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samedi, 08 mars 2008

L'inquisition, c'était le bon temps!

L'Eglise catholique espagnole ne s'est pas encore remise de la mort du Caudillo Franco. Elle vient d'obtenir de notre très vénéré Pontifex Maximus, Benedictus Sixtine, la canonisation de 400 prêtres, franquistes, évidemment.433242982.2.jpg

Ah les vieux démons !

En France on retrouve de temps à autres des relans de pétainisme « ripoliné » (voir ce qu'écrit Badiou à ce sujet), en Espagne, où la démocratie pourrait souvent nous servir d'exemple, il y a cependant un vrai retour des forces antidémocratiques. Aznar était, et demeure, profondément un antidémocrate; et encore le mot est un euphémisme ; c'est pas comme cela qu'il faut dire...1610825064.jpg

Le clivage droite-gauche est quand même un démarquage de celui de la guerre civile ; les partisans de l'opus dei, de l'union du glaive et du goupillon sont encore là. L'Eglise catholique retrouve ses pires tendances : haine de la démocratie, rejet de toute laïcité, volonté de faire retomber une chape de plomb sur les comportements individuels, au premier rang desquels tout ce qui touche à la sexualité, et pour cela intervention directe dans la vie politique du pays.

Exactement le type d'intervention correspondant au discours sarkozien prônant une Eglise ayant vocation de dire/faire la morale, non à ses ouailles mais à la société.

On célèbre aujourd'hui la loi Neuwirth ; avec le retour de l'Eglise en donneuse de leçons : pas de contraception, ni d'IVG, ni de pax...

Vous pouvez jeter un coup d'oeil sur le site : http://www.latinreporters.com/espagnepol02022008.html

Espagne - élections : l'Eglise contre les socialistes de Zapatero
latinreporters.com    2 févr. 2008    13 similaires    analyse de l'article
MADRID, samedi 2 février 2008 (LatinReporters.com) - Sans citer aucun parti ni personnalité politique, l'Eglise espagnole attaque clairement le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, notamment à propos de ses négociations avec les Basques de l'ETA. L'offensive de la Conférence...
En Espagne, l'Eglise appelle à voter contre les socialistes aux législatives
lemonde.fr    2 févr. 2008    analyse de l'article
La Conférence épiscopale condamne aussi les négociations avec l'ETA ... La Conférence épiscopale appelle ses fidèles à voter contre les socialistes aux législatives L'Eglise espagnole a fait un pas de plus dans son long combat contre le gouvernement de José Luis Rodriguez...

Citant le Pape, les évêques mettent aussi en garde les électeurs espagnols contre "le danger d'options politiques et législatives qui contredisent des valeurs fondamentales et des principes anthropologiques et éthiques enracinés dans la nature de l'être humain, en particulier en ce qui concerne la défense de la vie humaine dans toutes ses étapes, de la conception à la mort naturelle, et la promotion de la famille fondée sur le mariage, en évitant d'introduire dans l'ordre public d'autres formes d'union qui contribueraient à la déstabiliser".

Sont ainsi à nouveau condamnés, sans être cités, l'avortement, légalisé par les socialistes en 1985 et que M. Zapatero est prié par sa base féministe de faciliter davantage, l'euthanasie, en attente des résultats d'une "réflexion" préalable du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, gouvernemental), et le mariage entre homosexuels avec droit à l'adoption d'enfants en vigueur depuis 2005.

La conférence épiscopale s'en prend en outre à la nouvelle matière scolaire appelée "Education à la citoyenneté", devenue obligatoire au détriment du cours de religion, désormais facultatif dans l'enseignement public, et aux "risques de manipulation de la vérité historique" à des fins idéologiques, allusion limpide à la loi socialiste dite de la Mémoire historique. Cette loi est censée réhabiliter les victimes de la dictature franquiste et effacer ses vestiges architecturaux.


Et pourtant l'Eglise n'a rien à gagner mais tout à perdre avec ces comportements anachroniques et décallés même par rapport au message christique, mais il faut relire le texte génial de Dostoievsky sur Le Grand Inquisiteur, dans les frères Karamazov ; Le Christ est de retour et le Grand Inquisiteur le prévient : il doit repartir, il a renversé toutes les valeurs et il a fallu des siècles pour remettre tout en place, redonner la puissance aux puissants; alors, s'il ne part pas on va de nouveau lui faire la peau !446767857.jpg

Le christianisme va-t-il mourir ? Demandait Delumeau. Le christianisme, je ne sais pas, le catholicisme, sans doute, car il est à lui-même son pire ennemi soulignait Tocqueville.
Dommage ? Oui si on pense à tout ce que la mystique chrétienne a produit ; non, s'il s'agit de tenter de redonner vie à ce catholicisme-là.

Je vous propose à ce sujet un texte que vous pourrez trouver en version PDF avec le lien suivant : sur la religion2.pdf

vendredi, 07 mars 2008

Matthieu 27-1 - 27-26

Le matin venu, tous les chefs des prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort. Après l'avoir ligoté, ils l'emmenèrent pour le livrer à Pilate, le gouverneur.(...)

On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l'interrogea :
« Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus déclara :
« C'est toi qui le dis. »

Mais, tandis que les chefs des prêtres et les anciens l'accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit :

« Tu n'entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »

Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur était très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. La foule s'étant donc rassemblée, Pilate leur dit :

« Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus qu'on appelle le Messie ? »

Il savait en effet que c'était par jalousie qu'on l'avait livré. Tandis qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire :

« Ne te mêle pas de l'affaire de ce juste, car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »

Les chefs des prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus.
Le gouverneur reprit :

« Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »

Ils répondirent :
« Barabbas ! »

Il reprit :
« Que ferai-je donc de Jésus, celui qu'on appelle le Messie ? »

Ils répondirent tous :

« Qu'on le crucifie ! »

Il poursuivit :

« Quel mal a-t-il donc fait ? »

Ils criaient encore plus fort :

« Qu'on le crucifie ! »


Pilate vit que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le désordre ; alors il prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant :

« Je ne suis pas responsable du sang de cet homme : cela vous regarde ! »

Tout le peuple répondit :

« Son sang, qu'il soit sur nous et sur nos enfants ! »


Il leur relâcha donc Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et le leur livra pour qu'il soit crucifié.

*

mercredi, 05 mars 2008

Hautes affaires stratégiques: Sarkozy reprend la main !

Sarkozy reprend la main!

C'est dit, il parle demain et la radio annonce la nouvelle.
On nous annonce également que ça y est, il va embaucher Allègre, celui-ci, écrit Le Monde, a fixé ses conditions.
C'est-y pas magnifique ! De la stratégie, vous dis-je, de la haute voltige : embaucher un gars que même les bushistes nous envient, le réchauffement de la planète: du pipeau, vous dis-je.613228039.jpg
Et ne dites surtout pas que c'est ce que faisaient nos copines quand elles avaient 16 ans qui s'arrangeaient toujours pour sortir avec une moins jolie (!) ce qui les ferait paraître, elles, plus jolies.
Ne dites pas comme Léotard que depuis que depuis 9 mois il n'a pas manqué une occasion et que "ça va mal finir parce que déjà ça a mal commencé", et Léotard de citer l'aveuglement, le mépris, l'étalage des richesses, l'arrestation des enfants à six heures du matin, ce qui ne fait pas partie de "notre tradition républicaine" ...
Ne dites pas qu'il fallait à tout prix trouver quelqu'un qui soit plus ; ne ditespas qu'Allègre serait un plus: "la cerise sur le gâteau", un suprème de grossièreté, un mal embouché, un vulgaire !
Non, Allègre c'est la qualité, la distinction, l'élégance et non pas, comme vous le prétendez un maxi-plus d'obscénité, d'ailleurs, vous verrez qu'avec Allègre, les sondages remonteront allègrement, et la culture itou, la France entière pourra chanter :"La danse des canards" en regardant TF1.1429422769.jpg

Passé les bornes, y'a plus de limites

Vers les sommets! Jusqu'où iront-ils?

Je fais appel à votre sagacité: les deux propositions qui suivent sont-elles antinomiques ?
« Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît » écrivait Platon, repris par Audiard dans Les Tontons Flingueurs.
« On a le droit d'être con, mais il y a des limites » soulignait Pascal repris en cela par un de nos compatriotes, philosophe émérite !

La période est très riche en tous points.

La CIA et Johnny Walker Bush viennent d'oeuvrer activement pour la non-libération d'Ingrid Betencourt, en descendant le « négociateur » certes très peu recommandable des FARC sur le territoire Equatorien! Et notre ami Johnny Walker Bush d'intervenir aussitôt à la télé...
Normal, son seul souci est de multiplier les activités guerrières toujours utiles à Halliburton et Carlyle!

Le gouvernement israélien multiplie les faits d'armes : un bébé, une petite fille, de deux semaines vient d'être neutralisée; morte, elle ne donnera pas naissance à de dangereux terroristes palestiniens!

L'expédition de « missiles » de fabrication artisanale sur les villages israéliens Sederot, Rafah voire sur les faubourgs d'Ashkélon est totalement inadmissible; tout aussi inadmissible, voire plus encore, le fait de transformer la bande de Gazah en prison à ciel ouvert, en Ghetto.
Rappelons-nous qu'au moment des accords d'Oslo, quand on envisageait la paix, l'Union Européenne avait construit à Gaza un port et un aérodrome que la droite israélienne (qui porte la responsabilité de l'assassinat de Rabin, qui - et parce qu'il - était en train de signer une paix négociée et courageuse) a fait détruire systématiquement ces infrastructures. Puis Sharon a refusé toute reconnaissance de l'ennemei palestinen, jouant même le Hamas contre Arafat (on voit le résultat); or on ne négocie et fait la paix qu'avec son ennemi.

Dénier à l'autre jusqu'à son existence,c'est lui faire une violence insupportable, celle que fit Yaveh à Caïn; rappelons-nous, mettons-nous à la place de Caïn.
Le choix réitéré de ce Dieu-père qui refus les offrandes végétales, et écologiques de l'un, préférant les offrandes sanglantes des jeunes animaux égorgés, n'est-il pas insupportable :
« Abel fut berger, et Caïn fut laboureur.
 Au bout de quelque temps, Caïn fit à l'Éternel une offrande des fruits de la terre ; et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ;  mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu.`
(...) Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua ».

Ne suis-je pas contraint à la plus grande violence si vous ne reconnaissez même pas mon existence? Dussé-je être rejeté « A l'Estd'Eden »!

Qui est le vrai coupable dans l'affaire?

Et puis il y a la situation française.

Comme les parents de Drucker – qui a été invité trois fois dans l'émission de Sarkozy – nous nous demandons à propos de ce dernier :  « Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi? »

Pour moi, je dois dire, Sarkozy ne m'a absolument pas déçu. J'avais annoncé qu'il risquait fortement de se mettre en torche; c'est en train de se faire.
J'avais tenté d'expliquer à un jeune étudiant dans une Grande école d'économie(si, si, il fautdire ça!), que s'il tenait tant à la sécurité qu'il demandait, il ne fallait surtout pas voter pour Nicolas...dont les propos pouvaient être inquiétants pour tout partisan de la paix sociale, sociétale et territoriale.
Ses discours successifs, sa « philosophie » de la société et de la civilisation, sur l'Afrique, la religion, la laïcité, sont un tissu, une anthologie de propos que la simple politesse m'interdit de qualifier... due à ses conseillers et à son talent personnel. Difficile de faire « mieux » en si peu de temps; et comme l'écrit Léotard: « ça va mal finir ».

Pour Badinguet, entouré, comme l'écrivait Tocqueville, « de vauriens et de drôlesses », ça s'est mal fini, aussi! « Félicie aussi... », comme dans la chanson.

Voire apparaître Henri II Guano aux émissions de nos mentors culturels, les FOG, les Durand et Tutti y Quanti, c'est extraordinaire! Tant de suffisance, tant d'âneries en si peu de temps, et personne pour dire : « stop! ça suffit! »

Le résultat est imédiat, on les retrouve dans les sondages trois jours plus tard!
La prestation des animateurs de la brosse à reluire est une belle illustration de la servilité que dénonce...Léotard !

Ce n'est pourtant pas ma tasse de thé que ce responsable de la privatisation de TF1 au profit de Bouygues, parce que c'était la meilleure offre culturelle !

Faut dire qu'avoir voté Sarko lui donne des cauchemars... moi pas !

Et Sollers, aussi, qui a poussé une remarquable gueulante contre cette exhibition du parti du fric!

Mais là encore, cela peut me donner une satisfaction momentanée mais bien modeste.

S'il y avait une gauche, une gauche vraie, même réformiste, s'il y avait un parti, même encore appelé « socialiste » (mais il faut changer cette étiquette qui sonne étrangement aujourd'hui), il ne manquerait pas d'analyser, de dénoncer, tous les dysfonctionnements d'un systême dans lequel le mot d'ordre est « Take the money and run! »; prends l'oseille et tire-toi. Un système dans lequel le personnel politique n'est plus au service de l'Etat, mais se sert, à pleines brassées, dans les caisses de l'Etat !
Mais ce sont les mêmes, ils ont fréquenté les mêmes écoles, les mêmes ministères, ils ont pris les mêmes hôtels, les mêmes avions, les mêmes maîtresses !

Cul et chemise ils sont avec les médias, forcément, ça crée des liens !

Alors bien sûr, il y en a toujours un(e) qui se fait (...); un coup je te vois, un coup j'te vois pas !

Coucou !

Alors bien sûr, il faudrait refaire un contrat social; mais pour ça, mes braves, il fallait commencer par ne pas voter pour celui que vous avez élu.

« Mais, le P.S. n'avait rien à dire, vérolé jusqu'à l'os, et Ségolène n'avait pas de programme; celui du matin n'était pas celui de la veille, nide midi, ni du soir, ni du lendemain... »
...
Mais qu'est-ce qu'on va faire de lui ? !!!

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