mercredi, 02 avril 2008
"J'ai trouvé le pays au bord du gouffre, je lui ai fait faire un grand pas en avant !"
"J'ai trouvé le pays au bord du gouffre, je lui ai fait faire un grand pas en avant !"
Voici ce qu'il faut bien reconnaître, songez-y !
Pouvoir d'achat : bernique, les promesses n'engagent que ceux qui sont assez naïfs pou les croire. Merci les crédules !
RSA: revenu de solidarité active : l'exemple de la réforme juste, équitable et intelligente. Elle permettrait de remettre les chômeurs au travail sans perte de revenu, mais en ayant un revenu plus important que celui des allocations chômage. Coût immédiat 3 milliards, mais coût social entièrement positif; en outre, ces nouveaux (re)travailleurs seront/auraient été des cotisants, cotisations à déduire des 3 milliards.
Intelligence de nos gouvernants : c'est la mesure qui est différée, en attendant d'être enterrée !
Socrate disait : "On a le droit d'être XXX, mais il y a des limites!"
"Nous autres, mon bon Monsieur, n'avons plus de limites, d'ailleurs on peut pas donner à tout le monde, aux riches et aux pauvres. La pauvres n'ont qu'à être riches. Ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche..."
Bonne nouvelle : vous ne serez bientôt plus ennuyés parles abeilles, plus d'abeilles. Encore un petit effort : Monsanto, OUI, abeilles NON...et les poissons des rivières qui connaissent des aberrations sexuelles...Fantastique, Non ! Follement drôle. Il faut bien que nos sénateurs puissent en croquer, de quoi ? Des nougats du lobby agro-alimentaire. Ne dites pas "Tous pourris, tous achetés, tous vendus...d'abord, il faudrait savoir, acheté/vendu, c'est pas pareil.
D'ailleurs, le FNSEA vous le dit : "Nous avons pour mission de nourrir le monde" Entendons de couler les agricultures des pays pauvres, affamer le Tiers-Monde, ils viendront nous manger dans la main. Ils peuvent plus élever des poulets, trop cher, on leur envoie des ailes de poulets congelés de merde, c'est bon ça ! Pour planter, ils devront acheter des semences Monsanto, hybrides, donc en racheter tous les ans. mais ils ne peuvent pas payer...Tu paies pas, tu manges pas.
D'ailleurs les céréaliers s'appuient sur la nécessité de faire, des "cultures expérimentales pour permettre la recherche", très bel argument, c'est celui des Japonais : ils massacrent les baleines pour la recherche...
Et l'envoi de nos troupes en Afghanistan ! Certes, le candidat s'était engagé à faire le contraire...vous l'avez cru, vous l'avez élu, vous l'avez dans ...n'est-ce pas le fondement (c'est le cas de dire) de la nouvelle politique ?
Nos amis de l'arche de Piniouf viennent de sortir. "La France ne paiera pas pour eux, juré..." Dites ça à un cheval de bois, il vous donne une ruade.
Mais, au fond, il suffirait d'expédier l'addition de notre très belle opération militaire qui l'a maintenu au pouvoir ce démocrate d'Idriss Débi.
J'oubliais la très remarquable Christine Boutin dont je ne dirai rein (aujourd'hui)...
{Prologue:}
Un jour le Diable vint sur terre, un jour le Diable vint sur terre
pour surveiller ses intérêts, il a tout vu le Diable, il a tout entendu
et après avoir tout vu, après avoir tout entendu, il est retourné chez
lui, là-bas.
Et là-bas on avait fait un grand banquet, à la fin du banquet, il s'est
levé le Diable, il a prononcé un discours et en substance il a dit ceci,
il a dit:
Il y a toujours un peu partout
Des feux illuminant la terre ça va
Les hommes s'amusent comme des fous
Aux dangereux jeux de la guerre ça va
Les trains déraillent avec fracas
Parce que des gars pleins d'idéal
Mettent des bombes sur les voies
Ça fait des morts originales
Ça fait des morts sans confession
Des confessions sans rémission ça va
Rien ne se vend mais tout s'achète
L'honneur et même la sainteté ça va
Les États se muent en cachette
En anonymes sociétés ça va
Les grands s'arrachent les dollars
Venus du pays des enfants
L'Europe répète l'Avare
Dans un décor de mil neuf cent
Ça fait des morts d'inanition
Et l'inanition des nations ça va
Les hommes ils en ont tant vu
Que leurs yeux sont devenus gris ça va
Et l'on ne chante même plus
Dans toutes les rues de Paris ça va
On traite les braves de fous
Et les poètes de nigauds
Mais dans les journaux de partout
Tous les salauds ont leur photo
Ça fait mal aux honnêtes gens
Et rire les malhonnêtes gens.
Ça va ça va ça va ça va
10:16 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir, sarkozy, faillite, fnsea, monsanto, brel, boutin
jeudi, 20 décembre 2007
Les écuries d’Augias d’un état de Castes, pas une démocratie
J’ai regardé, l’autre soir sur France 3 à l’émission de Taddéi, sans surprise, mais sans aucune satisfaction quatre philosophes du moment se pencher sur la situation politique du pays. Deux d’entre eux étaient encore porteurs d’un discours de la vulgate marxiste, pour l’un, post-marxiste pour l’autre. Je ne veux pas dire ici qu’il n’y a/aurait pas une actualité de l’analyse marxiste,ou marxienne, mais il faudrait entreprendre de lui donner vie avec une toute autre force et pertinence que ce qui nous était livré ce soir-là. L’autre discours m’a semblé de peu de consistance car si l’on met bout à bout l’ensemble des propos, on est dans la pensée ( ?) molle.
Je ne peux pas dire que Finkelkraut m’a déçu car voici longtemps que je n’attends rien de lui. Comme Max Gallo, il réitère continuellement le même discours, sur tout. Son horloge s’est arrêtée voici bien longtemps. Finalement son propos est un néo-décadentisme, comparable à celui du XIXe siècle, celui de Gobineau ou du personnage de des Esseintes chez Huysmans. Le problème étant que ce type de discours finit toujours par véhiculer, sinon une haine, du moins un mépris de la démocratie.Il y a, certes, sans aucun doute, un très net recul de la culture/pensée/création française ; il suffit de comparer l’absence de consistance des productions de nos intellectuels et artistes patentés, vivant des subsides de l’Etat et/ou bénéficiant de prébendes considérables, à la vitalité de l’après guerre. Mais Camus ne bénéficiait pas d’une sinécure, les peintres de l’abstraction lyrique et de l’école de Paris ne vivaient pas de commandes du 1% culturel ni de quelque autre FRIC-FRAC-FROC culturel.
- Mais notre ami Finkelkraut est un spécialiste, le spécialiste !
- De quoi ?
- De tout ! Un spécialiste de l’ensemble global, un généralisto-spécialiste, en quelque sorte, comme Attali. Il peut même faire la critique d’ Underground, sans l’avoir vu ! Comme s’il était utile d’avoir vu un film, lu un livre, pour en faire la critique.
En revanche il est bien décevant de lire, par exemple, ses chroniques reprises dans L’imparfait du présent. Essayez de trouver dans ce livre quatre pages d’une consistance suffisante pour proposer à des étudiants d’en faire l’analyse ; quant à ses propos sur l’école, mise a part la critique des IUFM qui ont parfois relevé du pire, il ignore pour le reste tout ce qui se fait dans les lycées et collèges, et, pour ceux qui font un travail difficile, souvent remarquable, le propos est insultant : quand on ne sait pas, on ne parle pas !
Il tient là le même discours que le patronat français, qui porte un tel poids dans la crise. Ainsi, par exemple, les patrons français ont constamment refusé d’employer, lorsque la crise était la plus rude, des jeunes sortant par exemple avec un BTS ou DUT, parce qu'ils étaient, prétendaient-ils, "mal formés". Ceux d’entre eux qui se sont expatriés ont été très bien accueillis, ailleurs, au Canada, on ne les a pas trouvés mal formés du tout, bien au contraire. Ils y réussissent et, croyez moi, ils ne sont pas près de rentrer dans un monde de castes qui traite si mal ses jeunes.
Et puis il y avait Marcel Gauchet, désormais très médiatisé, c’est un juste retour des choses, mais il est très certainement conscient qu’il doit se méfier de ce monde de réducteurs de têtes.
Car le monde médiatique ne laisse guère à la pensée de se déployer, comme le soulignait/dénonçait Bourdieu.
Ce qui me choque les plus c’est que si tous dénoncent des distorsions et maladresses, aucun ne semble se rendre compte, ou prendre en compte, le fait que, depuis trente ans , la France fonctionne de moins en moins comme une démocratie véritable.
Le vote, le suffrage, même universel, ne suffit pas à faire la démocratie. D’une part l’annonce programmatique et la politique effectivement suivie par un/le président peuvent ne pas être identiques (voir la question des droits de l’homme) ; d’autre part les citoyens n’avaient pas vraiment compris combien le paquet fiscal effectivement annoncé est, pour une part, un cadeau de classe, pour l’autre une connerie, une politique de flambeur de casino : claquer de l’argent qu’on n’a pas pour faire croire qu’on est riche et qu’on va relancer la croissance d’un claquement de doigts. Bien au contraire, la défiscalisation des intérêts d’emprunts va être rattrapée et dépassée par l’augmentation des taux bancaires et du prix de la construction qui profitera, comme à chaque fois aux promoteurs-constructeurs qui ne laissent pas passer un effet d’aubaine.
Cela ressemble à du Gainsbourg allumant sa cigarette avec un billet de 500 francs.
Une politique de caste : la partie cachée de l’iceberg

21:25 Publié dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chirac, Jupé, Chevènement, Sarko, Sarkozy, Philippon, Boutin


