notre, Votre, Leurre 1968 (voir le texte complet au format pdf Mai 1968 pdf.doc) Tocqueville a consacré un chapitre à expliquer comment les démocraties modernes ne connaîtraient pas de grandes révolutions et que ce seraient des régimes agités et conservateurs à la fois. Notre grande révolution, 1789, La Révolution a abouti à la reprise en main par la bourgeoisie dès le Directoire, puis, celui-ci n'étant pas assez sûr, par le Consulat et l'Empire. Le pouvoir changeait de main, passant du pouvoir monarchique (et non aristocratique, parce que la monarchie absolue n'avait laissé à l'aristocratie que les colifichets d'un pouvoir qui n'était plus que virtuel : assister au grand-coucher, tenir la chandelle...) à celui de la bourgeoisie. L'analyse tocquevillienne est simple: la classe économiquement dominante devient politiquement dominante! Marx ne dit rien d'autre... La bourgeoisie a donc pris le pouvoir à la chute de Robespierre, elle ne l'a jamais quitté depuis, malgré la Restauration, 1830, 1848, le second Empire – triomphe de la bourgeoisie – la IIIe République, l'Etat Français, 1944-1945, 1968... Les différentes épisodes révolutionnaires postérieurs à 1789, notamment les deux plus importants après 1830, 1848 et 1968 ont été des épisodes révolutionnaires mineurs. La poussée révolutionnaire a duré quelques semaines. En 1848, elle commence à la fin février; deux mois plus tard la chambre élue en avril est bien plus à droite et réactionnaire que la précédente (née du scrutin censitaire), alors qu'elle est élue au suffrage universel. Mai 1968 aboutit à une chambre quasi entièrement gaulliste. Tocqueville expliquait très bien le mécanisme dès 1840 : la démocratie crée une classe de petits propriétaires, quand des mouvements revendicatifs éclatent, le centre rejoint la gauche et l'extrême gauche dans les manifestations et protestations car elle espère tirer profit des événements. Un mois plus tard elle prend peur et rebascule à droite, car elle craint d'être perdante, dépossédée: « les salauds, ils vont brûler ma bagnole, piquer mon pavillon, ils ont bu mon pinard...Salauds de pauvres! » Eminente noblesse du petit-bourgeois. On se penche donc sur 1968, ça permet de vendre du papier; il y a les pour et les contre dont les arguments sont également d'une nullité qui fait plaisir à voir. On pourrait attendre une émission documentaire bien faite, bien documentée, certains savent faire, on verra peut-être... Le reste (à l'exception du très intéressant livre de Serge Audier: La Pensée anti-68, mais lui n'est pas un éditorialiste) ressemble plutôt à la panse de brebis farcie dont j'ai parlé précédemment. (faut suivre) La pensée anti-68 diffusée par les élucubrations fumeuses du Henri II Gaino, qui n'en rate pas une, et de la lecture de deux philosophes qu'on a connus mieux inspirés, a fourni un thème de campagne à Sarkozy; ça a semble-t-il marché, les idées simples, vous savez, ça marche. Plus c'est gros mieux ça passe (!?) affirmait déjà le philosophe humaniste Goebbels. Certains affirment que, cependant, que le Président serait un Monsieur Jourdain-Sarkozy, soixante-huitard sans le savoir et ils arguent méchamment du « jouir sans entraves ». Ils oublient, ces zombies, qu'ils parlent du chanoine de Saint Jean de Latran, qu'il est allé se faire bénir chez Benedictus Sixtine qui n'a pu manquer de lui rappeler la doctrine de notre très sainte mère l'Eglise dont il est le gardien : les divorcés remariés peuvent retrouver une -toute petite- place dans l'Eglise en vivant avec chasteté, en frère et soeur, si l'on veut, (quoique...) près de leur conjoint. Quelques apports de 68 En 1968, j'étais professeur (maître auxiliaire) de philosophie et je gagnais 1100 francs par mois...et vivais chichement. Les ouvrières de la chaussure ou des petites industries gagnaient ...280 francs par mois... Il y a donc eu une très nette revalorisation des bas salaires, sans doute la plus grande victoire. Hausse moyenne de l'ensemble des salaires 18-19%. Le patronat a bien évidemment demandé, et obtenu des aides pour relancer la machine et faire des investissements... Il a placé cet argent en Allemagne et en Suisse pour profiter du différentiel monétaire : 5% par an - tout bénéficie et aucun problème - il a créé les condition de la dévalutation que Pompidou fit 20 mois plus tard. Dévaluation de 19% : tout rentre dans l'ordre, le patronat n'a rien réinvesti et retouché sa mise. beau comme de l'Antique! Aujourd'hui la différence entre le salaire minimum et celui du maître auxiliaire ne dépasse pas 30%; Je fais là un jugement de fait, non de valeur, d'autant plus que: 1 : une quantité de Français, de l'ordre de 7 millions de personnes, touchent pas le smic mais des salaires inférieurs, des moitiés de salaires, subissent des temps partiels imposés... 2: Ceux qui touchent le smic sont eux-mêmes des travailleurs pauvres: un smicard ne peut vivre, payer son loyer, ses charges et sa nourriture avec son seul salaire s'il ne bénéficie pas d'autres rentrées. Certains dorment dans leur voiture, ramassent ce qu'ils trouvent dans les poubelles des grands magasins; d'autres se livrent à la prostitution occasionnelle: « aller aux asperges!" Dans les acquis de 68, il y a eu la création des sections syndicales d'entreprise, mais pas dans les petites entreprises, et en outre, grande idée du patronat il fallait de moins en moins de syndiqués; on est passés de 25% en 68 à 8% aujourd'hui. Curieusement, cela ne gêne pas les syndicats qui sont opposés à toute forme de syndicalisation massive. L'ouvrier pourrait toucher l'équivalent d'une cotisation syndicale, destinée à ce seul effet et il serait libre de choisir la confédération qui lui conviendrait le mieux! Et les syndicats bénéficieraient d'un vrai financement important, indépendant, indiscutable! Les syndicats ne veulent pas de cette mesure...vous voulez que je vous fasse un dessin pour vous expliquer... Les syndicats étant moins nombreux choisissent, sans en réferrer à des mandants qui n'existent pas, la ligne qui leur convient...et, très souvent, les ouvriers et et employés ne se reconnaissent dans les positions des syndicats ... qu'ils ne voient pas la nécessité de rejoindre. Par dogmatisme et idéologie, les syndicats peuvent faire des choix opposés aux intérêts des individus. Un exemple vêcu : en 1968, le SNI s'opposait à la titualarisation des maîtres auxiliaires. Il a donc fallu attendre 74-75, pour qu'un ministre « de droite » René Haby décide d'une intégration massive. Le SNI récidiva, exigeant que nous soyons intégrés comme PEGC (comme si nous n'avions que le bac) parce qu'il avait le quasi-monopole de la syndicalisation de ce corps ce qui nous valut – pour le même salaire – de faire 21 heures d'enseignement au lieu de 18 et d'enseigner deux disciplines principales plus quelques autres en annexe (j'ai enseigné 13 disciplines différentes...) La censure a disparu – pas totalement – dans les médias dont l'évolution était inéluctable. Mais La situation actuelle de la possession des journaux et des télévisions par les grands groupes amis du pouvoir, pose problème. Ils ont réalisé le premier coup d'Etat médiatique en 2002 (revoyez Poison d'avril); ils ont aidé à faire élire Sarkozy, notamment en imposant par médias interposés Ségolène comme opposante dont il était beaucoup plus facile de triompher que de Strauss Kahn... Sarkozy peut toujours protester...mais il est vraisemblable qu'il commence à inquiéter et agacer sérieusement ceux qui l'ont élu et qui préféreraient Fillon qui ressemble, lui, à un homme d'Etat. N'oublions pas que la télé de ces groupes est pire que pire: amener les spectateurs à mépriser les candidats des jeux stupides qu'ils consomment comme une drogue, méprisant par les candidats choisis parce que minables, ou rendus minables. Ils en arrivent,sans en prendre conscience, à se mépriser eux-mêmes. Une télé de Givaros, juste bons ensuite à voter pour le pouvoir et à plébisciter les candidats "repris de justesse" qui ont eu affaire à la justice. En 67 on se battait à propos du chômage: 300 000 chômeurs, affirmait le patronat, 600 000 affirmaient les syndicats. On protestait contre l'écart énorme des revenus, de 1 à 400...une bluette en comparant avec la situation actuelle, faites le calcul! Combien ont engrangé ceux qui ont échoué, trahi, les Forgeard, le Marlan qui a dénoncé l'affaire Executive Life, l'affaire du crédit Lyonnais, les royalties engrangées par Lagardère. Maintenant arrivons au fait. Parmi les multiples causes des événements de 1968, il y avait une condition économique difficile due à un choix de Pompidou et à un plan sévère (dit de stabilisation) de Giscard qui ne voulait rien lâcher. La situation sociale commençait à connaître de sérieux blocages (Crozier : La société bloquée). De gaulle en voulu à Pompidou, et il avait raison. Il entreprit de tenter de débloquer la situation. Ortoli, le ministre des finances du dernier gouvernement de Gaulle, entendait, pour récupérer de l'argent d'augmenter les frais de succession (c'estpas du Sarkozy cà!); de Gaulle entendait développer, enfin, une participation sérieuse : les bénéfices d'une entreprise devraient aller, pour partie, aux ouvriers aussi, puisqu'ils produisaient, aussi cette richesse. Il entendait mettre en place l'autonomie des universités, la régionalisation et supprimer le Sénat, qui n'est absolument pas une assemblée démocratique et créer un gigantesque conseil économique et social – les forces vives de la Nation – qui auraient voie au chapitre! Nous connaissons la suite, pour la droite, le vieux devenait fou, il voulait, absolument, faire du social. Pompidou-Brutus, celui qui a bousillé un quartier historique de Paris pour mettre son usine à Gaz, se chargea, lui qui était entouré des hommes du SAC et de corde, de zigouiller le vieux, avec son complice Giscard qui appela à voter NON! Mea culpa, j'ai été assez stupide pour voter non, moi aussi, pour d'autres raisons...quand je pense que j'ai voté pour Mitterrand deux fois, la deuxième à contre coeur, il est vrai...j'aurais mieux fait de rendre visite aux pensionnaires de la maison Tellier. La même affaire se passe, deux ans plus tard, avec le renvoi de Chaban par la clique Pompidou-Juillet-Garaud-Chirac. Pas question de laisser au pouvoir un type qui entend débloquer la société, mettre en place un contrat social... Exécuteur des hautes oeuvres, toute la clique d'une partie du patronat, des politiques qui sont, comme sous Pompidou mêlés aux affaires; ça tombait comme à Gravelotte ; ce sont des hommes "d'affaires": affaire Markowitz, De Broglie, Boulin. Un ministre de l'Intérieur, sans doute après s'être rasé, s'emporta un jour contre les copains et les coquins; Le président était entouré de coquins et de drôlesses disait Tocqueville en parlant de ce bon Napoléon III que tant de nos politicaillons considèrent comme un grand homme! Faut pas avoir honte, en démocratie pour se réclamer des deux despotes, l'oncle et le neveu (qui n'en était pas un, il était bâtard!!!) Dans ces temps-là, c'est pas moi qui le dis, mais les statistiques, mais Jean Gandois, ancien patron des patrons, mais Bébéar, ancien patron d'Axa, il y avait dans les étudiants des 5 plus grandes écoles françaises : Polytechnique, Centrale, Normale-Sup (rue d'Ulm, svp), HEC, ENA, de 25 à 30% d'étudiants qui provenaient de la low-middle class et des classes populaires, le pourcentage a baissé régulièrement pour atteindre 6% en 1995 et 1% en 5007 (rapport de Michel Albert, ancien commissaire au plan). Alors voyez ce qui s'est passé: on a laissé l'université s'agiter. On avait protesté contre les mandarins qui existaient certainement dans les universités parisiennes prestigieuses mais pas en province. On s'est mis à adorer quelques universitaires parisiens qui devinrent des gourous. On ne put réagir contre un désordre certain qui rendit des cours impossibles et dégrada systématiquement l'outil de travail. Ce qui n'empêcha absolument pas nombre d'enseignements du supérieur continuer à enseigner car ils étaient totalement inaptes, car s'ils sont cooptés, ils ne sont jamais contrôlés alors qu'aux Etats-Unis il existe bien une évaluation faite par les étudiants. (Je ne parle pas ici de la procédure imbécile consistant à faire noter les profs du secondaire par leurs élèves) Il est vrai qu'une telle pratique provoquerait des changements salutaires. Tous les étudiants que j'ai rencontrés et qui ont dû subir les IUFM, sont unanimes, c''est le truc le plus nul qui soit: méthodes, enseignements, pratiques,...) Et je dois dire cependant qu'il existe encore un grand nombre d'étudiants de très grande qualité; j'ai enseigné à l'université de Caen et aux élèves des classes prépas; nombre des étudiants de la fac étaient bien supérieurs aux élèves de prépas, et pourtant leur avenir n'est pas comparable. Il y aura d'un côté des êtres humains, humanistes, de l'autre des managers, des petits chefs, des rois de la raffarinade... Un petit souvenir pour terminer: en 1990, j'ai été l'un des trois organisateurs du premier colloque international sur l'Actualité de Tocqueville à Saint-Lô. Conversation à trois avec François Furet et une universitaire parisienne qui a fait une grande carrière. On évoque la situation lamentable des universités françaises. Furet: « Il faudrait faire payer les études supérieures aux étudiants » Moi : « Mais les coûts sont exorbitants 200 000 francs par an pour les « collèges » (3 années après le bac) Furet: « Oui, mais en France, ce sont les fils de bourgeois dont les études sont payées par les impôts de tout le monde, y compris des ouvriers dont les enfants ne vont pas à la fac. Aux Etats-Unis il y a un système de bourses très développé et très généreux » (Remarques exacte, je l'ai vérifié sur place. Collègue directrice d'une UER dans une prestigieuse université parisienne, s'adressant à Furet: « Oui, mais enfin, ni vous ni moi, ne mettons plus nos enfants à la fac ».No Comment! Elémentaire mon cher Watson: la bourgeoisie s'est constituée en caste, en Nomenklatura, se réservant désormais tous les postes. Tous les étudiants des grandes écoles les plus prestigieuses sont désormais fils de...polytechniciens, énarques, centraliens, ulmars... On est entre soi, comme à Neuilly (regardez les noms des étudiants de Normales Sup, tous des héritiers, fils de...) Une véritable consanguinité qui explique bien pourquoi ces gens sont désormais des nabots de l'humain;, de l'humanité : plus de coeur, plus de sensibilité. Mais ils se partagent tout le pouvoir politique et économique, comme sous la Monarchie de Juillet ! C'est là la nouvelle aristocratie (mot très mal choisi) sans coeur, dont Tocqueville évoquait la possibilité de la constitution qu'il redoutait. Mais ils nous coûtent cher. Pour eux, pour leurs études, il y a des sous, car ils sont même payés pour leurs études; 4 % des étudiants français pour 30% du budget de l'enseignement universitaire! C'est-y pas beau tout ça? En tous cas c'est bien la réutilisation des restes par notre bonne bourgeoisie française!
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jeudi, 15 mai 2008
L'antidémocratie a du mou dans la corde à noeuds
Dois-je écrire du moût, qui renverrait au verjus du Vert-Galant, du moult parce que ça tangue beaucoup:
« Y'a du roulis, y'a du tangage ».
Ne comptez pas sur moi pour entonner l'une de ces antiennes marquées par la compulsion de répétition signe des temps qui courent. Vous aurez beau supplier, je ne chanterai pas « Branle, Branle Charlotte » dont vous pouvez trouver les paroles dans les méditation antérieures!
Car la chose est grave: de nobis agitur, c'est de nous qu'il s'agit comme disent les députés UMP qui constatent la vérité « profonde » de la pensée de Confucius affirmant:
« à force d'être cul et chemise, il y en a toujours un qui finissait par protester :'je me suis fait enfiler, sans que j'en susse rien, et ce, à l'insu de mon plein gré' ».
Mais voilà, ils exigent, on le comprend, qu'on y mette des formes, que Denis Gautier vienne y mettre un peu de ce merveilleux librifiant capable de fluidifier les relations socialo-politiques !
Mais voilà, mes cocos, vous l'avez voulu, vous l'avez eu, et même vous l'avez, jusqu'à quand « No sé », jusqu'où ? C'est vous qui savez, à vous de sentir...
Rappelez-vous, George Bush qui avait senti le doigt de Dieu qui lui parlait, effet secondaire du Johnny Walker... «
Vous n'avez rien à la prostate » lui dit l'urologue...
Les voies/voix de Dieu sont impénétrables...
Parce que, n'oubliez pas, mes cocos, vous l'avez élu.
N'oubliez pas, je vous avais prévenu!
Je me souviens de cet étudiant en classe prépa économique qui votait Sarkozy....pour la sécurité. J'ai vainement de lui expliquer que Sarko, c'était un peu Kolanta, l'aventure...Mais le pauvre, étudiant dans une école de commerce, vous vous rendez compte! Vous avez vu dans quel état ils les mettent: Guantanamo chez les réducteurs de tête!
Edith Cresson : HEC,
Tartarin : ESCP; c'est pas humain !
Mais ailleurs, ça ne vaut guère mieux, rappelez-vous le dernier ministre chiraquien des Affaires étrangères, bien choisi, puisqu'elles lui étaient effectivement très étrangères. Les membres de son ministère le saluaient d'ailleurs avec beaucoup de déférence et ne se cachaient pas de voir en lui le nouveau Condorcet, rien de moins.
En visite à Jérusalem au musée de la Shoa, avisant une carte du monde qui indiquait la provenance des Juifs morts dans les camps, il s'extasia de voir qu'ils étaient si peu nombreux à provenir d'Angleterre.
On voulut lui expliquer que...et que
Il continua de plus belle - c'est là une des caractéristique depuis Thomas Diafoirus chez les carabins :
« Il est ferme dans la dispute, fort comme un Turc sur ses principes, ne démord jamais de son opinion, et poursuit un raisonnement jusque dans les derniers recoins de la logique. Mais sur toute chose ce qui me plaît en lui, et en quoi il suit mon exemple, c'est qu'il s'attache aveuglément aux opinions de nos anciens, et que jamais il n'a voulu comprendre ni écouter les raisons et les expériences des prétendues découvertes de notre siècle, touchant la circulation du sang, et autres opinions de même farine »...
Il ajouta, notre brave ministre, qu'en plus il n'y avait pas eu de déportés! Certes, on aurait pu craindre que Churchill fasse déporter des Juifs britanniques à Bergen-Belsen, ou ailleurs...
- " Comment, c'est une connerie! Vous oubliez que vous parlez à un ministre de la République... »
V'la-t-y pas, ma bonne que Goasguen,
Charrette,
Tutti & Quanti se mettent à ruer dans les brancards, comme quoi on ne les consulterait pas!...
En v'la une autre chez les Français qui demandent un un roi, un Napoléon, un homme à poigne...
D'autant plus que sous le monarque vieillissant précèdent, les initiatives de nos vaillants parlementaires ressemblaient vivement à la panse de brebis farcie, dont le regretté philosophe Jacques Bodouin expliquait : « au début, on début, on croit que c'est de la merde, après on regrette que ça n'en soit pas! »
Rappelez-vous, les dernières volontés de Jacquot « l'incorruptible-intègre »
: signer un traité d'amitié avec l'Algérie. Idée respectable en soi. V'la-t-y pas que ces dégentés de l'UMP font voter un amendement pour que dans nos manuels d'idéologie scolaire on souligne, néanmoins, les bienfaits de la colonisation...
Le sujet est vaste et je n'en dirai rien...aujourd'hui...
Notre bienaimé président précédent avait coutume de dire – c'est un poète – « Ca me touche la droite sans me faire bouger la gauche ».
Pensez, les survivants de la gégène, s'il y en a, ce qu'ils ont dû apprécier!
Non, redisons-le avec Confucius: « On a le droit d'être con, mais il y a des limites »...
Quand je pense à nos politologues et penseurs distingués ! Les ralliés, le Kouchner
se reprend à espérer, peut-être que les amis de la paix, le Bush et le digne successeur de Sharon,
qui n'a pas organisé le massacre de Sabra et Chatila – le saint homme – vont foutre une bombe atomique sur l'Iran, histoire de conforter la paix ! Ils la confortent dur depuis huit ans. Et nos Glucksman,
nos Finkelkraut, notre Max
Gallo : un peu mous du gland dans leurs attaques ! Et le Goupil, le Romain, champion de la guerre en Irak, qu'est-ce qu'il devient, le bambin, et les politologues distingués qu'on lit dans Le Monde, qu'on entend sur France Culture, qu'on voit à la télé, pas virulents non plus !
Ils n'ont pas pris la mesure de la chose qu'ils n'ont pas vu venir. Ils attendaient d'avoir leur gamelle à l'Elysée, conseillers du prince (!) comme en son temps le Debray !
Et le Fog, pas trop critique non plus; après avoir essuyé le fondement de Chirac pendant 11 ans, il se fendit, lorsque le lion n'eut plus ni dents ni griffes, d'un pamphlet; quel courage !
Je dis ça, je dis ça, mais la gauche; « z'avez pas vu Mirza? » certes ils tirent un bon coup de temps en temps, mais autrement, aux abonnés absents.
Vous pouvez me dire qu'elle est la ligne politique de la gauche ? Quels combats elle mène ?
A la limite, elle est pire encore ! La politique Sarkozy-Fillon
est souvent médiocre, parfois mauvaise, quasiment toujours injuste, mais elle comporte un certain nombre d'idées; des réformes ont été faites, des bonnes, des mauvaises.
Jospin? Oui, Jospin ?
Voici un an j'expliquais à l'âne de mon voisin que les socialistes présentaient Ségolène
à la présidence, j'aurais pas dû. Il s'est mis à rigoler comme un âne et il en est mort en lâchant une foultitude de pets !
A bientôt camarades, je vous dirai quelques mots sur 68. pas original ! J'essaierai de vous parler de mon, ton, son, notre, votre, leurre 68...
19:05 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ségolène, jospin, chirac, condorcet, bodoin, charette
lundi, 12 mai 2008
Un pouvoir singulier Un singulier Pouvoir
10 mai, journée pour une célébration de la mémoire de l’esclavage et de la mémoire de l’abolition. Décision prise par Jacques Chirac en 2006, initiative juste, chacun en convient même si certains eussent préféré une autre date, par exemple de l’anniversaire de la loi Schœlcher, par exemple.
Le président vient encore de se prononcer sur ce sujet pour que ceci fasse l’objet d’un enseignement dans le primaire. Pourquoi pas, ou bien sûr…Rappelons malgré tout qu’il faudra bien tenir les programmes au moment même où on diminue le volume horaire.
Rappelons également que l’école et le collège voient se multiplier depuis des lustres des missions différentes, qui ne lui incombent pas obligatoirement de par sa nature et sa fonction mêmes. On a vu ainsi la prévention routière et la sécurité routière imposer chacune son intervention et son influence par l’intermédiaire de l’école…
Bref il y a là bien des domaines et des missions à définir. C’est une philosophie de l’école qui est en question et cela mérite discussion.
Les historiens sont très critiques sur la lecture, la pratique et l’instrumentalisation sarkozienne de l’histoire.
Puisqu’on aime bien citer à temps et contretemps Tocqueville dans les allées du pouvoir, qu’on relise donc ce texte remarquable :
« Je regarde comme impie et détestable cette maxime, qu'en matière de gouvernement la majorité d'un peuple a le droit de tout faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité l'origine de tous les pouvoirs. Suis-je en contradiction avec moi-même ?
Il existe une loi générale qui a été faite ou du moins adoptée, non pas seulement par la majorité de tel ou tel peuple, mais par la majorité de tous les hommes. Cette loi, c'est la justice.
La justice forme donc la borne du droit de chaque peuple.
Une nation est comme un jury chargé de représenter la société universelle et d'appliquer la justice qui est sa loi. Le jury, qui représente la société, doit-il avoir plus de puissance que la société elle-même dont il applique les lois ?
Quand donc je refuse d'obéir à une loi injuste, je ne dénie point à la majorité le droit de commander; j'en appelle seulement de la souveraineté du peuple à la souveraineté du genre humain ».
Tocqueville établit ici la distinction essentielle, qu’Hannah Arendt développé dans La désobéissance civile (In Du mensonge à la violence, Agora Pocket, pp. 53-104) dans la vie courante je suis contraint d’obéir et j’obéis aux lois de l’Etat dans lequel je vis, et je puis aller vivre ailleurs si celles-ci ne me conviennent pas ! Mais le souverain , l’Etat, la volonté générale peuvent aller contre les lois de l’humanité, voter des lois iniques, alors j’ai non seulement le droit mais le devoir de désobéir, d’en appeler à la face du monde de ces lois évidemment « légales », puisque tout despote trouve un juriste pour les rédiger et une assemblée, démocratique ou non pour les voter : « dans tous les pays civilisés, à côté d’un despote qui commande, se rencontre presque toujours un légiste qui régularise et coordonne les volontés arbitraires et incohérentes du premier ».
Mais ces lois « légales » sont illégitimes au nom des valeurs universelles, celles du christianisme comme celles des principes des Lumières.
14:37 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, pétain, tocqueville, de la démocratie en amérique, amouroux, hanah, arendt
jeudi, 08 mai 2008
« Je suis Guillot , berger de ce troupeau » - La Fontaine -
A Gobineau,
rallié au despote liberticide que fut Louis-Badinguet-Bonaparte-Napoléon III qui lui vantait, outre son racialisme qui se voulait scientifique, son ralliement à l'Empire-Badinguet,
Tocqueville répond : « Non, je ne croirai point que cette espèce humaine qui est à la tête de la création visible soit devenue ce troupeau abâtardi que vous nous dites et qu'il n'y ait plus qu'à la livrer sans avenir et sans ressource à un petit nombre de bergers qui, après tout, ne sont pas meilleurs animaux que nous et souvent en sont de pires"…
Relisons notre ami La Fontaine et parlons donc de nos bergers; restons Français, que diable! Au diable les Führer, Duce, Con-ducator, Caudillo et autres.
Relisons donc la fable de notre ami Guillot, Berger de ce troupeau :
LE BERGER ET SON TROUPEAU
Quoi ? toujours il me manquera
Quelqu'un de ce peuple imbécile !
Toujours le Loup m'en gobera !
J'aurai beau les compter : ils étaient plus de mille,
Et m'ont laissé ravir notre pauvre Robin ;
Robin mouton qui par la ville
Me suivait pour un peu de pain
Et qui m'aurait suivi jusques au bout du monde.
Hélas ! de ma musette il entendait le son ;
Il me sentait venir de cent pas à la ronde.
Ah le pauvre Robin mouton !
Quand Guillot eut fini cette oraison funèbre
Et rendu de Robin la mémoire célèbre.
Il harangua tout le troupeau,
Les chefs, la multitude, et jusqu'au moindre agneau,
Les conjurant de tenir ferme :
Cela seul suffirait pour écarter les Loups.
Foi de peuple d'honneur, ils lui promirent tous
De ne bouger non plus qu'un terme.
Nous voulons, dirent-ils, étouffer le glouton
Qui nous a pris Robin mouton.
Chacun en répond sur sa tête.
Guillot les crut, et leur fit fête.
Cependant, devant qu'il fût nuit,
Il arriva nouvel encombre,
Un Loup parut ; tout le troupeau s'enfuit :
Ce n'était pas un Loup, ce n'en était que l'ombre.
Haranguez de méchants soldats,
Ils promettront de faire rage ;
Mais au moindre danger adieu tout leur courage :
Votre exemple et vos cris ne les retiendront pas.
Rien à voir avec les temps qui courent…
A moins que ceci n’annonce à l’avance, sous une forme réciproque et inverse la situation qui lie notre vénérable guide. Je vous renvoie au texte de 20 minutes que je vous livre un peu plus loin.
Voyons cela : L’entourage de notre ami et président Bienaimé-Nicolas-Napoléon Sarkozy Ier crie au loup, lance des cris de pucelles -pucelles outragées de voir le loup, encore lui… -
Vierges et martyres, martyres d’être vierges.
V’la-t’y pas que nos « organes » de presse auraient fait violence à notre chef Bienaimé !
Vous direz qu’il faut faire appel à Denis Gautier
Vaseline pour lubrifier les relations sociales et professionnelles, mais est-ce que c’est bien suffisant ?
Benedictus Sixtine, peut-être pour un coup de goupillon…
mais vous allez nous le détruire !
Et pourtant j’avais prévenu : à être cul et chemise, y’en a toujours un qui se fait enfiler, à l’insu de son plein gré.
Alors lequel mon cher Lock Holmes ?
Car il faut bien avouer que pendant deux ans nos journaleux, tous sans exception, ont été dans une posture oblationnelle, le fion – ou la Fiona – en avant, prêts à recevoir le saint chrême. Ils mettaient toutes les semaines notre futur Grand Timonier à la une de leurs shitpeople magazines et shitfirstclassmagazines. Dans le très remarquable Worldnecessity-Chalet "The World", John-Maria Colombain se fendit( !) même d’un éditorial pour déconsidérer Bayrou afin que le choix fût clair, d’autant plus clair que Dame Ségolène …
Ségo & Sarko sont en bateau, Ségo tombe à l’eau, qu’est-ce qui reste ?
Justement le problème est là ! Vous n’êtes pas satisfaits des restes sémillants de notre ami Bienaimé.
Et je vous le dis… vous avez tort !
Chirac ne m’a pas déçu : je n’en attendais rien, le pire, peut-être…
Mais là je vous avais prévenus mes cocos que bientôt vous risquiez de faire comme la vieille qui gueulait : « Vive Denys Tyran de Syracuse »…
Vous n’avez pas suivi ; tant pis pour vous, vous n’avez qu’à revoir les chapitres précédents.
A+ mes cocos…
Ci joint ce qu’écrit le gratuit 20 minutes… :le président et les siens se fâchent. Décidément les médias…il faut reprendre les lois sur la presse de Charles X quant à ce qu’a – aurait dit Fromage de Hollande, c’est une fois encore totalement incompréhensible ; du Guy Mollet évoquant la torture !» …je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire »
… Chapeau l’artiste !...
pour chier dedans…le chapeau !
Lisons 20 Minutes : « Dernière charge en date, celle du parti majoritaire contre l’AFP. L'UMP a de nouveau accusé mercredi soir l'Agence France-Presse de «censure» pour n'avoir pas diffusé un de ses communiqués. Sous le titre «Deux poids, deux mesures», le parti présidentiel reproche à l’agence de presse de ne pas avoir repris un nouveau communiqué concernant la condamnation (en appel le 10 avril à Rennes) de Ségolène Royal dans un litige avec d'anciennes collaboratrices.
Dans un communiqué signé de ses trois porte-parole, l'UMP «regrette que, sous couvert d'une ligne éditoriale, l'AFP censure un parti politique dont l'action est reconnue dans la Constitution». Le parti affirme que ce nouvel épisode «pose la question de la situation de quasi-monopole de l'AFP, de sa soi-disant ligne éditoriale et de l'objectivité qui lui est demandée dans ses statuts».
«Putain 4 ans !»
Quelques heures auparavant, c’était le président de la République qui avait mis en cause plusieurs médias, lors d'une réception à huis clos des députés UMP à l'Elysée. Selon plusieurs participants, Nicolas Sarkozy a accusé «le Parisien», «l'Express» et l'AFP de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation Ségolène Royal. Il a aussi, selon plusieurs témoignages, reproché au «Journal du Dimanche» de ne pas avoir publié dans son édition papier un sondage plus positif que les autres sur sa récente intervention à la télévision. Il a encore visé «Marianne», dont la dernière Une titrait, sur une photo du président, «Putain 4 ans!».
«Cette attitude n'est pas digne, ni de la fonction que (M. Sarkozy) occupe ni du respect que l'on doit au pluralisme de la presse», a jugé François Hollande, numéro un PS. Le député PS Patrick Bloche a prôné un «renforcement» de la loi pour «garantir» la «liberté éditoriale» des médias.
Critiques au sein de l’UMP
Certains UMP se sont démarqués du dernier communiqué de leur parti contre l'AFP. Pour l'élu parisien Bernard Debré, «c'est une méthode inefficace, inamicale et inutile»: «Si on n'arrive pas à faire passer un communiqué, c'est qu'il n'est pas intéressant.» «Il y a une forme de déchaînement médiatique vis-à-vis de Sarkozy depuis plusieurs mois qui explique la nervosité à l'UMP», juge pour sa part Alain Gest, député UMP de la Somme.
Mercredi soir, l'UMP a réagi à une condamnation par les syndicats de l'AFP de «pressions exercées par le porte-parole Frédéric Lefebvre».
Celui-ci avait lancé la charge le 1er mai en déplorant, par lettre ouverte au PDG de l'Agence, Pierre Louette, le non-traitement d'un de ses communiqués contre Ségolène Royal. Le 2 mai, la Société des Journalistes de l'Agence avait vu dans la diffusion de cette lettre ouverte des «tentatives de pressions politiques».
22:06 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la fontaine, sarkozy, médias, presse, benoît xvi journaux, ump, afp
samedi, 03 mai 2008
Un concept antinomique : l’Ancien Fasciste
Un concept antinomique…
Les journaleux de tout poil (de journaleux) l’ont dit et écrit dans les gazettes : les Italiens viennent de porter à la mairie de Rome et à la présidence du sénat deux anciens fascistes !
Le seul problème est que le concept d’ancien fasciste est antinomique : il n’existe pas plus d’ancien fasciste que d’ancien stalinien d’ancien nazi ou d’ancien con.
Dans ma vie comme dans ma « carrière » (si l’on peut dire) j’en ai connu de vrais cons, eh bien je peux vous confirmer ce que vous savez déjà : « Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con…. », comme le chantait l’ami Brassens…
Ou plutôt, le temps ne fait que renforcer les traits initiaux.
Je dois peut-être cela mes origines paysannes, à ma vie près des animaux…J’ai appris qu’ils ont «une âme » une manière d’être, une nature qui leur est propre, comme les gens. Chacun savait que c’étaient toujours les mêmes carabots qui avaient des chevaux qui tapaient : tel maître tel valet, tel paysan tel cheval. Celui-ci ne faisait, au fond, que se défendre face à un abruti.
Mais on savait que de tel animal on obtiendrait telle chose et non telle autre.
Aujourd’hui le pacte animal, entre le paysan et les animaux a été rompu ; ces derniers sont victimes de l’inhumanité de leur maître qui ne s’élève même plus, lui, au rang de l’animalité.
Revenons-en à nos fascistes…
La situation italienne est intéressante. On regardait avec envie la situation de la gauche qui, dans la péninsule, avait créé un grand parti démocrate. L’Italie avait connu un PC conduit par Berlinguer,
leader de grande classe alors que le PC français s’était choisi un Auguste bouffon, Georges Marchais,
dont Elkabbach était le clown Blanc.
Mais voilà, la classe politique italienne avec ses alliances Vatican-Mafia-brigades rouges-fascistes-parti socialiste-démocratie chrétienne…choisit la mort d’Aldo Moro
et refusa le compromis historique.
Romano Prodi était honnête, il a donc été renvoyé « grâce à » le défection de deux anciens démocrates chrétiens…
Ceux-ci n’hésitent jamais à faire la courte échelle aux fascistes dans l’Italie de Mussolini comme dans le Chili de
Pine-Hochet.
Et, par conséquent, l’extrême gauche a refusé de voter pour l’ancien maire de Rome. Pas question de voter pour un ancien communiste devenu « démocrate », Pouah !
Et ces messieurs-dames font élire la clique de Berlusconi et de ses comparses, à l’Assemblée, au Sénat, à Rome…
En France Besancenot et Arlette ont fait élire Chirac contre Jospin.
Certes l’ancien ( ?) trostskyste (car il existe bien d’anciens trotskystes, le seul problème est d’en connaître la composition, combien d’ancien, combien de trotskyste, combien de réformiste…,) Jospin n’était pas vraiment charismatique…
Il n’a surtout pas compris, comme l’ancien maire de Rome, que les citoyens, même de gauche, estiment avoir droit à un minimum de sécurité. Il faudrait le comprendre ! Faute d’avoir tenu compte de cette légitime demande, il s’est trouvé, le Jospin, devant une dérive sécuritaire portée par les médias qui sont devenus les meilleurs relais de la fascisation de la société.
C’est eux qui ont fait l’élection de Bush et Sharon,
la montée de Le Pen et l’élection de Chirac, puis celle de Sakonicolas-Napoléon Ier qui, lui aussi, avait annoncé son programme !
Il faut oser ! Ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !
Aujourd’hui, dans la patrie des droits de l’homme, on arrête les gens au petit matin, puis en route vers le centre de rétention puis en route vers l’aéroport…les policiers touchent des smiles…
On attend les étrangers qui travaillent dans les entreprises pour les éjecter…
Les Hauts-Fonctionnaires (ces énarques nomenklaturistes qui bénéficient de tous les privilèges) décochent aux Noirs des insultes racistes…mais ils ne seront ni poursuivis, ni condamnés…
Comme sous l’occup, des gens de biens cachent ceux que la ..lice recherche…
Ces choses-là sont rudes, mais nous sommes si peu regardants sur la démocratie, sinon le pays aurait-il fait de tels choix depuis plus de 30 ans !?
Autre façon de dire que la France a les dirigeants qu’elle s’est choisie, c’est-à-dire qu’elle mérite ! Ajoutons qu’elle a su se débarrasser des hommes politiques qui avaient un sens aigu de l’éthique du politique, les Mendès (constamment insulté par les communistes, menacé par la droite), Barre (constamment attaqué par le sinistre Chirac, avant d’être insulté par une mouvance confessionnelle), Rocard, trahi par les siens !...
Tu l’as voulu, tu l’as eu…
On les a eus comme présidents, le Pompidou - maquignon médiocre au service de la grande banque - le Giscard - simplement médiocre - le Mitterrand - dont il y aurait tant à dire – le Chirac…puis le Sarkozy…
Le mec plus ultra.
Vous pensiez que je plaisantais quand je rappelais l’histoire de la vieille qui criait :
« Vive Denys, tyran de Syracuse… »
Ben Non ! Il peut même arriver aux gens comme Emmanuelli ou Mélenchon de regretter Chirac…C’est tout dire ! Rappelons-leur, cependant, que leur volonté d’alliance tout à gauche, pour si respectable qu’elle soit, ne tient pas. La gauche, toutes tendances confondues, n’est pas plus majoritaire en France qu’en Italie et n’oublions pas que notre ami Olivier, à qui Chirac doit envoyer des nougats tous les 21 avril, ne soutiendrait un gouvernement de gauche que comme la corde le pendu…
Mais 36 ?
Bonne question. N’oubliez pas mes cocos que les radicaux de l’alliance étaient, et sont toujours d’une gauche très modérée : « rose à l’extérieur, blanc à l’intérieur et toujours près de l’assiette au beurre), quant aux camarades du parti, ils ont immédiatement choisi « le soutien sans participation » belle litote au fort parfum de ce qui est une sorte de trahison (avant le pacte germano-soviétique, le fin du fin) ce qui empêcha Blum d’intervenir en Espagne même s’il l’avait voulu !
Et pourtant chacun sait désormais que c’est de là que tout est parti. C’était là qu’il fallait arrêter
Francisco Franco, Benito et Adolph !
Maintenant, ôtez votre chapeau : Silence, on coule !
01:28 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, chirac, mitterrand, franco, mussolini, hitler
mercredi, 30 avril 2008
Des nouvelles du conseiller Guaino
Notre Bienaimé Président Nicolas-Napoléon Sarkozy Ier est en Tunisie.
On comprend qu’il ne vienne pas pour heurter les sensibilités, mais il conviendrait qu’il ne tienne pas compte seulement de celles du pouvoir, mais également de celles de l’ensemble de la Nation, y compris celles de l’association démocratique des femmes, par exemple...
Il convient certes de ne pas prêter le flanc à un renforcement des activités des factions intégristes et antidémocratiques, mais réclamer, vraiment, un renforcement, ou la simple existence des droits démocratiques élémentaires soit garantie ne devrait desservir personne car le pouvoir actuel passera : « vanitas vanitatis… » !
FR3 montrait hier soir un reportage sur le lycée Pasteur de Tunis, qui formait des lycéens à une intégration possible de le cadre d’une scolarité dans les universités et grandes écoles françaises, interdit de fonctionnement parce que la femme du président avait ouvert sa propre structure, et parce que les directeurs du lycée Pasteur étaient des opposants au régime est tout simplement insupportable. Ces opposants ne sont pas des fanatiques intégristes, mais des démocrates, francophones et francophiles.
La France n’a rien à gagner à soutenir des autocrates antidémocrates, même si elle ne doit pas les attaquer de front pour les morigéner, de quel droit ?
Mais il existe une voie moyenne entre notre naturelle outrecuidance qui nous vaut tant de rancœurs, à vrai dire tout à fait justifiées, et les pratiques de la brosse à reluire, de la lèche, ou de l’oblation posturale.
Mais là où on atteint des sommets, c’est dans le discours.
J’avoue que depuis le temps que je n’avais pas eu le loisir d’entendre la prose d’Henri de Guaino, ça finissait par me manquer !
Quel tact, quelle finesse, rappelons-nous le discours sur l’homme africain…Pourquoi Nicolas Sarkozy Ier ne l’a t’il pas refourgué aux obsèques de Césaire ?
- Ah bon, on lui avait dit qu’il était toléré, mais qu’il ne devait pas l’ouvrir…
- Pareil devant le catafalque de Germaine Tillon !
- C’est-y pas injuste ? Henri II Guaino vous aurait mitonné un de ces petits trucs dont il a le secret !
Ne vient-il pas d’inspirer à notre bon Saint Nicolas-Napoléon Ier Bonaparte ce texte dont nos amis tunisiens n’ont pas fini d’apprécier toute la vraie valeur :
« Vous avez une main d'œuvre qui ne demande qu'à être formée, nous avons beaucoup d'intelligence et beaucoup de formation »…
Variante modernisée de la tête et les jambes, du pou et l’araignée, du Grand Mât et du Bâtiment dans Allons à Messine pêcher la sardine…
Les mauvaises langues rappelleront bien sûr cette petite anecdote : La maîtresse de Talleyrand
disant à celui-ci :
« et si vous me faisiez un enfant…il aurait ma beauté et votre intelligence... »
Et l’évêque d’Autun de répondre : « Oui, mais si c’était l’inverse... »
Les gens ne sont jamais contents !
14:54 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, sarkozy, ben ali, guaino, césaire, fr3, talleyrand
mercredi, 23 avril 2008
La Bruyère VS Sarkozy
« Le peuple n'a guère d'esprit et les grands n’ont point d’âme. Faut-il opter? Je ne balance pas, je veux être peuple », écrivait le premier, en 1696, dans Les Caractères.
Le second préfère lui, non les « Grands », mais les puissants, les riches, les rois du fric et de l’apparence, de l’épate et de l’esbroufe. Les rois du CAC 40 ; il ne déteste pas non plus les amis de son prédécesseur qui leur avait recommandé : « Take the money and run » et ils ne s’en sont pas privés.
Fillon, lui, attend une feuille de route, car le chemin suivi depuis un an par le Grand Timonier n’est pas évident : une ligne forte, faire tout pour les riches et ponctionner au maximum sur tout le reste – médicaments, lunettes, allocations (mais pas question de les soumettre à un niveau de revenus), la carte famille nombreuse – bref, taxer les pauvres au maximum et aider les riches. Suppression des droits de succession, abaissement des tranches d’impôts les plus élevées, remboursement d’impôts. Tout ceci fait une politique claire.
Pour le reste, notre président Bienaimé Sarko Ier reprend la politique initiée par Jospin, réutilisée pas Tartarin,
celle du chien crevé au fil de l’eau : j’avance une idée, et puis si ça fait trop de vagues, je la retire (sauf quand il s’agit d’aider les paroissiens de Neuilly).
Alors, forcément on comprend que Fillon s’inquiète un peu de la rationalité de la démarche : si tu avances et recules, comment veux-tu que je m’y prenne.
Pas le droit de dire l’Etat en faillite, pas question de plan de rigueur…
Quant à la question des sans papiers c’est du délire : l’obsession du président - mais il l’avait annoncé pendant la campagne, et vous l’avez élu mes cocos - c’est de foutre les travailleurs étrangers, qui font tourner la boutique dans l’alimentaire, la restauration, le bâtiment, à la porte. Alors là, chapeau. Ce n’est plus le sketch de Fernand Reynaud, c’est la réalité.
On arrête les étrangers le matin à 6 heures dans les gares, au moment où ils viennent prendre le travail expliquait ce matin M. Peugeot président de la Cimade.
Et pendant ce temps-là…
Les réserves alimentaires de la Croix Rouge sont vides, les gens n’ont plus à bouffer…
Ils n’ont qu’à aller au Fouquets ou s’inviter sur le yacht de Bolloré.
Non vraiment, un an ça suffit.
20:13 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la bruyère, sarkozy, tartarin, croix-rouge, fouquets, peugeot, cimade
mardi, 22 avril 2008
J’sais pas quoi faire ! Qu’est-ce qu’on va faire ?
J’sais pas quoi faire ! Qu’est-ce qu’on va faire ?
Bon anniversaire.
Encore quatre ans à tirer.
La semaine dernière j’ai entendu, une seule fois, car ensuite il y a eu un black out là-dessus, une remarque acerbe d’Attali :
« si Sarkozy ne fait pas passer dans les 3 mois les réformes proposées par la commission que j’ai présidée, son action sera terminée, il aura cessé d ‘être président au bout d’un an, comme Mitterrand en 1982 ».
Ce serait signe que pour le conseiller des princes, il resterait un espoir.
A mon sens, pas vraiment.
J’avais indiqué dans un journal de campagne que Sarkozy risquait de se mettre en torche,
d’autant plus qu’il était évident qu’il y avait chez lui une vulnérabilité (en fait il y en a bien d’autres qui lui sont liées) : la personne forte, celle qui lui permettait d’exister politiquement, c’était Cécilia, et les choses semblaient mal engagées, depuis qu’elle avait dit qu’elle ne se sentait pas dans la peau de la première dame de France. Vulnérabilité renforcée par la pipolisation qui le tenait comme un vice rédhibitoire et qui est vraiment la vérole du monde actuel.
Il a été élu non parce qu’il avait un bon programme, mais un programme, même mauvais, très mauvais, avec le soutien des groupes de presse, des médias, privés, qui font partie de la compagnie – Bouygues, Bolloré & consorts… - et publics : les amis de la brosse à reluire.
Mais la question la plus grave, qui rend la v


