« Les responsables irresponsables. | Page d'accueil | Bonsoir Biloute »

mercredi, 23 avril 2008

La Bruyère VS Sarkozy

« Le peuple n'a guère d'esprit et les grands n’ont point d’âme. Faut-il opter? Je ne balance pas, je veux être peuple », écrivait le premier, en 1696, dans Les Caractères.1575575801.jpg

Le second préfère lui, non les « Grands », mais les puissants, les riches, les rois du fric et de l’apparence, de l’épate et de l’esbroufe. Les rois du CAC 40 ; il ne déteste pas non plus les amis de son prédécesseur qui leur avait recommandé : « Take the money and run » et ils ne s’en sont pas privés.

Fillon, lui, attend une feuille de route, car le chemin suivi depuis un an par le Grand Timonier n’est pas évident : une ligne forte, faire tout pour les riches et ponctionner au maximum sur tout le reste – médicaments, lunettes, allocations (mais pas question de les soumettre à un niveau de revenus), la carte famille nombreuse – bref, taxer les pauvres au maximum et aider les riches. Suppression des droits de succession, abaissement des tranches d’impôts les plus élevées, remboursement d’impôts. Tout ceci fait une politique claire.

Pour le reste, notre président Bienaimé Sarko Ier reprend la politique initiée par Jospin, réutilisée pas Tartarin,487245047.jpg celle du chien crevé au fil de l’eau : j’avance une idée, et puis si ça fait trop de vagues, je la retire (sauf quand il s’agit d’aider les paroissiens de Neuilly).1816543586.jpg

Alors, forcément on comprend que Fillon s’inquiète un peu de la rationalité de la démarche : si tu avances et recules, comment veux-tu que je m’y prenne.
Pas le droit de dire l’Etat en faillite, pas question de plan de rigueur…
Quant à la question des sans papiers c’est du délire : l’obsession du président - mais il l’avait annoncé pendant la campagne, et vous l’avez élu mes cocos - c’est de foutre les travailleurs étrangers, qui font tourner la boutique dans l’alimentaire, la restauration, le bâtiment, à la porte. Alors là, chapeau. Ce n’est plus le sketch de Fernand Reynaud, c’est la réalité.
On arrête les étrangers le matin à 6 heures dans les gares, au moment où ils viennent prendre le travail expliquait ce matin M. Peugeot président de la Cimade.

Et pendant ce temps-là…

Les réserves alimentaires de la Croix Rouge sont vides, les gens n’ont plus à bouffer…855848736.jpg
Ils n’ont qu’à aller au Fouquets ou s’inviter sur le yacht de Bolloré.1145989138.jpg

Non vraiment, un an ça suffit.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://jeanlouisbenoit.hautetfort.com/trackback/1588370

Ecrire un commentaire