vendredi, 16 mai 2008
Vive les journalistes, ma mère...
Hier soir, les chaînes américaines rapportaient (vers 23h30) un grave problème politique qui engage l'avenir des Etats-Unis, de la paix, d'Israël. Bush dont vous connaissez le pacifisme outrancier a tenu devant une large assemblée, en présence de cette colombe de la paix qu'est Olmert, des propos incendiaires.
Il veut terminer son mandat par un feu d'artifice, lui et ses comparses rêvent, après la grande victoire que constitue l'intervention en Irak, achever le boulot: pif, paf, boum...
à tel point que Mme Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, Obama...protestent avec la plus grande véhémence parce que ce fou de guerre veut lancer des actes irréversibles...
Mais comme le dit Stiglitz, actuellement en France, ce n'est pas perdu pour tout le monde. la guerre d'Irak: 3000 milliards de dollars, mais combien de bénéfices pour Halliburton, Carlyle, Cheney...
Et de ceci pas un mot dans les journaux radiophoniques du matin...
Ils n'ont pas été informés, sans doute. rappelez-moi, vous gagnez combien?...
11:04 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bush, olmert, israel, iran
mercredi, 03 octobre 2007
EADS : Haute Trahison et cour de sûreté de l'Etat
Dans l’immédiat, pour les grandes puissances économiques, depuis des décennies les guerres sont aujourd’hui économiques; les autres ont le droit de s'entretuer, on leur vend(ra) des armes!.
- Mais l’Irak ?
- Mais l’Iran !
Pour les Etats-Unis de Johnny Walker Bush la guerre en Irak, l’invasion de l’Irak est, depuis le début, économique comme je l’ai indiqué maintes fois. Il s’agissait pour le texan born again
- d’une part de mettre la main sur les richesses pétrolières du pays, et non pas d’inoculer par force la démocratie dans un pays qui était l’un des plus développés, laïcs et modernes du Moyen-Orient avant la prise du pouvoir par Saddam, soutenu en cela par les Etats-Unis la France et les autres grandes nations occidentales qui, depuis la fin de la seconde guerre mondiale ont soutenu tous les dictateurs dans ces régions contre les volontés d’indépendance et de modernisation de ces régimes, par exemple, comme ce fut le cas avec le renvoi de Mossadegh en Iran, en 1953 Microsoft Word - Mossadegh.pdf
- d’autre part de faire la fortune du lobby militaro-pétroléo-industriels, les Halliburton et Carlyle & Co, par exemple dont tous les dirigeants et affidés appartiennent au clan de l’équipe encore au pouvoir aux Etats-Unis. Pour eux, un seul but : multiplier les opérations de guerres qui, seules, peuvent justifier le monstrueux budget militaire du pays (50% de l’ensemble des budgets mondiaux). Leur dernier objectif étant de foutre le feu en Iran, en bombardant le pays, initiative reprise dans le buzz médiatique français des Kouchner et Sarkozy. Cela fait partie de l’american dream de ce dernier : être un chef de guerre, comme l’ami Johnny Walker, que ses compatriotes devraient bien soumettre à l’impeachement, sinon ils sont partis, et nous aussi, pour une guerre de 30 ans, le cauchemar pour les démocrates épris de paix, le rêve pour tous ces pousse aux crimes !-
A part ça, entre nous, nosotros, nous autres les grandes nations industrialisées, mais également les nations émergentes, les dragons économiques de l’Extrême-Orient, et l’Inde, et la Chine…la guerre est économique.
A ce niveau tout est une question d’économie, mais aussi d’image [il n’y aurait d’autre moyen de casser les militaires birmans que d’indiquer à la Chine qu’elle sera(it) privée de Jeux Olympiques et/ou d’exportations…mais, n’est-ce pas !!!].
Forfaiture et haute trahison
Quand je pense que le 15 octobre 1917, on a fusillé Mata Hari à Vincennes et que Forgeard et ses comparses, tous médaillés de la légion d’honneur, qui sont responsables du gigantesque fiasco EADS/A380, qui coûte aux pays concerné des dizaines de milliards d’euros, des milliers d’emplois, risquent de s’en sortir indemnes.
Je suis par principe et par tempérament un adversaire de la peine de mort, mais quand je compare le sort réservé à Mata Hari et celui de ces guignols, je me pose des questions.
Quand je pense qu’on a cherché des poux dans la tête à Mistinguett ! Elle a répondu avec beaucoup d’à propos : « Mon coeur est à la France, mais mon cul international ! »
Les amis de Monsieur
Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi !
Surtout s’il est attiré par l’odeur de la papaye verte…
On le sait, Lagardère, Pinault, Bolloré et les autres sont les amis de Monsieur
Reprenez en cœur :
« Ah Monsieur, répond la p’tite bonne
C’que vous dite n’a rien qui m’étonne
Qu’ils prennent l’oseille
Et s’tirent pardi !
Les amis d’monsieur
M’lont déjà dit… »
Mais faut dire, que Forgeard, Flambard et Filochard, Ribouldingue, Croquignol et Roubignolles étaient antérieurement et précédemment les amis de M’sieu Jacques, qui, avant de partir, leur a laissé son testament spirituel :
« Take the money and run ! »

C’est ça
C’est ça la France…
En attendant, félicitations à l’AMF, continuez ainsi, et un petit bon point pour Philippe Seguin, son idée de taxer les stock-options ou plutôt de ne pas continuer à les détaxer des cotisations sociales est parfaitement judicieuse. Notre bienaimé Fillon, seguiniste distingué ne manquera pas d’appliquer ce point fondamental de/pour la justice sociale qui changera un peu de la pratique qui consiste à prendre dans la poche des pauvres pour le donner aux riches.
A propos de seguinistes, je conseille à chacun de se reporter à la prestation d’Henri Guaino (Guaino, pas Guano! bande de sapajous, moules à gaufres) conseiller (certains disent plume, sans préciser où...), de notre cher président !
Alors là, « Ma bonne » comme disait la Marquise à sa fille, c’est du nanan ! Un morceau d’anthologie. A réécouter, et tout et tout sur l’Afrique (qu’il connaît très bien, je n’ai pas dit Le Fric) ; un vrai morceau d’anthologie, du grandiose, du brut qu’y disaient dans les Tontons Flingueurs ! « Ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !»Bravo l’artiste, avec vous la France va changer.
Ils avaient beau s’étrangler, Olivier Duhamel, Catherine Clément, Adler !
« Ils osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » ; un autre spécialiste de la propagande partait du principe que : « plus c’est gros, mieux ça passe ! »
- Mais non Madame, je ne parle pas de Rocco Siffredi !-
17:10 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Guaino, Fillon, Sarkozy, Siffredy, Saddam, Seguin, Iran
mardi, 25 septembre 2007
Vous avez dit le retour des faucons…
Les bruit de bottes actuels leur donne un air de véracité : Marchons, marchons, qu’un sang impur… Kouchner s’en défend, il n’est pas un va-t-en guerre, Sarkozy veut la paix, mais depuis quelque temps une clameur diffuse, un buzz émanant des proches du pouvoir et du pouvoir lui-même commencent à seriner à nos oreilles ce curieux message afin qu’il s’installe de façon subliminale dans la petite tête des citoyens : « Nous ne voulons pas la guerre, bien au contraire, la paix, nous voulons la paix, mais pour cela, bien sûr il faut se préparer au cas où l’ennemi serait là. On ne l’aurait pas voulu, bien sûr, mais il faut savoir lui répliquer, lui répliquer même de façon préventive. Car en fait il a, ou il va avoir bientôt, dès qu’on dira qu’il les a, ou qu’il est sur le point de les avoir, des ADM, armes de destruction massive. Vous vous rendez-compte une possible bombe atomique là-bas… - Oui mais pourtant on dit qu’Israël… - Ce n’est pas la question…De toute façon les Iraniens ne respectent pas les résolutions de l’ONU ! - Mais Israël… - Ce n’est pas la question… Bis repetita Ainsi, petit à petit, on nous rejoue le sublime morceau qui doit conduire à entre en guerre contre l’Iran, à bombarder le pays. Il faudra trouver un nouveau Colin Powel pour aller au conseil de sécurité et prouver, éprouvettes à l’appui, images à l’appui, conversations rapportées à l’appui, qu’il n’y a pas le choix, qu’au nom de la paix, il faut y aller. Mais cette fois, bon sang de bois, on ira, nous les Français ! Nous brandirons nos étendards sur les champs de bataille, et puis, il faut bien amortir le coût de nos avions Rafale. N’entendez vous pas : « Il faut se préparer au pire", a dit M. Kouchner, invité de l'émission radio-télévisée le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. Interrogé pour savoir ce que cela signifiait, il a répondu sans précaution diplomatique: "c'est la guerre". M. Kouchner a estimé "qu'il n'y a pas de plus grande crise" à l'heure actuelle que celle du programme nucléaire iranien, suspecté de servir de paravent à des activités militaires malgré les démentis de Téhéran. "Nous n'accepterons pas que cette bombe soit construite" car cela constituerait un "vrai danger pour l'ensemble du monde", a dit le ministre. Qu’est-ce à dire, sinon un casus belli : on y va les petits gars…Chacun son pont d’arcole : Le 27 août notre bon président Nicolas Sarkozy était clair, le problème était simple, choisir au fond entre Dresde et Hiroshima : "une alternative catastrophique: la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran". Bref quelque sous-fifre leur aura soufflé l’expression de Clausewitz (ça change de Jaurès et Blum) : « La guerre c’est la poursuite de la négociation par d’autres moyens » L’autre soir, chez Taddei, Sorman était heureux : il faut y aller! Enfin, « La politique de la France a changé, ». D’ailleurs, il n’y a aucun danger, on bombarde de là-haut. Un point c’est tout. Elémentaire mon cher. On ne risque rien. Détroit d’Ormuz, connais pas, installations pétrolières en feu, connais pas ! Et sur toutes les radios-télés aujourd’hui les spécialistes invités sont tous du même bord : pour la paix il faut foutre le feu à la région. C’est rien, c’est quelque chose de pas grave, du délirium, oui, mais le docteur a dit que c’est quelque chose de très mince. Certe quis illa tremens disait une latiniste à son amie ! Et notre ami Johnny Walker Bush se tient prêt, si nos amis américains ne réussissent pas à mettre en place une procédure d’impeachement, à faire un beau feu d’artifice avant de partir. - Mais ça entraîne le monde dans une gigantesque guerre pour des décennies et n ne sait pas où cela s’arrêtra ! - Mais c’est cela qu’il nous faut, mon bon Monsieur, pour faire tourner, comme au bon vieux temps du Vietnam et de l’Irak l’industrie d’arment à plein régime, les fimres Halliburton et Carlyle et les autres dont Bush et ses proches sont actionnaires et/ou dirigeants. Relisez la mise en garde d’Eisenhower à la nation dans son ultime message de janvier 1931 - Et nous, mon bon Monsieur ? - Nous, cette fois nous y serons, foi de coq gaulois, bonapartisme, césarisme, cela se termine toujours de la même façon !
19:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Iran, Irak, bombardements, Kouchner, Sarkozy, France
mardi, 18 septembre 2007
Le chant de gloire de l’invincible Bernard
Le chant de gloire de l’invincible Bernard
(sur l’air de Malbrough, puis de Madame la Marquise)
Kouchner s'en va-t-en guerre,
Mironton,mironton, mirontaine,
Kouchner s'en va-t-en guerre,
Ne sait quand reviendra.
Il ira en Irak
En Iran , au Liban, au Moyen-Orient
Et Porche-Orient.
La Trinité se passe,
Bernard ne revient pas.
Ockrent à sa tour monte,
Si haut qu'elle peut monter,
Elle aperçoit Aznar
Le copain, copain à Nanar
Et à Johnny Walker
Et à Johnny Walker
Aznar, ah ! mon bel Aznar,
Quelle nouvelle apportez ?
Tout s'éclaire, le ciel s'entrouvre, les anges déploient leurs petites ailes, on chante maintenant sur l'air de Tout va très bien Madame la Marquise
Allô, allô Az'Nanar !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?
Tout va très bien, Madame l’Ockrent,
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Un incident, une bêtise,
Le feu embrase l’Iran,
Le feu embrase l’Iran,
Mais, à part ça, Madame l’Ockrent
Tout va très bien, tout va très bien.
Allô, allô Bushnanar !
Quelles nouvelles ?
L’Iran en feu !
Expliquez-moi
Valet fidèle,
Comment cela s'est-il produit ,
Cela n'est rien, Madame l’Ockrent,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Ils ont "allumé le feu" comme le poête suisse
Et l'incendie
A détruit le Liban.
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien.
Allô, allô Filochardnanar !
Quelles nouvelles ?
Le Liban a donc brûlé ?
Expliquez-moi
Valet modèle,
Comment cela s'est-il passé ?
Cela n'est rien, Madame l’Ockrent,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Si le Liban a brûlé, Madame,
C'est qu'la Syrie était en flammes.
Mais, à part ça, Madame l’Ockrent
Tout va très bien, tout va très bien.
Allô, allô Nanar !
Quelles nouvelles ?
Le Liban est donc détruit !
Expliquez-moi
Car je chancelle
Comment cela s'est-il produit ?
Eh bien ! Voila, Madame l’Ockrent,
Bush et Nanar ont allumé la mèche
Le Proche -Orient s’est enflammé
Mettant le feu à tout l'Moyen-Orient
Qui consuma toute la région ;
Le vent soufflant sur l'incendie,
Le propagea sur la Syrie, la Jordanie, la Libye, l’Algérie
L’alouette et le bec, et la tête, Alouette,
Je te plumerai le bec
Et c'est ainsi qu'en un moment
On vit Nanar atteindre
Le faîte de la Gloire
Tout va très bien, Madame l’Ockrent tout va très bien !

17:25 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kouchner, Ockrent, Bush, Iran, Irak, Liban, Syrie
Kouchner: "Ah que la guerre est jolie!"
Je ne suis pas toujours d'accord avec Emmanuel Todd, mais cet homme est très intelligent. Il vient de publier, avec Youssef Courbage, un ouvrage très intéressant au Seuil dans lequel les deux chercheurs démographes nous livrent une analyse qui fait mieux ressortir l'inanité de l'appel aux armes de Kouchner - qui se montre bien pire que Tony-Blair-goes-in-Irak, OH yé!
Sauf à penser que Kouchner est désormais embeded with Johny Walker Bush, le pétrolier texan, actionnaire d'Halliburton et Carlyle, dont toute la politique n'a eu, n'a et n'aura qu'un double objectif: vendre des armes et mettre la main sur les ressources pétrolières.
Ainsi s'explique très bien pourquoi le budget militaire des Etats-Unis représente 50% de l'ensemble des budgets mondiaux, et pourquoi, pour justifier un tel budget, les Etats-Unis doivent absolument être en guerre quelque part, avoir un ennemi, dénoncer une menace.
Ce fut le cas avec le Vietnam; on liquida Kennedy qui envisageait de se désengager, puis bonnes gens, un feu d'artifice. L'industrie d'armement tourna à plein régime.
Certes il y eu 58 000 G.I's qui y laissèrent leur peau et bien plus d'un million de Vietnamiens, mais l'industrie de guerre tournait àà plein régime.Relisez le dernier discours qu'Eisenhower adresse à ses concitoyens, en janvier 1961, quand il quitte le pouvoir.Microsoft Word - Eisenhower 17.01.61.pdf
Vous pouvez lire dans Marianne une interview fort intéressant d'Emmanuel Todd dont je vous livre deux passages:
Que penser de la déclaration musclée de Bernard Kouchner sur l'Iran?
Emmnuel Todd : Son intervention ravive une interrogation personnelle qui date de la guerre d'Irak, où il s'était déjà prononcé en faveur de l'intervention américaine : quelle peut être la psychologie d'un médecin qui manifeste une préférence stable pour la guerre ? Nous passons trop vite de Médecins du monde à « Militaires sans frontières ». Plus sérieusement Bernard Kouchner n'a fait qu'exprimer maladroitement la ligne Sarkozy, qui de fait est la ligne de Washington. Avant la présidentielle, j'avais suggéré que les Américains attendaient l'élection de Nicolas Sarkozy pour s'attaquer à l'Iran.[…]
L'Iran inquiète davantage certains observateurs que l'Irak avant l'intervention américaine.
La question de l'Iran se présente sous la forme d'un flot d'images et de faits difficiles à interpréter vu de France. Il y a les propos absurdes du président Ahmadinejad, les images de femmes couvertes de noir, et l'islamophobie ambiante. Tout cela masque la réalité profonde de l'Iran : une société en développement culturel rapide, dans laquelle les femmes sont plus nombreuses que les hommes à l'université, un pays dans lequel la révolution démographique a ramené le nombre d'enfants par femme à deux, comme en France ou aux Etats-unis. L'Iran est en train de donner naissance à une démocratie pluraliste. C'est un pays où, certes, tout le monde ne peut pas se présenter aux élections, mais où l'on vote régulièrement et où les basculements d'opinion et de majorité sont fréquents. Comme la France, l'Angleterre ou les Etats-unis, l'Iran a vécu une révolution qui se stabilise et où un tempérament démocratique s'épanouit.Voir dans Marianne : http://www.marianne2.fr/Emmanuel-Todd-Kouchner-est-passe-...
12:10 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kouchner, Todd, vatenguerre, Iran, guerre, Marianne, Sarkozy
lundi, 17 septembre 2007
Les fous de guerre
"Pour un liard, je baiserais le cul à la petite Hus" dit Le neveu de Rameau dans le texte de Diderot.
Il semble qu’aujourd’hui ce soit George Bush qui soit l’objet des attentions françaises.
L’affaire était à craindre, je l’avais signalée dans mon journal de campagne quand j’écrivais que le plus grand mérite de Chirac, auquel il y a par ailleurs, tant de reproches très très lourds à adresser, était de ne pas nous avoir entraînés en Irak.
"Nous autre grands médecins allons changer tout cela" nous disent désormais nos modernes Diafoirus et Purgon.
La médecine risque d’être sévère : purger, saigner, clystériser, le malade dût-il en crever.
Clysterium donare, postea seignare, ensuitta purgare… maladus dust-il crevare !
Ce qui se passe aujourd’hui ressemble étrangement à ce qui s’est passé en Angleterre lorsque Blair a entraîné son pays dans la guerre contre la volonté de 70% des citoyens britanniques et aujourd’hui, David Manning, ambassadeur à Washington jusqu'en octobre, dément que M. Blair se soit engagé à participer à la guerre lors d'un entretien avec M. Bush dans son ranch de Crawford en avril 2002, onze mois avant l'invasion de l'Irak. Blair fait donc dire qu’il aurait été contre la guerre ! Inconscience et/ou nullité.
Qui donc est responsable quand le premier ministre anglais engage son pays dans la guerre !
De qui vous moquez-vous, Monsieur Blair ?
Dites cela à un cheval de bois, il vous donnera une ruade !
Vous connaissez la facture : 600 000 irakiens tués, 2 000 000 d’émigrés, 1 000 000 d’émigrés « de l’intérieur » (déplacés), 3700 soldats américains tués…
et vous seriez, comme l’autre, responsable mais pas coupable !
Et vous prétendez engager une mission de paix au proche Orient ?
J’écrivais qu’avec Chirac nous n’étions pas allés en Irak alors qu’avec Sarkozy, certainement si.
Il donne des assurances à Bush qui est désormais totalement discrédité, y compris dans son propre pays et dans son parti même.
Lorsque des Français ont été pris en otage en Afghanistan, le gouvernement précédent avait pris l’engagement d’un retrait progressif du pays. Sarkozy, au contraire, installe désormais les avions français sur le sol afghan alors qu’ils étaient stationnés à l’extérieur.
Les parents des prochains otages ont du souci à se faire.
L’intervention en Irak n’avait de sens que pour renverser les Talibans et reconstruire le pays. La première partie du contrat a été remplie, la seconde non, notamment à cause des bombardements aveugles des populations civiles et l’absence de plan et de volonté d’aider à la reprise économique du pays.
Maintenant Morin, ministre de la défense nationale dont les carences concernant la gestion du dossier sont patentes, affirme qu’il faut réintégrer l’OTAN, bref se remettre sous contrôle américain.
Au secours, de Gaulle, ils sont devenus fous…
Sans compter qu’à ce titre l’indépendance de notre industrie d’armement, et à plus forte raison d’une industrie européenne n’existe plus.
Encore un petit effort, vous n’aurez bientôt plus qu’à vous faire naturaliser Polonais et vous faire bénir par les jumeaux diaboliques.last but not least, notre Kouchner national en appelle quasiment à bombarder les installations iraniennes, comme hier les Israéliens ont bombardé la centrale irakienne que nous (Chirac) avions vendue à Saddam !
Tous les analystes sérieux considèrent que la situation iranienne est en évolution, que le président actuel n’est qu’un fantoche hautement discuté dans son propre pays et que, si l’on laisse les choses évoluer naturellement (y compris en faisant des pressions et en organisant un « containment » du pays), celui-ci évoluera vers une situation plus normale et démocratique.
L’agitation d’Ahmadinejad est d’autant plus apparente qu’elle cache une faiblesse réelle et tous les observateurs sérieux considèrent que les attaques frontales ne font que le renforcer et sont exactement à l’opposé de toute politique intelligente. Védrine, vous le savez, dites-le, faites preuve de courage, vous savez dire la vérité.
Les choix actuels, les déclarations des vat-en-guerre : Sarkozy-Kouchner-Fillon sont irresponsables ; mais il est vrai que Jeanne-Ségolène-d’Arc-Royal avait tenu des propos aussi irresponsables. C’est aussi fou et grave que la politique de Bush.
Messieurs les matamores, ça suffit !
Un conseil pour ceux que cela intéresse, visitez le très intéressant site de Gaëlle Mann : http://gaelle.hautetfort.com
Ou un texte très intéressant de deux universitaires américains, professeurs à Harvard, évoqué par Katrin Bennhold lors de la dernière émission de l’esprit public : John J. Mearsheimer, Stephen M. Walt , Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine. Pourquoi les États-Unis fournissent-ils un soutien matériel et diplomatique aussi considérable et aussi constant à Israël ? Ce livre précis et extrêmement bien documenté, démontre que ce soutien ne peut s’expliquer par des intérêts stratégiques communs ni par des impératifs moraux, mais par l’influence politique d’un puissant lobby pro-israélien, qui finit par nuire à la politique américaine et, sur le long terme, à israël. -Présentation de l'éditeur-
J’ai lu une traduction (pas très bonne) d’un article des deux auteurs, je vous y renvoie, chacun d’entre vous se fera sa propre opinion : analyse intéressante ou antisionisme ; antisémitisme diront d’autres, mais attention à la cohérence du propos pour un texte qui pose le problème de l’ensemble du Proche-Orient. Voici l’adresse du site, faites preuve d’un véritable esprit critique :
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=4471&type=analyse&lesujet=Sionisme .
Extraits d’articles que vous pouvez trouver dans Le Monde
Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a estimé, dimanche 16 septembre, que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran, tout en appelant à "négocier jusqu'au bout". Invité de l'émission radiotélévisée le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, M. Kouchner a souligné, sur un ton particulièrement dur, qu'"il n'y a pas de plus grande crise", à l'heure actuelle, que celle du programme nucléaire iranien, suspecté de servir de paravent à des activités militaires, malgré les démentis de Téhéran.[…]
François Fillon a estimé, lundi 17 septembre, que la "tension est extrême" avec Téhéran, en raison de la crise nucléaire, tout en affirmant que la diplomatie a encore sa place."Une confrontation avec l'Iran serait la dernière extrémité que n'importe quel responsable politique doit souhaiter", a déclaré le premier ministre. […]
Aux Etats-Unis, le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, s'est félicité : "La France a les mêmes objectifs que nous : que ce régime iranien ne puisse pas se doter d'une arme nucléaire." Il a néanmoins rappelé que l'option diplomatique était toujours privilégiée. En Allemagne, le porte-parole du ministère des affaires étrangères a estimé qu'"il serait faux de parler de menaces de guerre : au contraire, nous prenons cela comme la preuve que nos amis français prennent la situation au sérieux et qu'ils s'efforcent activement avec nous de parer à un tel développement".

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