jeudi, 15 mai 2008
L'antidémocratie a du mou dans la corde à noeuds
Dois-je écrire du moût, qui renverrait au verjus du Vert-Galant, du moult parce que ça tangue beaucoup:
« Y'a du roulis, y'a du tangage ».
Ne comptez pas sur moi pour entonner l'une de ces antiennes marquées par la compulsion de répétition signe des temps qui courent. Vous aurez beau supplier, je ne chanterai pas « Branle, Branle Charlotte » dont vous pouvez trouver les paroles dans les méditation antérieures!
Car la chose est grave: de nobis agitur, c'est de nous qu'il s'agit comme disent les députés UMP qui constatent la vérité « profonde » de la pensée de Confucius affirmant:
« à force d'être cul et chemise, il y en a toujours un qui finissait par protester :'je me suis fait enfiler, sans que j'en susse rien, et ce, à l'insu de mon plein gré' ».
Mais voilà, ils exigent, on le comprend, qu'on y mette des formes, que Denis Gautier vienne y mettre un peu de ce merveilleux librifiant capable de fluidifier les relations socialo-politiques !
Mais voilà, mes cocos, vous l'avez voulu, vous l'avez eu, et même vous l'avez, jusqu'à quand « No sé », jusqu'où ? C'est vous qui savez, à vous de sentir...
Rappelez-vous, George Bush qui avait senti le doigt de Dieu qui lui parlait, effet secondaire du Johnny Walker... «
Vous n'avez rien à la prostate » lui dit l'urologue...
Les voies/voix de Dieu sont impénétrables...
Parce que, n'oubliez pas, mes cocos, vous l'avez élu.
N'oubliez pas, je vous avais prévenu!
Je me souviens de cet étudiant en classe prépa économique qui votait Sarkozy....pour la sécurité. J'ai vainement de lui expliquer que Sarko, c'était un peu Kolanta, l'aventure...Mais le pauvre, étudiant dans une école de commerce, vous vous rendez compte! Vous avez vu dans quel état ils les mettent: Guantanamo chez les réducteurs de tête!
Edith Cresson : HEC,
Tartarin : ESCP; c'est pas humain !
Mais ailleurs, ça ne vaut guère mieux, rappelez-vous le dernier ministre chiraquien des Affaires étrangères, bien choisi, puisqu'elles lui étaient effectivement très étrangères. Les membres de son ministère le saluaient d'ailleurs avec beaucoup de déférence et ne se cachaient pas de voir en lui le nouveau Condorcet, rien de moins.
En visite à Jérusalem au musée de la Shoa, avisant une carte du monde qui indiquait la provenance des Juifs morts dans les camps, il s'extasia de voir qu'ils étaient si peu nombreux à provenir d'Angleterre.
On voulut lui expliquer que...et que
Il continua de plus belle - c'est là une des caractéristique depuis Thomas Diafoirus chez les carabins :
« Il est ferme dans la dispute, fort comme un Turc sur ses principes, ne démord jamais de son opinion, et poursuit un raisonnement jusque dans les derniers recoins de la logique. Mais sur toute chose ce qui me plaît en lui, et en quoi il suit mon exemple, c'est qu'il s'attache aveuglément aux opinions de nos anciens, et que jamais il n'a voulu comprendre ni écouter les raisons et les expériences des prétendues découvertes de notre siècle, touchant la circulation du sang, et autres opinions de même farine »...
Il ajouta, notre brave ministre, qu'en plus il n'y avait pas eu de déportés! Certes, on aurait pu craindre que Churchill fasse déporter des Juifs britanniques à Bergen-Belsen, ou ailleurs...
- " Comment, c'est une connerie! Vous oubliez que vous parlez à un ministre de la République... »
V'la-t-y pas, ma bonne que Goasguen,
Charrette,
Tutti & Quanti se mettent à ruer dans les brancards, comme quoi on ne les consulterait pas!...
En v'la une autre chez les Français qui demandent un un roi, un Napoléon, un homme à poigne...
D'autant plus que sous le monarque vieillissant précèdent, les initiatives de nos vaillants parlementaires ressemblaient vivement à la panse de brebis farcie, dont le regretté philosophe Jacques Bodouin expliquait : « au début, on début, on croit que c'est de la merde, après on regrette que ça n'en soit pas! »
Rappelez-vous, les dernières volontés de Jacquot « l'incorruptible-intègre »
: signer un traité d'amitié avec l'Algérie. Idée respectable en soi. V'la-t-y pas que ces dégentés de l'UMP font voter un amendement pour que dans nos manuels d'idéologie scolaire on souligne, néanmoins, les bienfaits de la colonisation...
Le sujet est vaste et je n'en dirai rien...aujourd'hui...
Notre bienaimé président précédent avait coutume de dire – c'est un poète – « Ca me touche la droite sans me faire bouger la gauche ».
Pensez, les survivants de la gégène, s'il y en a, ce qu'ils ont dû apprécier!
Non, redisons-le avec Confucius: « On a le droit d'être con, mais il y a des limites »...
Quand je pense à nos politologues et penseurs distingués ! Les ralliés, le Kouchner
se reprend à espérer, peut-être que les amis de la paix, le Bush et le digne successeur de Sharon,
qui n'a pas organisé le massacre de Sabra et Chatila – le saint homme – vont foutre une bombe atomique sur l'Iran, histoire de conforter la paix ! Ils la confortent dur depuis huit ans. Et nos Glucksman,
nos Finkelkraut, notre Max
Gallo : un peu mous du gland dans leurs attaques ! Et le Goupil, le Romain, champion de la guerre en Irak, qu'est-ce qu'il devient, le bambin, et les politologues distingués qu'on lit dans Le Monde, qu'on entend sur France Culture, qu'on voit à la télé, pas virulents non plus !
Ils n'ont pas pris la mesure de la chose qu'ils n'ont pas vu venir. Ils attendaient d'avoir leur gamelle à l'Elysée, conseillers du prince (!) comme en son temps le Debray !
Et le Fog, pas trop critique non plus; après avoir essuyé le fondement de Chirac pendant 11 ans, il se fendit, lorsque le lion n'eut plus ni dents ni griffes, d'un pamphlet; quel courage !
Je dis ça, je dis ça, mais la gauche; « z'avez pas vu Mirza? » certes ils tirent un bon coup de temps en temps, mais autrement, aux abonnés absents.
Vous pouvez me dire qu'elle est la ligne politique de la gauche ? Quels combats elle mène ?
A la limite, elle est pire encore ! La politique Sarkozy-Fillon
est souvent médiocre, parfois mauvaise, quasiment toujours injuste, mais elle comporte un certain nombre d'idées; des réformes ont été faites, des bonnes, des mauvaises.
Jospin? Oui, Jospin ?
Voici un an j'expliquais à l'âne de mon voisin que les socialistes présentaient Ségolène
à la présidence, j'aurais pas dû. Il s'est mis à rigoler comme un âne et il en est mort en lâchant une foultitude de pets !
A bientôt camarades, je vous dirai quelques mots sur 68. pas original ! J'essaierai de vous parler de mon, ton, son, notre, votre, leurre 68...
19:05 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ségolène, jospin, chirac, condorcet, bodoin, charette
samedi, 15 décembre 2007
Il est parti Kadhafi, nos médias et politiques ont atteint le summum de la connerie, une fois encore, once more time
Tout d’abord quelques mots de Védrine qui n’est tant point sot, qui est même le seul, ou à peu près, à avoir en France une idée d’une politique internationale globale, mais ce midi François Heisbourg, Jean-Claude Casanova
et Colombani et ne disaient pas vraiment autre chose.L'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine a refusé lundi de critiquer "le principe de la visite" du dirigeant libyen Moammar Kadhafi à Paris, demandant d'abord à "voir" ce que cela peut apporter "d'utile" à la France.
"Je ne critique pas le principe de la visite", a-t-il déclaré sur LCI, précisant qu'"après, il faut voir dans le détail le ton et les propos, ce qui est dit de part et d'autre, et ce que ça peut entraîner d'utile". L'ancien ministre de François Mitterrand a estimé que "des visites comme ça se jugent au résultat aussi, au résultat immédiat et au résultat lointain."
"Je crois que les interdictions de principe sont absurdes sur le plan de nos intérêts et même de nos idées", a-t-il ajouté, soulignant qu'une rencontre avec le chef d'Etat libyen était "en soi (...) plus commode à gérer quand (elle) est ailleurs, comme quand François Mitterrand était allé le rencontrer en Crète".
"Personnellement je ne suis pas sur la ligne selon laquelle les Occidentaux ne devraient parler qu'à ceux qui partagent leur valeurs, sinon les Américains n'auraient jamais négocié avec les Soviétiques, (Henry) Kissinger n'aurait pas fait de retournement d'alliance avec les Chinois", a-t-il conclu.
Qui a peur de Virginia Woolf.
Nos journalistes, nos médias et une partie de nos hommes politiques se sont fait plaisir .
Voyons vous êtes complètement abruti, votre femme hystérique, ou l’inverse, et vous invitez des amis, qui n’en sont pas vraiment mais vous vous faites plaisir, vous leur faites une gigantesque crise de delirium, pas grave, quelque chose de tremens comme dit l’autre. Et alors là vous vous payez les invités :
"Ginette n’aurait pas dû vous inviter, moi je suis franc, vous êtes un nul".
"Moi, Monsieur Popol je suis très franche : vous n’êtes pas mon type, j’aime pas les Bidochons".
"Tais-toi Ginette tu es une bique".
Et puis les interviews, et notre Pujadas, là il n’interrogeait pas Jacqounet, alors plein pot, avec ses petits yeux rapprochés qui en disent long sur sa largeur d’esprit qui est la même que celle de Georgie Bush, on croirait qu’il avait fait un pari avec Nicolas Demeuré qui officie sur Inter le matin. Insupportable…
Je ne suis pas un admirateur de Sarko, loin de là, ni de sa politique, ni un fan de Kadhafi, seulement il avait choisi d’agir ainsi. Les défenseurs des droits de l’homme ont le droit de ne pas être d’accord, les politiques également, mais à partir du moment où la France le reçoit, on ne doit pas se comporter comme des pignoufs.
Que faire :
Ces messieurs de la politique et des médias qui partagent les mêmes maîtresses, les mêmes hôtels et les mêmes avions n’avaient qu’à annoncer, s’ils le souhaitaient, qu’ils n’étaient pas d’accord (est-ce le rôle des journalistes, ou sont-ils là pour informer).
Ils devaient dire ensuite qu’il feraient, si tel était leur souhait, le service minimum : relayer le plus brièvement et de la façon la plus neutre, en disant qu’ensuite, ils ouvriraient un débat, sur les antennes, à l’Assemblée.
Le PS a sauté sur l’occasion comme la vérole sur le bas-clergé breton, parce qu’il n’a rien à dire, ne comprend rien, aurait donné un exemple de retenue de sagesse, si son porte parole était monté à la tribune pour dire une phrase, une phrase seulement.
De quoi avons-nous l’air ? Qu’est-ce que ce ministres des Affaires étrangères qui se tire.
Et leurs commentaires à tous : un concours de nullité.
- Il était là pourquoi Kadhafi ?
- Parce qu’il était invité.
- Par qui ?
- Le Président.
- Pourquoi ?
- Pour signer des contrats….-
Alors c’est vrai, il y a la réalpolitique et les principes des droits de l’homme, ça pose problème…. Et chacun a le droit de défendre et privilégier la défense des droits de l'homme, de ne pas aller voir Kadhafi, de refuser qu'on le reçoive. Mais c'est une chose; les médias, c'est une autre chose, ils ont leurs responsabilités et ils pouvaient ne rien dire ou n'assyrer que le service minimum.
Rappelons-nous : Rabin, Itzhac Rabin, avant d’être tué par l’un de ces fanatiques de chez lui, chauffé à blanc par la droite « normale » de son pays, parce qu’il partait pour faire la paix, expliquait qu’on discute avec ceux qui ne sont pas d’accord, ceux qui n’ont pas les mêmes idées ou conceptions.
Ceci ne veut absolument pas dire que Kadhafi ait raison, mais quand il se défend en nous demandant de respecter les droits de l’homme pour nos immigrés, on répond quoi ?
Ne sommes nous le pays de la démocratie ?
Mais j’ai expliqué, ici même, que depuis 30 ans les élites autoproclamées qui se partagent tous les emplois, tous les pouvoirs politiques et économiques ont créé une Nomenklatura impénétrable.
La France est devenue en trente ans un pays de castes, un système de castes. Il n’existe plus de mobilité sociale, les solidarités ne sont plus qu’horizontales : les amis de Neuilly au Fouquets, les gens des quartiers-ghettos dans les quartiers-ghettos, les exclus dans la rue. Sous les tentes ; non plus de tentes dit Mme la ministre.
Mais ceci, cette rupture, cette immobilité, cette glaciation sociale et sociétale, je ne suis pas le seul à la signaler/dénoncer. Bébéar, l’ancien patron d’Axa, Gandois, l’ancien patron des patrons le disent. Voici 30 ans il y avait entre 25 et 33% d’enfants de familles modestes dans les plus grandes écoles, mais "nous autres grands médecins avons changé tout cela ». Ils sont passés à 20, 15, 10, 6 puis 1% aujourd’hui (dernier rapport de Michel Albert, ancien commissaire au plan). Et ceci donne l’allure générale/globale de notre pseudo-démocratie.
Plus de contrat social, plus de nouvelle société.
Les syndiqués sont passés de plus de 25% à moins de 8%. Mais les syndicats ne veulent surtout pas qu’on fasse le nécessaire pour que la quasi-totalité des employés/ouvriers soient syndiqués – au syndicat de leur choix -.
Du moment qu’il se défendent, eux. Tant pis pour les usagers, les érémistes qui doivent aller au boulot. Tant pis si les syndicats ne s’autofinancent qu’à 20%. Le reste, c’est l’Etat, les patrons, voire des "mainmises occultes" – comme dit l’autre – sur les financements ! Cela ne vous semble pas étrange, indéfendable ?
Revenons à notre Nomenklatura : ces messieurs de la famille, comme on dit chez cosa nostra, occupent 99% des places dans les plus grandes écoles, et savez vous, ma bonne, comme disait la Marquise à sa fille, que les étudiants des Grandes écoles représentent 4% du total des étudiants et 30% du budget de l’enseignement supérieur !
C’est-y pas beau et démocratique tout cela ?
Il faut que les pauvres soient très très pauvres pour que les riches puissent être très très riches ! Telle est notre démocratie. C’est-y pas de la démocratie ça ! D’ailleurs on vote ! Et puis, depuis 30 ans, la droite et la gauche n’ont-elles pas été au pouvoir aussi longtemps ?
Mais il y a Besancenot et Arlette, il faut pétitionner pour qu’elle se représente la prochaine fois, avec Jean-Marie. Ils ont été très efficaces : ils ont fait élire Jacquounet avec 82% des voix, J’espère qu’il leur a envoyé des nougats tous les 21 avril !
Mais les gens votent, et notre intelligence politique n’est-elle pas la meilleure du monde, tous les organes spécialisés le disent et redisent. L’exemple vient des plus hauts conseillers, j’ai appris l’autre jour que le conseiller Guano avait voté non a referendum européen ; maintenant il est pour le oui, contre le referendum (vaut mieux !)
En plus les citoyens affûtent leurs analyses politiques en regardant TF1. Ca vous forme un homme, ça, et les matchs du PSG, et Le maillon faible, et La Ferme, et La méthode Coué…après ça vous pouvez aller voter.
Ensuite, écoutez nos si brillants commentateurs, regardez nos interviewers que le monde entier nous envie…
Alors là, mon brave vous pouvez relire tous les shitpapers écrits depuis une semaine, et vous verrez un festival : « on a posé la bonne problématique, mis la cerise sur le gâteau, aux quatre coins de l’hexagone. Certes, le char de l’Etat navigue sur un volcan, mais, si nous avons trouvé le pays au bord du gouffre, nous lui avons fait faire un grand pas en avant ! »
Déjà, Jacquounet, dans sa campagne de 95, avait prévenu : « Monsieur Jospin, et le déficit de l’Etat, vous n’y pensez pas ! 500 milliards ! » et là-dessus, Chichi a été élu et son efficacité a été remarquable, quand il a quitté le pouvoir, le déficit était de 1150 milliards !
déficit de la France.xls
Enfin Sarko vint.
Pour relancer, il faut montrer qu’on a de l’argent ! Le paquet fiscal !
Journalistes et politiques disent : « on peut plus rien faire, y a pus d’sous, il a tout dépensé ! »
Faites erreur mes braves : cet argent n’existait pas !
Question à 2 sous : Quel est le montant du déficit de la France aujourd’hui ?
Je vous le répète : nous sommes les meilleurs et les plus modestes.
23:30 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Kadhafi, Chirac, Jospin, Rabin, Gandois, Bébéar
mardi, 12 juin 2007
Mes hommages de Hollande
Hollande, il est trop ! Sarko, il était beau: La panoplie de l’homme politique français La vie politique relève plus de l’imaginaire, des passions, du maboulisme, parfois, du culte du chef - souvent – que de la raison. Ce fut là la tragédie de Tocqueville qui avait pensé qu’en faisant une science politique nouvelle, établie sur la raison, on pourrait éviter les dérives qui avaient conduit des valeurs de 1789, auxquelles il ne cessa de se référer, à la folie de la Terreur. Les derniers scrutins électoraux qui se sont déroulés en France démontrent à l’envi un comportement électoral absolument extraordinaire, validé par nos politistes et journalistes qui vantent à chaque fois l’extrême intelligence ce de notre corps électoral. L’intelligence du propos est absolument remarquable ; digne de nos éminents chroniqueurs. Qu’on ne vienne pas objecter que depuis 1986, le corps électoral français aurait couru après Le Pen, comme après un leurre qui aurait été lancé par Tonton le Flingueur ! Qu’on ne vienne pas mettre en doute la rationalité du vote de ceux qui, en 2002, ont voté Le Pen, se réservant de voter Jospin au second tour et, celui-ci ayant sombré dans les oubliettes de l’histoire et du trotskisme réunis, ont voté non pas Le Pen…mais Chirac au second tour. C’était là de l’intelligence politique à l’état pur, du grand art, comme celui du camarade du lycée qui jouait au bridge, se défaussant de ses honneurs pour faire des appels indirects (expliquait-il)! Du grand art, vous dis-je, beau ...comme du Fabius appelant à voter NON au traité constitutionnel pour obtenir le plan B, comme Blair : NON pour l’Europe, car on est contre l’Europe. C’est un très bon, Fabius, ne dites pas : « s’il fait des petits, j’en retiens un » ; il en a un, je l’ai vu à la télé, dans une de ces grandes émissions culturelles dont on admire [comme disait Victor Hugo, évoquant les cultivatrices rencontrées dans un voyage en Bretagne…] la première syllabe. L’honnêteté intellectuelle la plus élémentaire, voudrait que l’on respectât nos éminents journalistes maintenant qu’on a mis à l’écart les malfaisants, la honte de la profession comme Alain Duhamel. Les autres sont d’une honnêteté, d’un professionnalisme exemplaire, celui que Jean Yann avait mis en évidence dans le prologue de : « Tout le monde… ». Ils ont évoqué dans les journaux télévisés le fait que le Président Sarkozy avait marqué un coup de fatigue au sommet du G8. Normal, il tient un tel rythme. Pas un de nos éminents journalistes n’aurait eu le mauvais goût de sous-entendre que l’illustre prédécesseur du Président eût pu, histoire de plaisanter, suggérer à Wladimir quelque idée facétieuse. Pour vous en convaincre, reportez-vous aux images télévisées, celles que vous n’avez pas vues sur les chaînes nationales : http://www.dailymotion.com/video/x27s4a_sarkozy-ivre-au-g8 et http://www.dailymotion.com/video/x27xfa_non-sarkozy-netait-pas-ivre-resume Vous verrez bien qu’il s’agit d’un photomontage mis en place par des voyous. Enfin, il faut rendre hommage à Hollande, il est trop… Hollande ! Il est vraiment trop ! Ça fleure bon le hommage de Hollande ; il n’a pas la pareille, mais il a l’appareil. Il y a du Guy Mollet dans cet homme qu’évoque si bien le propos philosophique minimaliste du grand philosophe, trop tôt enlevé à notre affection, Jean Carmet, dans ses Löse Blätter : « Parti de rien, et arrivé à rien… mais tout seul… » C’est grand, c’est très grand. Beau, parfois, mais dans un autre style, comme du Georges Marchais, luttant pied à pied avec Coluche, pour faire bouger le score de son parti de 15 points, puis bientôt de 20, grâce à la fidélité de ses successeurs qui ont pris le relais, ne varietur !. Les bons remèdes du père François Le P.S est malade ; il ne s’est pas remis du second septennat du père François Ier ; aussi a-t-on vu à son chevet les familles Purgon et Diafoirus : les famille Mélanchon-Purgon, Fabius-Purgon, Mauroy-Purgon et Aubry-Purgon, ainsi que Diafoirus-Jospin, Diafoirus-Grossecanne, Diafoirus-Peillon et Diafoirus de Montebourg et de Hollande. La quasi-totalité de ces grands médecins fut d’avis qu’il fallait user des remèdes de la sainte faculté. Le malade devant être traité dans les règles, absorber motions et congrès, synthèses et discours roboratifs : « Camarades, je m’adresse à vous, moi qui suis ouvrier, fils d’ouvrier, petit-fils d’ouvrier et ouvrier moi-même. Paysans, car je suis paysan et ne possède qu’une modeste cambuse provençale, un modestissime gourbi parisien ; d’ailleurs, pour tout vous dire : je déteste les riches ! Il faut parler vrai, le discours de la vérité, car, comme disait le grand philosophe Tchernia : ‘L’avenir est pour demain !’ Quant à la maladie de langueur du Péésse : je vous dirai, comme Toinette : ‘Cela est plaisant, et ils sont bien impertinents de vouloir que vous autres messieurs vous les guérissiez : vous n' êtes point auprès d' eux pour cela ; vous n' y êtes que pour recevoir vos pensions, et leur ordonner desremèdes ; c' est à eux à guérir s' ils peuvent’. Cela est vrai, dites-vous justement : " On n’est obligé qu’à traiter le parti dans les formes. Le parti est malade, il lui faut des remèdes de cheval : Clysterium donare,postea seignare,ensuitta purgare. Gardare statuta per facultatem praescripta, non jamais se servire de remediis aucunis quam de ceux seulement doctae facultatis et doctrina tradiotionalista maladus dust-il crevare." J’écoutais Adler, hier matin, à la radio. Ce n'est pas mon analyste préféré (surtout quand il analyse la situation actuelle ou à venir), mais il est excessivement perspicace dans l'analyste du passé, notamment en raison de sa culture politique et historique. Il disait quelque chose de très juste, qui, je crois, donne une explication de fond, en distinguant chez les socialistes français des trente dernières années une double culture. Les dirigeants actuels restent marqués quasi exclusivement par une/leur culture trotskyste et n'ont jamais admis l'autre voie, la deuxième gauche, issue du monde chrétien (qu’il mettait dans la lignée des gens d'Uriage) ; le courant Rocard, seul capable de fédérer une voie vers la sociale démocratie, avec des alliances de la gauche, du centre gauche et du centre (jusqu’en limite du centre droit). C’est ce type d'ouverture qui a permis à Rocard de gouverner 3 ans, sans utiliser le 49-3 alors qu'il ne disposait pas d'une véritable majorité. Mais de cela/ceux-là, on n’en veut pas, mon François ! On veut bien d’eux, s’ils se soumettent ; on ne leur demande, comme aux Bayrouistes, que de donner leurs voix : en liquette et la corde au cou... Pas question de faire place à cette volaille, car nous monsieur, avons des principes. Pas besoin de rénover le parti disait Jojo : le parti, c’est ça le nouveau! Effectivement, il est bien parti le Parti de Jojo. J'ai souvent pensé que si Jospin avait lu 50 pages de Tocqueville, il aurait eu l’esprit plus ouvert… Mais dans cette gauche (française) là, Monsieur; on a ses allergies; on ne lit pas ces livres-là ; l’index c’est pas pour les chiens ; il y a un dogme à respecter, une orthodoxie, celle des camarades prolétaires : Fabius, DSK, Hollande, Tutti et Quanti ! Le seul qui cite Tocqueville à gauche, c'est Cohn Bendit...mais n’est-ce pas comme un traître à la cause ; et même pas français ! Je m’arrête, cette logique est efficace, Chirac vous le dira !
16:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, DSK, Jospin, Hollande, François, Tocqueville, Jojo
lundi, 21 mai 2007
Voter Bayrou ou élire Sarkozy…- suite et fin - alea jacta est !
C’était écrit (ici, au moins, mais pas seulement...), Sarkozy était assuré de vaincre Ségolène au second tour, et le soutien actif des médias pour assurer sa victoire aux primaires socialistes s’explique, en partie au moins pour cette raison. Les pouvoirs médiatiques, vigilants défenseurs de la cause sarkozyste, ne s’y sont pas trompés, leur patron triompherait plus facilement d’elle que de DSK. La défaite de Ségolène était assurée et sa démarche ne pouvait conduire qu’à l’échec, je l’ai suffisamment critiquée ici pour lui reconnaître, au moins, un courage certain ; elle a utilisé tous les arguments et pris une attitude à la Evita Peron, mais elle avait bien le droit d’être populiste – son vainqueur ne s’en est pas privé, ce qui ne justifie pas le propos de Mauroy, qui en d’autres temps eût fait bondir : « le populisme, c’est bien dans populisme, il y a peuple »…tu l’as dit Bouffi - . Elle s’est battue comme la petite chèvre de Monsieur Seguin – pardon, la compagne de Monsieur Hollande...- Le papier ne refus pas l’encre Le journal qui porte le même nom que celui de Beuve-Méry et Vianson-Ponté hier, a apporté, lui aussi son soutien à la manœuvre dans un éditorial obscène de Colombani… On affirmait, voici un siècle, que la « liberté » de la presse était une garantie de la démocratie ; depuis lors, « Nous autres grands médecins avons changé tout cela... », comme le dit justement Sganarelle. Mais il y a mieux encore : « un chercheur en science politique et corédacteur en chef (s’il vous plait) de la Revue socialiste », et qui plus est, membre du comité de rédaction de la revue Raisons Politiques de Sciences Po (Sciences Po Paris, s’il vous plait), vient de publier dans le même journal du soir un article stupéfiant : « Comment on perd une élection – La Présidentielle était imperdable pour le parti socialiste. L’échec s’explique d’abord par sa candidate » ! Il faut oser ; il faut faire partie de ces chercheurs que le monde/Monde entier nous envie pour écrire cela. Je vous renvoie au blog : fabiani.blog.lemonde.fr/2007/05/14/penser-a-gauche/ dans lequel l'auteur note pertinemment : « Alexis Dalem […] dans une page débats du Monde du 10 mai 2007 impute la défaite à la seule Ségolène Royal, en déclarant péremptoirement que l’élection était imperdable (sans donner aucune justification à une telle prévision) et en disant que tout autre candidat aurait fait mieux (ce qui reste à démontrer). Ce “chercheur en science politique” ne fait ici aucune recherche, mais règle ses comptes socialistes : autant dire que ce genre de position ne fait pas avancer d’un pouce le débat. Il se contente de dire que la “France n’est pas de droite”, moyen un peu court de nier qu’au premier tour près de 70% des électeurs présents ont voté à droite ». Avec des analyses du calibre de celles de notre éminent Alexis Dalem, bon vent camarades socialistes, voguez vers les Îles Bienheureuses. Le parti n’a ni ligne, ni idéologie ; incapable de se donner un statut, une identité; il a perdu le vote des ouvriers et d'une partie des employés, et connaîtra, grâce à ces stratèges, ces chercheurs émérites le sort du P.C. faute d'avoir fait à temps son aggiornamento. Les Bobos de l’énarchie de gauche seront naturellement dépassés par le regroupement des droites et des énarchistes de droite qui adhèrent à Sarkozy comme la moule à son rocher et savent, en outre, débaucher au centre et à gauche, « parce que, nous on a de l’idéal, Monsieur ; (et puis il faut bien bouffer, on cantine où on peut) ». Tous les médias chantent les louanges du nouveau pouvoir, de son ouverture. Soit, on verra, on en reparlera, au besoin...! Rappelons toutefois deux points importants. «Sarkozy a été élu démocratiquement puisqu’on a voté pour lui ». Qui oserait prétendre le contraire ; mais il arrive qu’un peuple fatigué vote démocratiquement pour une forme de pouvoir personnel, sans contrôle, sans contre-pouvoir. Nous autres Français, si sourcilleux là-dessus, démocrates et républicains de surcroît, les meilleurs et les plus modestes, sommes coutumiers du fait, nous adorons plébisciter : Bonaparte, Louis-Napoléon, Pétain (plébiscité sans avoir à recourir au plébiscite), de Gaulle lui-même qui sut rétablir les libertés, garantir la démocratie et la République. Mais de Gaulle était un cas, et un homme, à part. La Fontaine a bien expliqué tout cela ! Les Grenouilles qui demandent un Roi Les Grenouilles, se lassant De l'état Démocratique, Par leurs clameurs firent tant Que Jupin les soumit au pouvoir Monarchique. Il leur tomba du Ciel un Roi tout pacifique: Ce Roi fit toutefois un tel bruit en tombant Que la gent marécageuse, Gent fort sotte et fort peureuse, S'alla cacher sous les eaux, Dans les joncs, dans les roseaux, Dans les trous du marécage, Sans oser de longtemps regarder au visage Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau; Or c'était un Soliveau, De qui la gravité fit peur à la première Qui de le voir s'aventurant Osa bien quitter sa tanière. Elle approcha, mais en tremblant. Une autre la suivit, une autre en fit autant, Il en vint une fourmilière; Et leur troupe à la fin se rendit familière Jusqu'à sauter sur l'épaule du Roi. Le bon Sire le souffre, et se tient toujours coi. Jupin en a bientôt la cervelle rompue. Donnez-nous, dit ce peuple, un Roi qui se remue. Le Monarque des Dieux leur envoie une Grue, Qui les croque, qui les tue, Qui les gobe à son plaisir, Et Grenouilles de se plaindre; Et Jupin de leur dire… Ne nous y trompons pas, je ne regrette pas plus l'ère Chirac que l'ère Mitterrand, ou Giscard, ou Pompidou qui portent la responsabilité de la dérive actuelle. La question que se poseront les historiens sera de savoir lequel y a le plus contribué par son cynisme et son affairisme! Mais revenons-en à notre ami Jupin. Jupin de leur dire…que sans contre-pouvoir, il n’est pas de démocratie réelle. Fillon a dit qu’il donnerait des garanties, un vrai pouvoir au parlement. On verra, ne lui faisons pas de procès d’intentions. Son discours est recevable ; c’est un discours de droite, mais la droite a été élue, elle a gagné. Mais quelle place pour les corps intermédiaires alors que le pouvoir contrôle tout, y compris les organismes de veille : Conseil constitutionnel, CSA et que le nouvel élu entend tout contrôler? Mais tout est tellement tentant, rappelez-vous, Mitterrand, le socialiste (ne riez pas bêtement), qui avait vitupéré contre Le coup d’Etat permanent, ne fut-il pas trop « à l’écoute » des Français et Françaises à la fin de son règne ? Pour entendre le son de la voix de Carole Bouquet, sans doute, comme un esthète cherchant à savoir si le ramage est aussi beau que le plumage... Mort à crédit Le second fait grave est manifestement d’ordre financier : on ne parle pas de réduire le train de vie de l’Etat. On peut même craindre que le style nouveau, strass et paillettes, n’amène à dépenser davantage, par exemple pour doter Neuilly d’une voie souterraine pour éviter les désagréments de la circulation automobile aux camarades prolétaires du lieu, voie qui coûtera à peine trois fois le prix du viaduc de Millau. On va baisser les impôts des riches, et, pour équilibrer, mettre des franchises sur les soins médicaux…et au bout du compte, les générations suivantes paieront. Fillon entend dépenser, on verra en fin de mandat. La présidente du Medef le dit : laissez-nous la liberté d’embaucher-débaucher, la relance économique est là qui résoudra tous les problèmes, les comptes, les retraites, la violence (tant pis si Jospin a avoué qu’il avait été naïf de l’avoir cru…) Gardez-vous bien de dire cela à votre cheval de bois, il vous donnerait une ruade... N.B.: Je viens de lire dans un commentaire...que j'aurais appelé à voter Sarkozy. Bien sûr, c'est évident...cela ressemble au gag fameux de ceux qui prenaient le sketch de Bedos au premier degré...Il n'existe pas de points d'ironie dans l'orthographe, certains s'en plaignent; à tort, n'est-ce pas plus amusant encore?
13:30 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : médef, Sarkozy, Jospin, Hollande, Ségolène, Mitterrand, La Fontaine


