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samedi, 03 mai 2008
Un concept antinomique : l’Ancien Fasciste
Un concept antinomique…
Les journaleux de tout poil (de journaleux) l’ont dit et écrit dans les gazettes : les Italiens viennent de porter à la mairie de Rome et à la présidence du sénat deux anciens fascistes !
Le seul problème est que le concept d’ancien fasciste est antinomique : il n’existe pas plus d’ancien fasciste que d’ancien stalinien d’ancien nazi ou d’ancien con.
Dans ma vie comme dans ma « carrière » (si l’on peut dire) j’en ai connu de vrais cons, eh bien je peux vous confirmer ce que vous savez déjà : « Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con…. », comme le chantait l’ami Brassens…
Ou plutôt, le temps ne fait que renforcer les traits initiaux.
Je dois peut-être cela mes origines paysannes, à ma vie près des animaux…J’ai appris qu’ils ont «une âme » une manière d’être, une nature qui leur est propre, comme les gens. Chacun savait que c’étaient toujours les mêmes carabots qui avaient des chevaux qui tapaient : tel maître tel valet, tel paysan tel cheval. Celui-ci ne faisait, au fond, que se défendre face à un abruti.
Mais on savait que de tel animal on obtiendrait telle chose et non telle autre.
Aujourd’hui le pacte animal, entre le paysan et les animaux a été rompu ; ces derniers sont victimes de l’inhumanité de leur maître qui ne s’élève même plus, lui, au rang de l’animalité.
Revenons-en à nos fascistes…
La situation italienne est intéressante. On regardait avec envie la situation de la gauche qui, dans la péninsule, avait créé un grand parti démocrate. L’Italie avait connu un PC conduit par Berlinguer,
leader de grande classe alors que le PC français s’était choisi un Auguste bouffon, Georges Marchais,
dont Elkabbach était le clown Blanc.
Mais voilà, la classe politique italienne avec ses alliances Vatican-Mafia-brigades rouges-fascistes-parti socialiste-démocratie chrétienne…choisit la mort d’Aldo Moro
et refusa le compromis historique.
Romano Prodi était honnête, il a donc été renvoyé « grâce à » le défection de deux anciens démocrates chrétiens…
Ceux-ci n’hésitent jamais à faire la courte échelle aux fascistes dans l’Italie de Mussolini comme dans le Chili de
Pine-Hochet.
Et, par conséquent, l’extrême gauche a refusé de voter pour l’ancien maire de Rome. Pas question de voter pour un ancien communiste devenu « démocrate », Pouah !
Et ces messieurs-dames font élire la clique de Berlusconi et de ses comparses, à l’Assemblée, au Sénat, à Rome…
En France Besancenot et Arlette ont fait élire Chirac contre Jospin.
Certes l’ancien ( ?) trostskyste (car il existe bien d’anciens trotskystes, le seul problème est d’en connaître la composition, combien d’ancien, combien de trotskyste, combien de réformiste…,) Jospin n’était pas vraiment charismatique…
Il n’a surtout pas compris, comme l’ancien maire de Rome, que les citoyens, même de gauche, estiment avoir droit à un minimum de sécurité. Il faudrait le comprendre ! Faute d’avoir tenu compte de cette légitime demande, il s’est trouvé, le Jospin, devant une dérive sécuritaire portée par les médias qui sont devenus les meilleurs relais de la fascisation de la société.
C’est eux qui ont fait l’élection de Bush et Sharon,
la montée de Le Pen et l’élection de Chirac, puis celle de Sakonicolas-Napoléon Ier qui, lui aussi, avait annoncé son programme !
Il faut oser ! Ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !
Aujourd’hui, dans la patrie des droits de l’homme, on arrête les gens au petit matin, puis en route vers le centre de rétention puis en route vers l’aéroport…les policiers touchent des smiles…
On attend les étrangers qui travaillent dans les entreprises pour les éjecter…
Les Hauts-Fonctionnaires (ces énarques nomenklaturistes qui bénéficient de tous les privilèges) décochent aux Noirs des insultes racistes…mais ils ne seront ni poursuivis, ni condamnés…
Comme sous l’occup, des gens de biens cachent ceux que la ..lice recherche…
Ces choses-là sont rudes, mais nous sommes si peu regardants sur la démocratie, sinon le pays aurait-il fait de tels choix depuis plus de 30 ans !?
Autre façon de dire que la France a les dirigeants qu’elle s’est choisie, c’est-à-dire qu’elle mérite ! Ajoutons qu’elle a su se débarrasser des hommes politiques qui avaient un sens aigu de l’éthique du politique, les Mendès (constamment insulté par les communistes, menacé par la droite), Barre (constamment attaqué par le sinistre Chirac, avant d’être insulté par une mouvance confessionnelle), Rocard, trahi par les siens !...
Tu l’as voulu, tu l’as eu…
On les a eus comme présidents, le Pompidou - maquignon médiocre au service de la grande banque - le Giscard - simplement médiocre - le Mitterrand - dont il y aurait tant à dire – le Chirac…puis le Sarkozy…
Le mec plus ultra.
Vous pensiez que je plaisantais quand je rappelais l’histoire de la vieille qui criait :
« Vive Denys, tyran de Syracuse… »
Ben Non ! Il peut même arriver aux gens comme Emmanuelli ou Mélenchon de regretter Chirac…C’est tout dire ! Rappelons-leur, cependant, que leur volonté d’alliance tout à gauche, pour si respectable qu’elle soit, ne tient pas. La gauche, toutes tendances confondues, n’est pas plus majoritaire en France qu’en Italie et n’oublions pas que notre ami Olivier, à qui Chirac doit envoyer des nougats tous les 21 avril, ne soutiendrait un gouvernement de gauche que comme la corde le pendu…
Mais 36 ?
Bonne question. N’oubliez pas mes cocos que les radicaux de l’alliance étaient, et sont toujours d’une gauche très modérée : « rose à l’extérieur, blanc à l’intérieur et toujours près de l’assiette au beurre), quant aux camarades du parti, ils ont immédiatement choisi « le soutien sans participation » belle litote au fort parfum de ce qui est une sorte de trahison (avant le pacte germano-soviétique, le fin du fin) ce qui empêcha Blum d’intervenir en Espagne même s’il l’avait voulu !
Et pourtant chacun sait désormais que c’est de là que tout est parti. C’était là qu’il fallait arrêter
Francisco Franco, Benito et Adolph !

Maintenant, ôtez votre chapeau : Silence, on coule !

01:28 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, chirac, mitterrand, franco, mussolini, hitler
mercredi, 30 avril 2008
Des nouvelles du conseiller Guaino

Notre Bienaimé Président Nicolas-Napoléon Sarkozy Ier est en Tunisie.
On comprend qu’il ne vienne pas pour heurter les sensibilités, mais il conviendrait qu’il ne tienne pas compte seulement de celles du pouvoir, mais également de celles de l’ensemble de la Nation, y compris celles de l’association démocratique des femmes, par exemple...
Il convient certes de ne pas prêter le flanc à un renforcement des activités des factions intégristes et antidémocratiques, mais réclamer, vraiment, un renforcement, ou la simple existence des droits démocratiques élémentaires soit garantie ne devrait desservir personne car le pouvoir actuel passera : « vanitas vanitatis… » !
FR3 montrait hier soir un reportage sur le lycée Pasteur de Tunis, qui formait des lycéens à une intégration possible de le cadre d’une scolarité dans les universités et grandes écoles françaises, interdit de fonctionnement parce que la femme du président avait ouvert sa propre structure, et parce que les directeurs du lycée Pasteur étaient des opposants au régime est tout simplement insupportable. Ces opposants ne sont pas des fanatiques intégristes, mais des démocrates, francophones et francophiles.
La France n’a rien à gagner à soutenir des autocrates antidémocrates, même si elle ne doit pas les attaquer de front pour les morigéner, de quel droit ?
Mais il existe une voie moyenne entre notre naturelle outrecuidance qui nous vaut tant de rancœurs, à vrai dire tout à fait justifiées, et les pratiques de la brosse à reluire, de la lèche, ou de l’oblation posturale.
Mais là où on atteint des sommets, c’est dans le discours.
J’avoue que depuis le temps que je n’avais pas eu le loisir d’entendre la prose d’Henri de Guaino, ça finissait par me manquer !
Quel tact, quelle finesse, rappelons-nous le discours sur l’homme africain…Pourquoi Nicolas Sarkozy Ier ne l’a t’il pas refourgué aux obsèques de Césaire ?
- Ah bon, on lui avait dit qu’il était toléré, mais qu’il ne devait pas l’ouvrir…
- Pareil devant le catafalque de Germaine Tillon ! 
- C’est-y pas injuste ? Henri II Guaino vous aurait mitonné un de ces petits trucs dont il a le secret !
Ne vient-il pas d’inspirer à notre bon Saint Nicolas-Napoléon Ier Bonaparte ce texte dont nos amis tunisiens n’ont pas fini d’apprécier toute la vraie valeur :
« Vous avez une main d'œuvre qui ne demande qu'à être formée, nous avons beaucoup d'intelligence et beaucoup de formation »…
Variante modernisée de la tête et les jambes, du pou et l’araignée, du Grand Mât et du Bâtiment dans Allons à Messine pêcher la sardine…
Les mauvaises langues rappelleront bien sûr cette petite anecdote : La maîtresse de Talleyrand
disant à celui-ci :
« et si vous me faisiez un enfant…il aurait ma beauté et votre intelligence... »
Et l’évêque d’Autun de répondre : « Oui, mais si c’était l’inverse... »
Les gens ne sont jamais contents !
14:54 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, sarkozy, ben ali, guaino, césaire, fr3, talleyrand


