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jeudi, 27 septembre 2007
Le martyre de Denis Gautier Sauvagnac.
Denis Gautier Sauvagnac
En voilà t'y pas un homme qui a bien de la misère, pensez donc, des journaux sans âme, sans cœur, extrémistes comme Le Figaro ne viennent-ils pas salir la belle âme de Denis Gautier Sauvagnac, président UNION DES INDUSTRIES ET MÉTIERS DE LA MÉTALLURGIE (UIMM) et, si mon souvenir est exact, précédemment, à moins qu’il ne le soit encore, trésorier du MEDEF.
Et voilà-t’y pas que, à en croire Associated Press que : « le parquet de Paris a ouvert mercredi une enquête préliminaire à la suite de la transmission lundi par la cellule antiblanchiment du ministère de l'Economie d'un rapport d'enquête sur des retraits de fonds suspects à hauteur de 5,6 millions d'euros par Denis Gautier-Sauvagnac ».
Cette enquête préliminaire, confiée à la Brigade financière, doit déterminer si les faits […] sont constitutifs ou non d'un abus de confiance, a-t-on ajouté de même source.[…] Selon les enquêteurs de Bercy, Denis Gautier-Sauvagnac aurait retiré 5,6 millions d'euros en liquide des caisses de l'Union des industries et métiers de la métallurgie entre 2000 et 2007.
Tout commence il y a quelques années, dans une agence parisienne de la BNP. Un responsable de la banque constate que Denis Gautier-Sauvagnac a pris l’habitude d’effectuer d’importants retraits en liquide. Le responsable patronal se charge lui-même des opérations ou, parfois, délègue sur place une assistante ou un proche collaborateur qu’il a dûment missionnés. Le cadre de la BNP se montre d’autant plus intrigué que les retraits atteignent parfois 150 000 voire 200 000 euros.
La banque décide alors d’interroger Denis Gautier-Sauvagnac sur les raisons de ces débits du compte de l’UIMM.
Mais c’était pour la bonne cause : ces fonds étaient consacrés aux œuvres sociales de la métallurgie et plus particulièrement aux retraités ou malades du secteur.
C’est honteux!
DGS l’a dit aujourd’hui : Tout ça, c’était pour les œuvres!
Et vous croyez intelligent de suspecter la bonne foi de quelqu’un qui retire de l’argent pour les œuvres, et de plus en liquide! car la vraie, la grande charité est anonyme.
Tout ceci est d’autant plus injuste que cet homme de cœur a déjà eu à souffrir, bien injustement, lors de l’affaire de l’ULN en Normandie dans les années 80.
L’union Laitière Normande, la plus grosse coopérative du genre a connu de grosses difficultés qui conduisirent à un procès. Si j’en crois Wikipedia les directeurs successifs furent : André Van Ruymbeke, directeur général dans les années 1970, dont on dit quelques mots, sans doute très injustement malveillants sur le site http://www.monde-magouilles.com/
Denis Gautier-Sauvagnac, directeur général entre 1981 et 1985
Christian Prieur, directeur général dans les années 1980
Alain Juillet, directeur général adjoint en charge du développement international (1988-1992), puis directeur général (1992). Père du camembert Cœur de lion (1990), qui deviendra n° 1 du marché, il est surtout le responsable, par un plan de développement basé sur le rachat d'entreprises espagnoles, de la chute de l'ULN en 1992. Directeur général, il gère alors la vente des coopératives et des marques, et quitte l'entreprise comme dirigeant de la filiale de l'ULN Générale Ultra Frais (Mamie Nova), racheté par le Groupe Andros...
Dans les années 80, il se disait, notamment dans la presse locale, si mes souvenirs sont exacts, que la société aurait recruté, par complaisance, des collaborateurs-cadres parisiens, énarques ou proches de milieux d’affaires qu’elle engageait à prix d’or et renvoyait à prix d’or quelques mois plus tard en leur versant des indemnités de licenciement/départ considérables non sans leur avoir dans le même temps permis d’acheter pour quelques % des terrains constructibles qu’ils conservaient évidemment et pouvaient ensuite utiliser comme bon leur semblait.
Il est clair que de telles allégations ne pouvaient être que sans fondement.
Qui pourrait croire un seul instant que des personnes du CNPF à l’époque, ou proches de cette instance, pussent se livrer à de telles pratiques ?
D’ailleurs un procès eut lieu, à Coutances, je crois, dans les années 90 qui se termina par un non-lieu ou une décision comparable. On se demande même pourquoi le parquet fit appel, notre belle justice ne pouvait évidemment se tromper. Si elle a jugé que tous étaient innocents comme l’agneau qui vient de naître, qui pourrait en douter ?
Je n’ai pas entendu parler de la suite. Ce qui ne veut pas dire qu’un second procès n’eut pas lieu prononçant des peines aux uns ou aux autres des responsables précédemment envoyés en procès, mais je n’en ai pas eu connaissance !
Ne chipotons pas, tout ceci n’est que malveillance et compagnie, un complot de ceux qui prétendent qu’en 1968-69, les patrons après avoir demandé et obtenu des aides importantes de l’Etat pour procéder à des investissements après les accords de Grenelle, placèrent l’argent à l’étranger pour jouer la dévaluation du Franc pour gagner 13% en un an au lieu d’investir cet argent pour rénover l’outil de production, ce qui leur aurait permis de gagner 3-4% par an et de fortifier l’industrie française.
Tout ceci n’est évidemment que calomnie et compagnie !
02:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Denis Gautier Sauvagnac, Medef, CNPF, ULN, Figaro, Associated Press



Commentaires
Je me rappelle ce futur où je pleurs, de te perdre, parce qu'il faut partir un jour... Perdre la vie, je m'en fous... Mais te perdre toi, je peux pas...
Suite ici: http://andy-verol.blogg.org
Ecrit par : Andy Vérol | jeudi, 27 septembre 2007
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