jeudi, 15 mai 2008
L'antidémocratie a du mou dans la corde à noeuds
Dois-je écrire du moût, qui renverrait au verjus du Vert-Galant, du moult parce que ça tangue beaucoup:
« Y'a du roulis, y'a du tangage ».
Ne comptez pas sur moi pour entonner l'une de ces antiennes marquées par la compulsion de répétition signe des temps qui courent. Vous aurez beau supplier, je ne chanterai pas « Branle, Branle Charlotte » dont vous pouvez trouver les paroles dans les méditation antérieures!
Car la chose est grave: de nobis agitur, c'est de nous qu'il s'agit comme disent les députés UMP qui constatent la vérité « profonde » de la pensée de Confucius affirmant:
« à force d'être cul et chemise, il y en a toujours un qui finissait par protester :'je me suis fait enfiler, sans que j'en susse rien, et ce, à l'insu de mon plein gré' ».
Mais voilà, ils exigent, on le comprend, qu'on y mette des formes, que Denis Gautier vienne y mettre un peu de ce merveilleux librifiant capable de fluidifier les relations socialo-politiques !
Mais voilà, mes cocos, vous l'avez voulu, vous l'avez eu, et même vous l'avez, jusqu'à quand « No sé », jusqu'où ? C'est vous qui savez, à vous de sentir...
Rappelez-vous, George Bush qui avait senti le doigt de Dieu qui lui parlait, effet secondaire du Johnny Walker... «
Vous n'avez rien à la prostate » lui dit l'urologue...
Les voies/voix de Dieu sont impénétrables...
Parce que, n'oubliez pas, mes cocos, vous l'avez élu.
N'oubliez pas, je vous avais prévenu!
Je me souviens de cet étudiant en classe prépa économique qui votait Sarkozy....pour la sécurité. J'ai vainement de lui expliquer que Sarko, c'était un peu Kolanta, l'aventure...Mais le pauvre, étudiant dans une école de commerce, vous vous rendez compte! Vous avez vu dans quel état ils les mettent: Guantanamo chez les réducteurs de tête!
Edith Cresson : HEC,
Tartarin : ESCP; c'est pas humain !
Mais ailleurs, ça ne vaut guère mieux, rappelez-vous le dernier ministre chiraquien des Affaires étrangères, bien choisi, puisqu'elles lui étaient effectivement très étrangères. Les membres de son ministère le saluaient d'ailleurs avec beaucoup de déférence et ne se cachaient pas de voir en lui le nouveau Condorcet, rien de moins.
En visite à Jérusalem au musée de la Shoa, avisant une carte du monde qui indiquait la provenance des Juifs morts dans les camps, il s'extasia de voir qu'ils étaient si peu nombreux à provenir d'Angleterre.
On voulut lui expliquer que...et que
Il continua de plus belle - c'est là une des caractéristique depuis Thomas Diafoirus chez les carabins :
« Il est ferme dans la dispute, fort comme un Turc sur ses principes, ne démord jamais de son opinion, et poursuit un raisonnement jusque dans les derniers recoins de la logique. Mais sur toute chose ce qui me plaît en lui, et en quoi il suit mon exemple, c'est qu'il s'attache aveuglément aux opinions de nos anciens, et que jamais il n'a voulu comprendre ni écouter les raisons et les expériences des prétendues découvertes de notre siècle, touchant la circulation du sang, et autres opinions de même farine »...
Il ajouta, notre brave ministre, qu'en plus il n'y avait pas eu de déportés! Certes, on aurait pu craindre que Churchill fasse déporter des Juifs britanniques à Bergen-Belsen, ou ailleurs...
- " Comment, c'est une connerie! Vous oubliez que vous parlez à un ministre de la République... »
V'la-t-y pas, ma bonne que Goasguen,
Charrette,
Tutti & Quanti se mettent à ruer dans les brancards, comme quoi on ne les consulterait pas!...
En v'la une autre chez les Français qui demandent un un roi, un Napoléon, un homme à poigne...
D'autant plus que sous le monarque vieillissant précèdent, les initiatives de nos vaillants parlementaires ressemblaient vivement à la panse de brebis farcie, dont le regretté philosophe Jacques Bodouin expliquait : « au début, on début, on croit que c'est de la merde, après on regrette que ça n'en soit pas! »
Rappelez-vous, les dernières volontés de Jacquot « l'incorruptible-intègre »
: signer un traité d'amitié avec l'Algérie. Idée respectable en soi. V'la-t-y pas que ces dégentés de l'UMP font voter un amendement pour que dans nos manuels d'idéologie scolaire on souligne, néanmoins, les bienfaits de la colonisation...
Le sujet est vaste et je n'en dirai rien...aujourd'hui...
Notre bienaimé président précédent avait coutume de dire – c'est un poète – « Ca me touche la droite sans me faire bouger la gauche ».
Pensez, les survivants de la gégène, s'il y en a, ce qu'ils ont dû apprécier!
Non, redisons-le avec Confucius: « On a le droit d'être con, mais il y a des limites »...
Quand je pense à nos politologues et penseurs distingués ! Les ralliés, le Kouchner
se reprend à espérer, peut-être que les amis de la paix, le Bush et le digne successeur de Sharon,
qui n'a pas organisé le massacre de Sabra et Chatila – le saint homme – vont foutre une bombe atomique sur l'Iran, histoire de conforter la paix ! Ils la confortent dur depuis huit ans. Et nos Glucksman,
nos Finkelkraut, notre Max
Gallo : un peu mous du gland dans leurs attaques ! Et le Goupil, le Romain, champion de la guerre en Irak, qu'est-ce qu'il devient, le bambin, et les politologues distingués qu'on lit dans Le Monde, qu'on entend sur France Culture, qu'on voit à la télé, pas virulents non plus !
Ils n'ont pas pris la mesure de la chose qu'ils n'ont pas vu venir. Ils attendaient d'avoir leur gamelle à l'Elysée, conseillers du prince (!) comme en son temps le Debray !
Et le Fog, pas trop critique non plus; après avoir essuyé le fondement de Chirac pendant 11 ans, il se fendit, lorsque le lion n'eut plus ni dents ni griffes, d'un pamphlet; quel courage !
Je dis ça, je dis ça, mais la gauche; « z'avez pas vu Mirza? » certes ils tirent un bon coup de temps en temps, mais autrement, aux abonnés absents.
Vous pouvez me dire qu'elle est la ligne politique de la gauche ? Quels combats elle mène ?
A la limite, elle est pire encore ! La politique Sarkozy-Fillon
est souvent médiocre, parfois mauvaise, quasiment toujours injuste, mais elle comporte un certain nombre d'idées; des réformes ont été faites, des bonnes, des mauvaises.
Jospin? Oui, Jospin ?
Voici un an j'expliquais à l'âne de mon voisin que les socialistes présentaient Ségolène
à la présidence, j'aurais pas dû. Il s'est mis à rigoler comme un âne et il en est mort en lâchant une foultitude de pets !
A bientôt camarades, je vous dirai quelques mots sur 68. pas original ! J'essaierai de vous parler de mon, ton, son, notre, votre, leurre 68...
19:05 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ségolène, jospin, chirac, condorcet, bodoin, charette
lundi, 07 janvier 2008
Vive les journalistes, ma mère, vive les journalistes !
Voilà t’y pas, ma bonne, que les échotiers s’insurgent ce matin contre notre Président Bienaimé Sarko Ier et l’hypermédiatisation qu’il fait de lui-même, de ses amours …
Mais qui c’est-y qui depuis des années manipule toute l’information avec ces faits divers qui font diversion…
Ce sont les mêmes.
A propos, je ne croyais jamais avoir le privilège de voir le cul de Simone de Beauvoir ; Ah le Nouvel Obs : un grand hebdo, de gauche. Quant à Simone, franchement, elle est plus aguichante sous cet angle là !
Revenons-en à nos échotiers !
Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier et il y a nombre de journalistes qui mettent leur vie en danger, et d’autres, qui, sans aller jusque là font un travail d’analyse sérieux.
Mais si la défiance est si grande vis-à-vis de la presse dans sa globalité, c’est bien que la qualité de celle-ci est inversement proportionnelle à sa servilité. Un exemple tout simple emprunté au 20 heures de France 2 hier.
L’invité est l’un des Français les plus populaires : 63% d’opinions favorables ; mais dans ce cas, ils sont co-responsables de ce qui se passe ; il faudrait être un peu cohérent et responsable de ses choix.
Notre ami Nanar, en effet, était l’un des rares Français de gauche – oui mon bon Monsieur, il paraît – favorable à la guerre en Irak : 600 000 morts, et qui propose le même type de traitement pour l’Iran. Il a proposé quoi ce Matamore …de partir en guerre ; toutes ses dénégations n’engagent, comme les promesses électorales, que ceux qui sont assez niais pour les croire !
Nos amis de la presse télévisée ont faussé la présidentielle de 2002 en commençant, pendant un an, midi et soir, tous les journaux avec des images de violences, de voitures brûlées…parce qu’il n’y a plus de voitures qui brûlent ?! Si, autant, parfois plus.
Ensuite ils ont créé le phénomène Ségolène : imprévue, improbable, puis entête d’affiche sur tous les hebdos. Ceux-ci sont, précisons-le, quasiment tous contrôlés par « les amis de Môssieu ».
Pourquoi une telle prévenance ?
Exclusivement parce qu’on savait que dame Ségolène ne ferait pas le poids au second tour devant Sarkozy.
Revenons à la servilité du moment. Le présentateur du journal interroge donc Nanar, ministre des Affaires Etrangères. Que s’est-il passé deux jours avant ?
Le Quai d’Orsay où Nanar a son campement ont pris contact avec les organisateurs du Dakar. Quatre Français ont été tués en Mauritanie quelques jours auparavant ; on ne dira pas explicitement que les responsables de nos services secrets ont prévenu qu’Al Quaïda a désormais choisi de s’attaquer directement, et de façon importante aux Français en réaction à notre surcroît d’engagement en Afghanistan.
Le ministre n’eut ni à confirmer, ni à démentir : la question ne lui à même pas été posée.
Sancta servilitas. Censure ou auto-censure ; peu importe, le résultat est le même.
La liberté de la presse ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ; elle est condition nécessaire à la démocratie, mais elle est loin d’être une condition suffisante, la preuve.
A force d’être cul et chemise avec le pouvoir…
15:20 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kouchner, simone, Beauvoir, Quai d'Orsay, Ségolène, France 2, Dakar
jeudi, 26 juillet 2007
Ah les beaux jours!...
Ils sont trop ! ils sont vraiment trop ...et Sarkozy a de beaux jours devant lui !
Un certain nombre de Français, dont je suis, ont vivement regretté que Rocard n’ait pas été candidat à la présidentielle. Même s’il n’était arrivé que second à l’issue du premier tour, il était en passe de l’emporter au second. Il aurait d’abord bénéficié d’un meilleur score au premier tour ,engrangeant - naturellement - les voix de tous les sympathisants socialistes qui ont voté Bayrou parce qu’ils ne se reconnaissaient ni devant cette bouillie pour les chats que constituait le programme officiel du PS, ni devant cet impromptu permanent de pseudo-programme ségolino-royaliste qui n’était pas le même le matin, le midi et le soir, qui n’était pas non plus celui de la veille ni du lendemain ; la constante demeurant une incantatoire compassion compulsionnelle à la Evita Peron. [Il aurait sans doute bénéficié également d’un appui discret de Chirac pour faire élire son copain de promotion à l’ENA contre Sarkozy, au nom du TSS : « Tout Sauf Sarkozy ». Chirac avait déjà fait élire Mitterrand contre Giscard, Mitterand renvoyant l’ascenseur en faisant élire Chirac en 1995 contre Baladur …et Jospin !]
Rocard note, à juste titre, que DSK aurait fait un candidat autrement plus redoutable pour Sarkozy... Certes, il a lui-même fait valoir cet argument lors des primaires du PS. Le problème qui demeure cependant sous-jacent est de savoir pourquoi DSK n’a pas vraiment fait campagne pour gagner ces primaires.
Sarkozy et son entourage savaient que Fabius, l’homme du plan B/Blair et du chapeau http://jeanlouisbenoit.hautetfort.com/archive/2007/06/27/..., avait peu de chances d’être choisi par son parti, et absolument aucune dans un éventuel second tour. Les amis de Nicolas, qui gèrent le petit monde médiatique, ces grands groupes industriels propriétaires de journaux et télévisions ont joué à fond la pipolisation, le second tour aux allures de showbiz, Ségo-Sarko, parce que la victoire de celui-ci sur celle-là ne faisait aucun doute.
Et DSK ? Son élimination tient, à mon sens, à son manque de combativité interne ?
Pourquoi ?
On a oublié que dans l’affaire de la MNEF, DSK a bénéficié de la relaxe du tribunal le 7 novembre 2001, quelques jours après que la Cour de cassation eût interdit dans un arrêt toute audition comme témoin du chef de l'État sur des faits qui le mettent en cause, ou toute mise en examen, pendant son mandat. C'était-là une sorte de gentlemen's agrement, un double engagement à ne pas se nuire: donnant-donnant, sur l'air de : "Je te tiens, tu me tiens...par la barbichette... Rien n’empêchait éventuellement de ressortir l’affaire, au besoin, pendant la campagne.
Les réactions ordurières de nombreux lecteurs de Libération sont dignes du plus grand intérêt, pleines de la haine de ceux qui n’ont eu de cesse d’évincer le seul socialiste capable d’emporter la présidence contre Chirac avant-hier et/ou Sarkozy, hier.
« Mon Dieu, protégez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge ! »
Avec ces sympathisants socialistes, ces socialistes-là, cette gauche-là, Sarkozy est tranquille pour des lustres. Il peut en outre rallier à lui les vétérans de l’appareil socialistes qui entendent conserver une place, des honneurs, voire faire avancer quelques idées ; il peut également rallier les quinquas qui savent que le terrain est occupé,sans doute pour dix/quinze ans, et pensent n’avoir aucune chance de parvenir aux responsabilités puisque le parti est sur la touche. Ils peuvent même penser que, si par une rupture brusque – ce qui, bien qu’improbable, n’est pas impossible – le parti revenait au pouvoir, ils n’auraient peut-être, comme Rocard, aucune chance dans un PS qui, depuis quinze ans est le Parti de la Sclérose !
Dommage, car une présidence Rocard aurait été marquée par une restauration de la démocratie. Rocard a été l’homme de la paix, en Nouvelle Calédonie, l’homme de l’effort partagé : la CSG faisant porter l’effort sur l’ensemble des revenus.
Sarkozy déploie une imagination considérable et quelque chose qui ressemble à un vrai talent.
Sans doute son intervention et celle de Cécilia ont-elles été décisives pour obtenir le départ effectif des infirmières bulgares de Libye ; mais on peut s’interroger sur la livraison d’une centrale nucléaire à ce grand démocrate de Kadhafi. En son temps, Chirac avait vendu une centrale à l’Irak de Saddam Hussein, que les Israéliens ont détruite. Mais il entend prendre place sur un marché porteur ; pour l’instant, seule la Libye serait acheteuse d’avions Rafale, par exemple.
Il est même très vraisemblable que dans le domaines des marchés étrangers, Sarkozy, auquel on reproche son penchant américaniste, ne soit un challenger bien difficile à évincer par ces derniers, à condition bien sûr, que nous ayons des matériels à vendre. Il faudrait donc mettre un terme à notre déclin industriel, plus facile à dire qu'à faire, surtout lorsque les amis de Sarko, à la tête des grands groupes, s'empressent de délocaliser!...
Mais si Sarkozy ne met pas en cause la démocratie, car au fond, c’est celle-ci qui scie la branche sur laquelle elle repose, force est de constater que sa gouvernance est autocratique et démagogique, en même temps.
Autocratie et démagogie : il est bien parti pour durer.
Autocratie et démagogie, le couple maudit et la gouvernance préférée des Français. Il est au pouvoir, il n’a qu’à s’en débrouiller, c’est déjà ce que disaient les bourgeois et les paysans qui avaient déjà intégré le coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte avant qu’il ne fût perpétré.Sarkozy ne fera pas de coup d’Etat ; la démagogie suffit, le populisme : « c’est très bien le populisme disait Pierre-Jumbo Mauroy ; dans populisme, il y a peuple »!
Lisant sur un mur de 1968: "Mort aux cons!", de Gaulle eut cette remarque de bon-sens: "Vaste programme!"
Il y a aussi dans cette politique people des choix économiques à destination quasi exclusive des riches, comme le souligne Rocard : « [Je suis] très effrayé par la ligne économique et financière" […]Nicolas Sarkozy a eu raison de rechercher quelque chose qui puisse déclencher un petit surplus de croissance. Mais sa technique, celle du dégagement de l'impôt pour les plus riches --qui sont ceux qui consomment le moins-- n'est pas la bonne. Ce cadeau de 13 milliards d'euros n'aura pas le moindre effet sur la consommation. Je suis très inquiet ».
Il écrit aussi : « Compte tenu de ce que l'on a osé appeler un programme, je ne peux pas dire que la défaite ait été une surprise. Tout candidat appuyé sur un projet insortable aurait subi la même […] Le PS a produit un discours collectif inconséquent et disparate […car] la gauche française ne s'est toujours pas défaite de son rêve d'économie administrée[…] Il faudra des années pour construire une pensée critique de l'économie de marché ».
Tocqueville, qui ne cessa de dénoncer le renversement liberticide de la démocratie par le coup d’Etat de 1851 soulignait l’ambivalence du peuple français devant les gouvernements autocratiques, a écrit cette phrase qui mérite notre attention : « Ce peuple, toujours le même, si réfractaire à la liberté et si maniable dans la servitude, qui, non seulement supporte ses fers, mais les agite comme en triomphe et les baise avec transports... »
16:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rocard, Sarkozy, De Gaulle, Ségolène, Mauroy, démocratie, autocratie
vendredi, 29 juin 2007
Clarté, élégance et distinction : La salope, La salope !
La salopitude!
De Villepin classait ses amis de la majorité chiraquienne (à propos, que devient-il Jacquot ? Toujours en pleine santé ?) en deux catégories : les connards et les superconnards, comme ça, au débotté, dès le matin, sans même s’être envoyé deux viles pintes !
Et notre ami Ambiel, responsable de la com de Tartarin, c’était un bon celui-là ! Ils nous épateront toujours ces gens sortis des grandes écoles de commerce ! Rien à faire, c’est un style! Cresson qui savait qualifier d’un mot les Anglais, les Japonais; et Tartarin : la positive attitude. Il a tellement impressionné Ségolène – qui ne sortait pas d’une école de commerce – qu’elle l’a copié, au moins pour la rime : attitude/bravitude.
Ah c’est beau ! C’est pas de l’antique ça Môssieu, c’est du contemporain ; formatés qu’on est par les gentils Givaros de l’intellect qui développent de concepts, oui Môssieu !
- C’est quoi un concept ?
- Venez pas nous faire chier ! Le concept, tenez, c’est la salopitude, le concept de salope comme dit Devedjian ; la vie n’est pas un fleuve tranquille, mon bon Môssieu ! Une salope, c’est une salope comme le souligne Barthes : A est A ! Et Pralognan un gentleman ! Y dit les choses comme elles sont ! C’est ça le respect de l’opposition ; il a raison Rangnangnan . Nous sommes pour la démocratie, oui Môssieu. Pas question de mettre les femmes de côté ; elles ont droit qu’on respecte l’étiquette.
- C’est quoi la tiquette ?
- C’est le droit de dire que quelqu’un qui ne se rallie pas, qui garde ses idées est habillé pour l’hiver ; fût-ce en salopette.
- C’est ça la démocratie, beau comme de l’Antique…
- Ah oui, les Grecs ! Ah ! Ah ! tous des Grecs sont des ...Grecs !
On vogue vers les sommets du bon goût, de la démocratitude, de la Devedjianitude, de la fortitude, de l’élégancitude.
Voir le texte au format PDFMicrosoft Word - salopitude.pdf
13:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Devedjian, Comparini, saloppe, Villepin, Raffarin, Ségolène, Barthes
lundi, 21 mai 2007
Voter Bayrou ou élire Sarkozy…- suite et fin - alea jacta est !
C’était écrit (ici, au moins, mais pas seulement...), Sarkozy était assuré de vaincre Ségolène au second tour, et le soutien actif des médias pour assurer sa victoire aux primaires socialistes s’explique, en partie au moins pour cette raison. Les pouvoirs médiatiques, vigilants défenseurs de la cause sarkozyste, ne s’y sont pas trompés, leur patron triompherait plus facilement d’elle que de DSK. La défaite de Ségolène était assurée et sa démarche ne pouvait conduire qu’à l’échec, je l’ai suffisamment critiquée ici pour lui reconnaître, au moins, un courage certain ; elle a utilisé tous les arguments et pris une attitude à la Evita Peron, mais elle avait bien le droit d’être populiste – son vainqueur ne s’en est pas privé, ce qui ne justifie pas le propos de Mauroy, qui en d’autres temps eût fait bondir : « le populisme, c’est bien dans populisme, il y a peuple »…tu l’as dit Bouffi - . Elle s’est battue comme la petite chèvre de Monsieur Seguin – pardon, la compagne de Monsieur Hollande...- Le papier ne refus pas l’encre Le journal qui porte le même nom que celui de Beuve-Méry et Vianson-Ponté hier, a apporté, lui aussi son soutien à la manœuvre dans un éditorial obscène de Colombani… On affirmait, voici un siècle, que la « liberté » de la presse était une garantie de la démocratie ; depuis lors, « Nous autres grands médecins avons changé tout cela... », comme le dit justement Sganarelle. Mais il y a mieux encore : « un chercheur en science politique et corédacteur en chef (s’il vous plait) de la Revue socialiste », et qui plus est, membre du comité de rédaction de la revue Raisons Politiques de Sciences Po (Sciences Po Paris, s’il vous plait), vient de publier dans le même journal du soir un article stupéfiant : « Comment on perd une élection – La Présidentielle était imperdable pour le parti socialiste. L’échec s’explique d’abord par sa candidate » ! Il faut oser ; il faut faire partie de ces chercheurs que le monde/Monde entier nous envie pour écrire cela. Je vous renvoie au blog : fabiani.blog.lemonde.fr/2007/05/14/penser-a-gauche/ dans lequel l'auteur note pertinemment : « Alexis Dalem […] dans une page débats du Monde du 10 mai 2007 impute la défaite à la seule Ségolène Royal, en déclarant péremptoirement que l’élection était imperdable (sans donner aucune justification à une telle prévision) et en disant que tout autre candidat aurait fait mieux (ce qui reste à démontrer). Ce “chercheur en science politique” ne fait ici aucune recherche, mais règle ses comptes socialistes : autant dire que ce genre de position ne fait pas avancer d’un pouce le débat. Il se contente de dire que la “France n’est pas de droite”, moyen un peu court de nier qu’au premier tour près de 70% des électeurs présents ont voté à droite ». Avec des analyses du calibre de celles de notre éminent Alexis Dalem, bon vent camarades socialistes, voguez vers les Îles Bienheureuses. Le parti n’a ni ligne, ni idéologie ; incapable de se donner un statut, une identité; il a perdu le vote des ouvriers et d'une partie des employés, et connaîtra, grâce à ces stratèges, ces chercheurs émérites le sort du P.C. faute d'avoir fait à temps son aggiornamento. Les Bobos de l’énarchie de gauche seront naturellement dépassés par le regroupement des droites et des énarchistes de droite qui adhèrent à Sarkozy comme la moule à son rocher et savent, en outre, débaucher au centre et à gauche, « parce que, nous on a de l’idéal, Monsieur ; (et puis il faut bien bouffer, on cantine où on peut) ». Tous les médias chantent les louanges du nouveau pouvoir, de son ouverture. Soit, on verra, on en reparlera, au besoin...! Rappelons toutefois deux points importants. «Sarkozy a été élu démocratiquement puisqu’on a voté pour lui ». Qui oserait prétendre le contraire ; mais il arrive qu’un peuple fatigué vote démocratiquement pour une forme de pouvoir personnel, sans contrôle, sans contre-pouvoir. Nous autres Français, si sourcilleux là-dessus, démocrates et républicains de surcroît, les meilleurs et les plus modestes, sommes coutumiers du fait, nous adorons plébisciter : Bonaparte, Louis-Napoléon, Pétain (plébiscité sans avoir à recourir au plébiscite), de Gaulle lui-même qui sut rétablir les libertés, garantir la démocratie et la République. Mais de Gaulle était un cas, et un homme, à part. La Fontaine a bien expliqué tout cela ! Les Grenouilles qui demandent un Roi Les Grenouilles, se lassant De l'état Démocratique, Par leurs clameurs firent tant Que Jupin les soumit au pouvoir Monarchique. Il leur tomba du Ciel un Roi tout pacifique: Ce Roi fit toutefois un tel bruit en tombant Que la gent marécageuse, Gent fort sotte et fort peureuse, S'alla cacher sous les eaux, Dans les joncs, dans les roseaux, Dans les trous du marécage, Sans oser de longtemps regarder au visage Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau; Or c'était un Soliveau, De qui la gravité fit peur à la première Qui de le voir s'aventurant Osa bien quitter sa tanière. Elle approcha, mais en tremblant. Une autre la suivit, une autre en fit autant, Il en vint une fourmilière; Et leur troupe à la fin se rendit familière Jusqu'à sauter sur l'épaule du Roi. Le bon Sire le souffre, et se tient toujours coi. Jupin en a bientôt la cervelle rompue. Donnez-nous, dit ce peuple, un Roi qui se remue. Le Monarque des Dieux leur envoie une Grue, Qui les croque, qui les tue, Qui les gobe à son plaisir, Et Grenouilles de se plaindre; Et Jupin de leur dire… Ne nous y trompons pas, je ne regrette pas plus l'ère Chirac que l'ère Mitterrand, ou Giscard, ou Pompidou qui portent la responsabilité de la dérive actuelle. La question que se poseront les historiens sera de savoir lequel y a le plus contribué par son cynisme et son affairisme! Mais revenons-en à notre ami Jupin. Jupin de leur dire…que sans contre-pouvoir, il n’est pas de démocratie réelle. Fillon a dit qu’il donnerait des garanties, un vrai pouvoir au parlement. On verra, ne lui faisons pas de procès d’intentions. Son discours est recevable ; c’est un discours de droite, mais la droite a été élue, elle a gagné. Mais quelle place pour les corps intermédiaires alors que le pouvoir contrôle tout, y compris les organismes de veille : Conseil constitutionnel, CSA et que le nouvel élu entend tout contrôler? Mais tout est tellement tentant, rappelez-vous, Mitterrand, le socialiste (ne riez pas bêtement), qui avait vitupéré contre Le coup d’Etat permanent, ne fut-il pas trop « à l’écoute » des Français et Françaises à la fin de son règne ? Pour entendre le son de la voix de Carole Bouquet, sans doute, comme un esthète cherchant à savoir si le ramage est aussi beau que le plumage... Mort à crédit Le second fait grave est manifestement d’ordre financier : on ne parle pas de réduire le train de vie de l’Etat. On peut même craindre que le style nouveau, strass et paillettes, n’amène à dépenser davantage, par exemple pour doter Neuilly d’une voie souterraine pour éviter les désagréments de la circulation automobile aux camarades prolétaires du lieu, voie qui coûtera à peine trois fois le prix du viaduc de Millau. On va baisser les impôts des riches, et, pour équilibrer, mettre des franchises sur les soins médicaux…et au bout du compte, les générations suivantes paieront. Fillon entend dépenser, on verra en fin de mandat. La présidente du Medef le dit : laissez-nous la liberté d’embaucher-débaucher, la relance économique est là qui résoudra tous les problèmes, les comptes, les retraites, la violence (tant pis si Jospin a avoué qu’il avait été naïf de l’avoir cru…) Gardez-vous bien de dire cela à votre cheval de bois, il vous donnerait une ruade... N.B.: Je viens de lire dans un commentaire...que j'aurais appelé à voter Sarkozy. Bien sûr, c'est évident...cela ressemble au gag fameux de ceux qui prenaient le sketch de Bedos au premier degré...Il n'existe pas de points d'ironie dans l'orthographe, certains s'en plaignent; à tort, n'est-ce pas plus amusant encore?
13:30 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : médef, Sarkozy, Jospin, Hollande, Ségolène, Mitterrand, La Fontaine
jeudi, 26 avril 2007
Vers les sommets
Quo non ascendet Je savais que cette présidentielle atteindrait des sommets restés jusqu’alors d’une blancheur immaculée, « l’un de ces lieux où souffle l’esprit » dirait Barrès, le Mentor de François, disons François III, Mitterrand (que de méchantes langues nomment Tonton le Flingueur) ; disons plus simplement - comme les Belges moyens, nos amis - l’un de ces lieux « où la main de l’homme n’a jamais mis le pied ». Les candidats sont devenus des personnages, des « characters » comme on dit dans le théâtre anglais, alors cela fait tout drôle ce « double débrayage dans l’espace temps », comme l’écrivait Michel Cournot, dans une formule qui n’avait rien à envier à celles tout à fait remarquables de Régis Debray que relèvent Sokal et Bricmont dans : Imposture intellectuelles. Curieuse impression, curieux choc des genres et des temps : Sarkozy apparaît à la fois comme un personnage shakespearien, sorti d’une de ces « revenge tragedies », avec des rôles pour les Cassio (sûrement), les Macbeth (peut-être), mais qui voudra s’y coller ? Nicolas III Sarkozy évoque pour nous l’un de ceux que l’on a déjà vu cent fois. Bien sûr il y a en lui, dans son autoritarisme, un petit quelque chose des colères de Louis de Funès dans ses grands moments, mais chacun sent qu’il y a mieux. Reprenez un de vos Lucky Luke. Vous voyez ? Vous avez compris ? Bien sûr que ce n’est ni Lucky Luke, ni son cheval, ni Rantamplan, mais cet astucieux, vindicatif, hyperactif Joé Dalton. Evident n’est-ce pas ? Etonov Niet ? Élémentaire mon cher Watson. Maintenant amusez-vous à distribuer les rôles des trois frères ; Averel et les deux autres …Et toujours cette volonté ardente d’être Calife à la place du Calife ! De l’autre côté, dans le camp d’en face, on a Blanche-Neige avec les 7 zéléphants ou les 7 nains : à vous de choisir et de distribuer les rôles : Prof, Simplet, Grincheux, Joyeux, Dormeur, Timide et Atchoum, en fonction des acteurs possibles : Hollande, Fabius, Mauroy, Mélanchon , DSK, Jospin, Delanoé…et les autres. Mais le casting n’est pas facile puisqu’il y a des femmes : Aubry, Guigou…et des citoyens d’une autre génération : Montebourg, Peillon… Le couple Hollande demeure absolument hors norme depuis le début : non seulement ils ne sont pas mariés, mais encore ils ont des enfants et, en outre, ils sont hétéros… Leur jeu demeure depuis le début absolument extraordinaire : François est cuirassé, caparaçonné dans les armures successives des apparatchiks s du parti, il y a du Mollet en lui. Ségolène, elle, passe son temps à tout renverser, rue de Solférino ! Pas simple, la poupée qui ne respecte rien dans un magasin de porcelaine ou dans les strates du précambrien socialiste. On s’est posé la question, sans trouver la réponse : couple diabolique, lord et Lady Macbeth ou - plus soft - l’Auguste et le clown blanc, l’ours et la poupée ; je ne me permettrais pas d’écrire la madone et le ... François, appelons-le François IV, veut faire payer les riches, à partir de 4000 euros. D’ailleurs il déteste les riches. Il n’hésitera d’ailleurs pas à punir avec la plus extrême sévérité ceux qui veulent échapper à l’impôt sur la fortune, ceux qui déclarent leur patrimoine à 40% de sa valeur. Et puis, il y a le plus beau ! Ségolène a bien compris qu’elle ne pourra être élue qu’en récupérant les voix de notre extrême gauche - que tout le monde nous envie, à laquelle Chirac doit tant, son second mandat, par exemple - et celles du centre, voire du centre-droit. Bref, le grand écart ! Pour Ségolène, pas de problème ; elle sait faire. Elle n’hésite pas, elle sait qu’en politique il faut des promesses ; les promesses qui n’engagent que ceux qui les croient, et par conséquent : « Il y aura des ministres centristes ». Ah vous me pétez la charnière, écrivait le poète ! François, lui, a beaucoup plus de mal à faire le grand écart ; ça le blesse : « Il n’y aura pas de ministères pour les socialistes »… Donc, des ministères et pas de ministres ; c’est une idée intéressante. Nos républicains jouent La nuit des rois : "Toutes sortes de raisons concourent à me prouver que ma maîtresse est amoureuse de moi: elle louait dernièrement mes bas jaunes; elle a vanté ma jambe et sa jarretière […] Allons, convenez-en donc, et dites-moi, sans blesser votre honneur, pourquoi vous m'avez donné tant de marques irrécusables de faveur, pourquoi vous m'avez recommandé de vous aborder en souriant, et en jarretières croisées, de mettre des bas jaunes"… Bref, nous vivons une époque formidable ; chaque jour apporte son lot de nouveautés : Il se passe toujours quelque chose aux galeries Farfouillette ! Quelle capacité d’innovation, quelle construction, une sorte de Beaubourg de la vie politique, en somme !... Beau comme de l’Antique… J'ajoute un petit texte en fichier PDF, qui rapellera des souvenirs aux plus anciens et sera instructif pour les plus jeunes, quant à la diffusion des sondages ...<Microsoft_Word_-_Pas_de_publication_de_sondages_2.pdf
17:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, éléphants, Bayrou, Blanche-Neige, sept nains, Hollande, Lucky Luke
mercredi, 25 avril 2007
Changement du paysage politique français
On s’agitait dans le Landerneau politico-médiatique français pour savoir quelle serait la prise de position politique de François Bayrou pour le second tour de l’élection présidentielle. La chose est faite, et bien faite. Certes, dans l’entourage de Sarkozy on s’est montré, et on va se montrer très menaçants, ce qui ne pourra qu’étonner venant d’un homme si plein de mansuétude. Du côté de Ségolène Royal, les choses, comportements et attitudes changent. « Que ne le disiez-vous plus tôt ? », vous, par exemple, François Hollande qui avez toujours refusé d’entendre les avis de Rocard et de quelques autres, vous qui avez, au sortir du dernier congrès fait voter une synthèse chèvre-chou qui ne voulait rien dire. Car, à force de manœuvres tactiques pour conserver le gouvernail, vous avez un parti sans essence et sans but autre que de persévérer dans l’être : « Encore quelques minutes, Monsieur, le bourreau ». Soyez bien assuré que, malgré le ralliement du vote utile, qui a redonné 5% de voix au parti [qui, dans le même temps en a perdu 6-7% qui se sont reportées sur François Bayrou, faute d’un aggiornamento que vous êtes incapable – simplement – d’imaginer] votre parti, sous votre direction, ou celle d’un autre qui fera comme vous, terminera comme le parti communiste. (Orienté à gauche-gauche comme le souhaitait ce militant ouvriériste du prolétariat normand, Fabius, il se cantonnerait à 10-12%.) Vous savez bien (ou vous devriez savoir) qu’il n’existe pas d’alternative à la social-démocratie, mais inutile d’aller plus loin…Il n’est pire sourd… En revanche, si l’élection est perdue par la gauche, et elle a toutes les chances de l’être, même avec les voix de Besancenot et d’Arlette qui, cette fois vont vous soutenir, comme la corde soutient le pendu, vous risquez, le vous et le PS – qui n’a plus une seule vraie assise électorale, à moins de compter pour telle une compagnie de bobos – de ne plus revoir le pouvoir. Ces choses-là sont rudes, Iil faut pour les comprendre avoir fait des études… Disait le poète, au temps où il n’y en avait qu’un… La solution elle existe, c’est celle que nos amis et voisins italiens viennent de mettre en place. Demandez à Prodi… Mais vous êtes si intelligents les gens de l’énarchie de gauche (comme de droite). Il y a comme une malédiction qui aboutit à ce que la gauche française actuelle est à la gauche italienne ce qu’était le PC français [emmené par ce joyeux drille de Georges Marchais homme de télévision impayable qui faisait pièce à Coluche, qui n’avait qu’à répéter les propos de ce brave Georges pour faire un vrai sketch : « Taisez-vous Elkabach… »] au PC italien de Berlinguer… Une solution serait peut-être possible pour battre Sarkozy, dont beaucoup de Français ont peur, même dans son propre camp, car cet homme fait peur, certains hommes politiques de premier plan (et honnêtes, il en existe) jugent qu’il est dangereux…mais cela supposerait que dans les jours qui viennent on reparte à zéro dans les discussions qui auront lieu entre Ségolène Royal et François Bayrou…ce qui semble peu vraisemblable. En attendant, la prestation de Bayrou, dans sa conférence de presse d’aujourd’hui, nous change singulièrement de tout ce qu’on a vu depuis bien longtemps, c’est d’un autre ordre que celui du Kärcher von Racaille, ou celui de la Bravitude. Nombre de journalistes français, et plus encore étrangers, semblent avoir compris la nuance ; avoir vu qu’il se passait quelque chose de nouveau, d’inédit depuis bien longtemps. Pas tous, faut pas rêver, l’intervention de ce pauvre Lepers « C’était du brutal…Ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît », disait Lao-Tseu, à moins que ce ne soit Audiar… Aujourd’hui, paradoxalement, les deux finalistes ne font pas le poids, même en citant Jaurès et doc Gynéco, Blum et Johnny Halliday, la bravitude et Chevènement… Bayrou, Gardez-vous à droite, Bayrou, Gardez-vous à gauche… Il apparaît donc à quelques-uns que Bayrou acquiert désormais une stature d’homme d’État qui parle juste, et livre une analyse avec intelligence et courage la situation actuelle qui nous renvoie en direction de Rocard quand il était au mieux, de Chaban qu’il a évoqué fort à propos, voire de Mendès. Cela nous change. J'ajoute ici les liens avec deux textes en fichiers PDF, l'un consacré à la crise de la démocratie: Restaurer la démocratie, déjà mis en ligne sur d'autres sites amisMicrosoft_Word_-_restaurer_la_democratie_jmt._U.3.pdf
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vendredi, 20 avril 2007
Voter Bayrou ou élire Sarkozy…
On ne doit pas s’y tromper, le choix est là ; ce sont là les deux termes de l’alternative car il est quasi certain que si Ségolène Royal est au second tour, elle sera battue par Sarkozy. L’explication est simple : non seulement l’ensemble des voix de gauche ne représente que 35%, mais encore, une bonne majorité de ceux qui auront choisi de voter pour l’extrême-gauche, afin de ne pas voter « utile » resteront cohérents vis-à-vis de S.R en refusant de voter pour elle au second tour. Comme en 2002, ils préfèreront assurer, au nom de leur logique propre, la victoire de la droite. Ségolène Royal, quant à elle, est absolument opposée à un rapprochement, une approche commune et complémentaire avec le centre ; les choses sont claires, dont acte ! La position de Bayrou se conforte, au contraire, dans une dynamique qui peut le conduire à la victoire le 22 avril et le 5 mai : non seulement il est le seul à pouvoir battre Sarkozy au second tour, mais encore, s’il gagne le 22, c’est lui qui est le mieux placé pour l’emporter. Les derniers mouvements de la campagne, et d’abord l’événement majeur que constitue l’énorme succès du grand rassemblement de Bercy le 18 avril, prouvent que la dynamique ascendante est forte. Mais le sondages sont coriaces, et surtout – on en convient de tous côtés - peu fiables : en ce qui concerne les sondés eux-mêmes, et le fait que les avis de ceux qui ne disposent pas d’une ligne fixe ne peuvent être véritablement pris en compte, sans compter qu’il y aura sans doute 4 millions de suffrages exprimés qu’en 2002, et surtout que les correctifs appliqués par les différents instituts sont aussi rigoureux que le marc de café, la boule de cristal, le doigt mouillé, le vol des oiseaux et/ou la lecture des viscères des poulets ! Mais il y a plus important… Les leçons de l’histoire... Voir la suite dans le fichier pdf :Microsoft_Word_-_Bayrou_19_avrilc.2.pdf
15:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Ségolène, Royal, Sarkozy, élections, présidentielles, Chaban
mercredi, 11 avril 2007
Les gens sont méchants!
Les gens sont méchants - Vous avez connu [mon père comme] qentilhomme ? - Sans doute. - Je ne sais donc pas comment le monde est fait. […] Il y a de sottes gens qui me veulent dire qu'il a été marchand. - Lui marchand! C'est pure médisance, il ne l'a jamais été. Tout ce qu'il faisait, c'est qu'il était fort obligeant, fort officieux; et comme il se connaissait fort bien en étoffes, il en allait choisir de tous les côtés, les faisait apporter chez lui, et en donnait à ses amis pour de l'argent. (Molière, Le bourgeois gentilhomme, IV, 3). La campagne en apporte l’évidence, les gens sont méchants. Le canard enchaîné de ce matin en apporte une nouvelle fois la preuve. Le journal insinue que Chirac aurait apporté son appui à Sarkozy contre l’assurance de celui-ci de lui garantir pour la suite une impunité pénale. Ceci ne peut être, à l’évidence, que mensonge. Pour que Chirac soit poursuivi, il faudrait que quelque chose puisse lui être reproché. N’a-t-on pas vu, au contraire, que depuis des années la justice a classé sans suite la majeure partie de dossiers dans lesquels son nom était cité ? C’est une preuve, non ! La justice, notre justice française n’est-elle pas au dessus de tout soupçon ? Qu’on ne vienne pas nous objecter l’affaire d’Outreau, celle du petit Grégory, pourquoi pas l’affaire Sézenec pendant que vous y êtes ou l’affaire Dreyfus ! Soyons sérieux, ne jetez pas le discrédit sur notre justice, n’allez pas affirmer qu’elle se discrédite si bien elle-même. Il est évident, comme il l’affirme lui-même que tout ceci est abracadabrantesque, que cela fait pschitt… Il faut cesser de dénigrer nos hommes et femmes politiques, cesser de dire que la politique paie, qu’ils se sont enrichis. Ils ont gagné leur modeste patrimoine, qui leur a permis l’achat d’une modeste masure, par leur travail. Chirac a acheté le château de Bity, en Corrèze, une misère, vous pouvez le vérifier en consultant le site : http://www.debat2007.fr/blog/index.php?2006/03/29/21-comment-augmenter-les-depenses-publiques-sans-les-augmenter . Ce château n’est au fond qu’une modeste chaumine sur un lopin de terre de 10 hectares, l’ensemble ne valait d’ailleurs dans la déclaration de patrimoine du candidat aux présidentielles de 2002 que 365878 euros. Patrimoine modeste pour quelqu’un qui a passé toute sa vie à servir le pays et non pas à se servir comme l’insinuent de mauvais Français qui chipotent qu’à l’époque il estimait son modeste appartement parisien, avec un modeste balcon, donnant sur le très modeste Luxembourg à 4000 euros le m2, alors que les mêmes biens auraient valu, au moins 6000 euros le m2. Certains vont même jusqu’à protester contre le fait que le château de Corrèze coûterait cher de surveillance ! Soyons raisonnables, quand vous êtes voisins vous demandez à vos voisins de jeter un coup d’œil sur la maison. Les protestataires s’agitent : cela coûterait très cher ! 25 gendarmes ! D’abord ils sont peut-être moins nombreux. Ensuite, n’est-ce pas là une lutte active contre le chômage : 25 emplois convenablement rémunérés, Jean-Claude Casanova, de la revue Commentaire disait qu’un gendarme coûte à l’Etat le prix de trois policiers. Est-ce vrai ? Je ne le crois pas car ils protestent contre leurs conditions, néanmoins il est évident que Chirac fait là du social. Si tout le monde en faisait autant, tout irait mieux. Mais on ne respecte plus rien, ni le patrimoine de Sarkozy, ni celui du couple Ségolène-Hollande. Les uns et les autres ont gagné leur patrimoine par leur travail, ce qui est d’autant plus méritoire que, tous les hommes politiques vous le diront, la vie politique n’enrichit pas ceux qui font don de leur personne à la France. Il est donc clair que tout ce qui a été dit dans l’émission Complément d’enquête, du 2 avril 2007, reprenant et les dossiers du Canard enchaîné, est faux, archi-faux. A les en croire, le couple H/S aurait déclaré à l’ISF son appartement parisien, donnant sur Roland Garros, pour une valeur de 750000 euros, alors que cet appartement aurait été acheté 876000 euros voici dix ans et que le prix de l’immobilier parisien a plus que doublé. Qui pourrait croire qu’ils ont déclaré leur appartement à moins de 43% de sa valeur ? Il en est de même pour leur modeste cabanon de Mougins : soi disant 1500m2 de terrain, une maison de 140 m2 habitables avec piscine dont qui aurait été déclaré pour une valeur de 270000 euros qui représenteraient le tiers de sa valeur réelle. 270000 euros c’est moins que le prix qu’on demande à quelques kilomètres de Granville pour une maison sans qualité, sans vue sur la mer, sans piscine, sur un terrain de 1500 m2 (y compris la maison) ! Qui oserait affirmer que le comptable s’est trompé alors que ces déclarations sont personnelles ? Personne ! Non, il faut admettre, leur modestie dût-elle en souffrir, mais pas vraiment puisque François Hollande l’affirme, il déteste les riches, et s’il le dit, c’est que c’est vrai, que ce couple vit modestement, dans un deux/trois pièces à Mougins valant effectivement dans les 270000 euros et que, quand ils reçoivent des amis, il faut sortir les matelas pneumatiques de sous les sommiers de la chambre commune ! Nul ne doute d’ailleurs que s’il y avait le moindre problème, le Conseil d’Etat et/ou le Conseil Constitutionnel feraient leur devoir immédiatement et demanderaient une enquête immédiate, par exemple de la Cour des Comptes qui disposent de tant de conseillers talentueux, énarques, inspecteurs des finances qui ne manqueraient pas de signaler des irrégularités. Nos candidats à notre élection présidentielle sont absolument irréprochables, c’est évident !
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mardi, 10 avril 2007
Journal de campagne N° 3
Journal de campagne n° 3 Les programmes J’avais indiqué que ce journal de campagne porterait sur les programmes des candidats ; j’y viens donc, bien que la tâche soit, à proprement parler, irréalisable tant les « programmes » sont fluctuants, à géométrie variable et réajustés d’un jour à l’autre, voire d’un moment de la journée à l’autre. Sur ce point, la campagne diffère assez nettement des précédentes. Rappelons-nous 2002, Jospin avait choisi de faire campagne sur un bilan et un projet : le bilan des trois premières années était bien supérieur qu’on aurait pu le souhaiter après la victoire de la gauche aux législatives de la dissolution, œuvre de ce grand stratège qu’était de Villepin. La dissolution était, pensait-il, un coup finement joué ; il oublié qu’avec les Français, à chaque fois cela fait un flop. Les deux dernières années avaient été assez calamiteuses, mais Jospin espérait gagner en présentant un programme pour lequel il aurait eu besoin de la confiance des citoyens et une majorité assurée lui permettant d’agir. Pendant les deux dernières années il avait été gêné par la défection de Chevènement, le solde des conséquences des invectives du Mammouth en charge de l’éducation nationale, les opérations de retrait des communistes qui n’étaient plus solidaires. Mais il pouvait encore espérer : Chirac ne pourrait guère présenter de programme crédible après le coup de la fracture sociale ; on hésiterait à le croire. En outre il était marqué par les affaires : ce n’était pas une casserole qu’il traînait, mais une batterie de cuisine… ! Mais voila, les grands groupes qui bénéficient des commandes de l’Etat et investissent dans les médias réalisèrent, avec leurs mercenaires, le premier coup d’Etat médiatique : un an d’exhibition de faits de violence, tous les jours, midi et soir, aux journaux télévisés… La campagne fut d’une extrême simplicité, Jospin n’a rien vu venir, rien compris, tellement fixé sur le second tour qu’il n’a pas vu le premier. Aujourd’hui les faits sont plus complexes car on change de génération, on est d’une certaine façon devant l’inconnu. Devant l’inconnu, avec Sarkozy, car il est imprévisible, agité – façon lapin de Duracel -, s’inspirant des spin-doctors américains, et plus encore de la pratique blairiste, il entend prendre l’adversaire à contre-pied, d’où les appels aux figures tutélaires de la gauche : Jaurès et Blum. Il a, en outre, supprimé la double peine, dénoncé les patrons voyous… Mais la campagne avançant, il en revient à ses fondamentaux : la répression et la lutte contre l’insécurité. Il a réussi à faire oublier un fait capital, quelles que puissent être ses qualités par ailleurs : s’il avait été aux affaires en tant que président, nous nous serions engagés avec les Américains de Bush en Irak. Demain, dans les mêmes circonstances, il ferait de même. Cela devrait le discréditer près de la majorité des Français opposés à la guerre en Irak, mais au pays de Descartes, nous ne sommes pas à une contradiction près, les agriculteurs qui vivent en grande partie de la PAC et qui ont voté contre le traité constitutionnel en ont donné une illustration évidente ! On est aussi totalement devant l’inconnu avec la campagne de Ségolène. Même ses proches ne savent pas quand elle monte à la tribune, ou quand elle s’adresse à son public, ce qu’elle pourra dire qu’on n’attend pas. Elle recourt, elle aussi, à la stratégie blairiste, reprenant des thèmes et des valeurs que la gauche avait abandonnés à la droite : l’ordre, le drapeau, le patriotisme … - valeurs qui ont été celles de la gauche pendant des décennies avant d’être oubliées, abandonnées, voire de rejetées par certains. En ce sens, elle a très bien joué et cela lui a valu sa montée en puissance au début de la campagne. Ce qui se passe tendrait à prouver que la gauche (ne) peut gagner – si elle gagnait, ce qui est malgré tout compromis pour l’instant – qu’en s’appuyant, pour partie, sur un bloc idéologique de droite (ce qui contredit totalement le discours du PC et de l’extrême gauche). Ségolène se revendique de Mitterrand, celui qui a fait revenir la gauche au pouvoir mais demeura intrinsèquement marqué à droite comme en témoignent son maréchalisme qui lui valut la Francisque, mais ses liens avec Bousquet et surtout l’amnistie des généraux du putsch de 1961. A Bayrou également on reproche non son caractère imprévisible, car il semble solidement déterminé, mais l’imprévisibilité de sa gouvernance s’il est élu. On comprend bien son affirmation : s’il est vainqueur, le choc, la «révolution pacifique » que constituerait la mise à l’écart (temporaire ou durable) des deux familles (disposant seules, en alternance, du monopole du pouvoir), puis l’élection législative suivant dans la foulée devraient lui donner les moyens de constituer une alliance majoritaire pour proposer une politique nouvelle. Mais, il ne peut pas encore donner les contours de cette éventuelle majorité, encore moins les noms, que les électeurs souhaiteraient connaître, parce qu’une partie du jeu est évidemment souterrain. Livrer ces noms maintenant serait les livrer à des pressions considérables et casser la dynamique existante ; il faut également admettre que nombreux sont ceux qui attendent pour se porter au secours de la victoire…dès qu’elle sera là, si elle arrive... Lire la suite du journal de campagne n° 3, fichier PDF Journal_de_campagne_n_3.pdf.
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