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mardi, 25 septembre 2007

Vous avez dit le retour des faucons…

Les bruit de bottes actuels leur donne un air de véracité : Marchons, marchons, qu’un sang impur…
Kouchner s’en défend, il n’est pas un va-t-en guerre, Sarkozy veut la paix, mais depuis quelque temps une clameur diffuse, un buzz émanant des proches du pouvoir et du pouvoir lui-même commencent à seriner à nos oreilles ce curieux message afin qu’il s’installe de façon subliminale dans la petite tête des citoyens : « Nous ne voulons pas la guerre, bien au contraire, la paix, nous voulons la paix, mais pour cela, bien sûr il faut se préparer au cas où l’ennemi serait là. On ne l’aurait pas voulu, bien sûr, mais il faut savoir lui répliquer, lui répliquer même de façon préventive. Car en fait il a, ou il va avoir bientôt, dès qu’on dira qu’il les a, ou qu’il est sur le point de les avoir, des ADM, armes de destruction massive.
Vous vous rendez-compte une possible bombe atomique là-bas…

- Oui mais pourtant on dit qu’Israël…
- Ce n’est pas la question…De toute façon les Iraniens ne respectent pas les résolutions de l’ONU !
- Mais Israël…
- Ce n’est pas la question…


Bis repetita

Ainsi, petit à petit, on nous rejoue le sublime morceau qui doit conduire à entre en guerre contre l’Iran, à bombarder le pays. Il faudra trouver un nouveau Colin Powel pour aller au conseil de sécurité et prouver, éprouvettes à l’appui, images à l’appui, conversations rapportées à l’appui, qu’il n’y a pas le choix, qu’au nom de la paix, il faut y aller.

Mais cette fois, bon sang de bois, on ira, nous les Français ! Nous brandirons nos étendards sur les champs de bataille, et puis, il faut bien amortir le coût de nos avions Rafale.

N’entendez vous pas :
« Il faut se préparer au pire", a dit M. Kouchner, invité de l'émission radio-télévisée le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. Interrogé pour savoir ce que cela signifiait, il a répondu sans précaution diplomatique: "c'est la guerre".
M. Kouchner a estimé "qu'il n'y a pas de plus grande crise" à l'heure actuelle que celle du programme nucléaire iranien, suspecté de servir de paravent à des activités militaires malgré les démentis de Téhéran.
"Nous n'accepterons pas que cette bombe soit construite" car cela constituerait un "vrai danger pour l'ensemble du monde", a dit le ministre.
Qu’est-ce à dire, sinon un casus belli : on y va les petits gars…Chacun son pont d’arcole :
Le 27 août notre bon président Nicolas Sarkozy était clair, le problème était simple, choisir au fond entre Dresde et Hiroshima : "une alternative catastrophique: la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".

Bref quelque sous-fifre leur aura soufflé l’expression de Clausewitz (ça change de Jaurès et Blum) : « La guerre c’est la poursuite de la négociation par d’autres moyens »
L’autre soir, chez Taddei, Sorman était heureux : il faut y aller! Enfin, « La politique de la France a changé, ». D’ailleurs, il n’y a aucun danger, on bombarde de là-haut. Un point c’est tout. Elémentaire mon cher. On ne risque rien. Détroit d’Ormuz, connais pas, installations pétrolières en feu, connais pas !
Et sur toutes les radios-télés aujourd’hui les spécialistes invités sont tous du même bord : pour la paix il faut foutre le feu à la région.
C’est rien, c’est quelque chose de pas grave, du délirium, oui, mais le docteur a dit que c’est quelque chose de très mince. Certe quis illa tremens disait une latiniste à son amie !
Et notre ami Johnny Walker Bush se tient prêt, si nos amis américains ne réussissent pas à mettre en place une procédure d’impeachement, à faire un beau feu d’artifice avant de partir.
- Mais ça entraîne le monde dans une gigantesque guerre pour des décennies et n ne sait pas où cela s’arrêtra !
- Mais c’est cela qu’il nous faut, mon bon Monsieur, pour faire tourner, comme au bon vieux temps du Vietnam et de l’Irak l’industrie d’arment à plein régime, les fimres Halliburton et Carlyle et les autres dont Bush et ses proches sont actionnaires et/ou dirigeants. Relisez la mise en garde d’Eisenhower à la nation dans son ultime message de janvier 1931
- Et nous, mon bon Monsieur ?
- Nous, cette fois nous y serons, foi de coq gaulois, bonapartisme, césarisme, cela se termine toujours de la même façon !

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